D'Alès à Rochefort en Terre


Mercredi 18 Juillet

D'Alès - Pérols sur Vézère

354 km


(N° 27169)
Le Bourg
19170 PEROLS SUR VEZERE
Latitude : (Nord) 45.586627° Longitude : (Est) 1.984448°
Tarif : 2017
Stationnement gratuit
Tél : +33(0)555 955 733
perols-sur-vezere@mairie19.fr
Services : 5 € 
Jetons à la mairie ou à l'office de tourisme de Bugeat


Jeudi 19 Juillet

Pérols sur Vézère - Cholet

232 km


(N° 3090)

12 avenue de Nantes

49280 LA SEGUINIERE

( 5 km  de Cholet)

Latitude : (Nord) 47.06005°  

Longitude : (Ouest) -0.93668°

Tarif : 2018

Stationnement, services : 8,40 à 10,80 € 

Stationnement 5h + services : 5 €

Taxe séjour/C-C : 1 €

Automate de paiement 

Type de borne : Autre

Services : 

Le Wifi comme sur toutes aires CCP il ne faut pas en espérer grand chose mais ça fait bien de le dire

 

Autres informations : 

 

Ouvert toute l'année

20 emplacements

20 prise électriques 6 A

Tél : +33(0)183 646 921

contact@campingcarpark.com

https://campingcarpark.com/shop/pays-de-la-loire/49-maine-et-loire/seguiniere-aire-seguiniere/



Cholet - Redon


REDON, Ville-port historique

(N° 889)

Quai Surcouf 

35600 REDON

Latitude : (Nord) 47.64511°  - Longitude : (Ouest) -2.08989° 

Tarif : Gratuit 

Type de borne : Artisanale

Services : 

Tous commerces 

Autres informations : 

L'aire est sur un petit parking 

Très proche du centre ville

possibilité de se garer de l'autre côté du port à côté du cinéma


Petite ville, Grand Renom !

 

Telle est  la devise de Redon. La victoire historique de Nominoé y est pour quelque chose, et ensuite le prestige de l’Abbaye et de la vie portuaire ont apporté « de l’eau au moulin » à la réputation de la Ville. Sans parler du noeud ferroviaire de notre gare TGV et du carrefour des voies navigables de l’ouest !

 

En Breton, la devise se dit Ker Vihan, Brud Vraz !  Vihan  et vraz (écrits parfois Bihan  et Braz) signifient petit et grand. 

Il y a deux langues traditionnelles en Bretagne : le breton qui est une langue celte, et le gallo qui est une langue romane. Le Pays de Redon est en Haute-Bretagne, en Pays Gallo (ce qui n’empêche pas de parler breton si on veut !) Le chant traditionnel ici est en français : tous les francophones peuvent répondre, en fest-noz ou en balade chantée.

Balade dans la ville

L'Abbaye

Ce beau site de rivières et de collines, exposées vers le sud, fut choisi au Moyen-Age pour implanter une abbaye. La ville et son port se développèrent ensuite autour, comme on l’apprend dans les visites guidées et sur le circuit historique de Redon.

L’abbaye bénédictine devint rapidement puissante et riche, percevant des impôts substantiels. Son cartulaire, registre d’actes juridiques, recèle une mine d’informations précieuses pour les historiens du Moyen-Age. Des liens étroits se tissèrent avec l’abbaye de Landévennec, autre grande référence en Bretagne. Et de siècle en siècle ses bâtiments se sont transformés : nef romane, clocher et abside gothique, cloitre Richelieu du 17ème siècle…

La tour romane, avec ses petites voûtes et colonnes de grès rouge et de granite, est un bijou exceptionnel. Quant au souterrain, accessible l’été en visite guidée, il débouche au pied des remparts, quai St Jacques. Redon se trouve sur un des chemins de St Jacques de Compostelle.

Nominoé et Conwoïon, une sacré histoire

Redon est née en l’an 832, lorsque le moine Conwoïon  fonda une abbaye là où se rejoignent l’Oust et la Vilaine.

Nominoé, sorte le préfet de Bretagne à l’époque, soutenait ce projet stratégique.  Il se situait sur un site de frontières naturelles, à une époque où la Bretagne prenait ses distances avec le royaume de Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne…

Un peu plus tard, en 845,  la « Bataille de Ballon » éclata dans les marais de Bains-sur-Oust, près du Ruisseau de la Bataille, et les troupes de Nominoé vainquirent celles de Charles le Chauve. 

On a dit que cette bataille marquait l’indépendance de la Bretagne, d’où l’appellation Redon, berceau de la Bretagne. 

Le quartier du port

Outre son ancienne abbaye, Redon « ville-confluence » a développé tout un quartier du port qui forme un île dans la ville. 

D’abord il y eut les quais de la Vilaine. A vol de martin-pêcheur, par la Vilaine, l’Océan est à 42 km de Redon. Pendant des siècles les bateaux marins ont remonté la Vilaine avec le courant de marée montante ! On accoste au pied des maisons d’armateurs, tout près des greniers à sel, de la tour Richelieu, du château du Mail.

 

Puis il y eut le canal de Nantes à Brest et le creusement du bassin à flot au 19ème siècle. 

Aujourd’hui comme hier, le bassin à flot est accessible aux bateaux fluviaux comme aux voiliers marins !  

A la pointe Sud du quartier, La croix-signal salue bateaux, promeneurs et oiseaux de passage face à l’immensité des marais.

Musée de la batellerie et patrimoine industriel

La Ville de Redon et les Amis du Musée ont créé dans le quartier du port le Musée de la Batellerie de l’Ouest. Il rassemble une collection d’objets, maquettes, photos anciennes, témoignages de mariniers… Le musée a acquis deux péniches (dites automoteur), le Pacifique et le Condorcet, restaurées  grâce à un chantier d’insertion.

Les voies navigables et le port ont attiré de longue date ateliers et artisans, puis usines mécanisées. Nous sommes aussi un pays d’industries, initiées avec les usines Garnier et leurs machines agricoles célèbres en France entière, les ateliers Mottais et ses menuiseries intérieures du paquebot France (construit à St Nazaire), la cristallerie Baccarat…

Aujourd’hui avec le musée, le port de plaisance, le Cinémanivel et les greniers à sel, ce joli quartier a pris une couleur de loisir et de découverte.


Samedi 21 Juillet

De Redon à Vannes

73 km


Rochefort en Terre

 

Rochefort-en-Terre élu le « Village Préféré des Français 2016 »  est un lieu de visite incontournable en Bretagne.

Eté comme hiver la petite cité vous réserve de belles surprises !

Rochefort-en-Terre un des « Plus beaux villages de France »

C’est un plaisir de flâner dans cette Petite Cité de Caractère, née au 12 ème siècle, et située sur un éperon rocheux. Labellisé « Plus Beau Village de France » Rochefort-en-Terre a conservé un patrimoine bâti exceptionnel qui fait sa réputation :  son superbe château, ses fortifications, son église, son lavoir, ses logis des 16 et 17 ème  siècles aux façades de granit bien fleuries.  

 Rochefort-en-Terre village fleuri (4 fleurs)

Le fleurissement est une tradition à Rochefort-en-Terre : au début du 20 ème siècle le peintre américain Alfred Klots qui fit beaucoup pour la cité et notamment la restauration du château, encouragea les Rochefortais à fleurir leurs maisons et balcons en créant un prix annuel de la plus belle jardinière, leur proposant durant l’hiver, d’abriter leur plantes les plus fragiles dans la serre du château (cette tradition se perpétue depuis 1945).

A juste titre, Rochefort-en-Terre peut s’enorgueillir d’être un des  premiers  villages fleuris de France.

Les époques architecturales se déclinent visiblement sur la place du Puits avec des maisons de schiste et de granit, des encorbellements et des colombages. Remarquez la balance sculptée au dessus de la porte du bâtiment à côté du puits (bâtisse du 17ème siècle) : c’est ici que se trouvait le tribunal seigneurial. Sur la place du Puits se trouvait la première halle de la ville ; c’est également l’endroit supposé de l’installation de la guillotine utilisée en 1793 pour l’exécution de trois condamnés contre-révolutionnaires

Le lavoir du XVIeme siècle

Ce lavoir communal du 16 ème siècle est alimenté par le ruisseau Le Candré.

À côté se trouve un lavoir privé.

L'église Notre Dame de la Tronchaye

 est curieusement située en contrebas de la cité, et bâtie sur un terrain en pente. On raconte qu’au 9ème ou 10ème siècle, au moment des invasions normandes, une statue de la Vierge est cachée dans un tronc d’arbre creux, pour la protéger. Deux siècles plus tard, une bergère retrouve cette statue dans ce même tronc ; il est alors décidé de construire l’église à cet emplacement. On peut voir la représentation de cette histoire sur un des vitraux de l’église. Sur le parvis se dresse un calvaire sculpté ; c’est là également que se trouve le cimetière de Rochefort jusqu’à la moitié du 19 ème siècle. Ce qui frappe dès l’entrée, ce sont les piliers penchés, suite à des glissements de terrain vers le sud, puis vers l’ouest. Des contreforts ont été construits, au sud et à l’ouest, donnant lieu, notamment, à un bas-côté supplémentaire parallèle à la nef. En 1498, Jean IV de Rieux Rochefort fonde un collège de chanoines pour prier pour le repos de l’âme du seigneur et de sa famille. Dans le choeur, on peut encore voir leurs stalles sculptées. En 1925, Rochefort-en Terre devient cité mariale, ce qui donne lieu à la commande de deux nouveaux vitraux : en 1926, le vitrail de l’arrière-choeur représentant la Sainte Famille et en 1927, le vitrail de la bergère découvrant la Vierge dans un tronc d’arbre

Le château

Au bout de l’allée de platanes, ce pan de mur en ruine est ce qui reste du premier château de Rochefort. Dès le 12 ème siècle, le château, puis la cité, sont construits sur cet éperon rocheux, la «Roche Forte» qui donne son nom à la famille. Au 15 ème siècle, c’est sous le règne de Jean IV de Rieux-Rochefort, puis de son fils, Claude 1er, que la cité devient prospère. Jean IV, conseiller du duc de Bretagne, participe à la bataille de St Aubin-du-Cormier, en 1488, au cours de laquelle les Bretons sont vaincus par le roi de France. Celui-ci ordonne la destruction de châteaux bretons, dont celui de Rochefort. À la mort du duc de Bretagne, Jean IV est nommé tuteur d’Anne de Bretagne, et celle-ci lui octroie une dotation de 100 000 écus d’or, avant de devenir Reine de France. Grâce à cette somme, Jean IV reconstruit son château et installe des chanoines dans l’église. Après maintes péripéties, le château est détruit une troisième fois à la fin de la Révolution française. Le domaine est racheté, au début du 20 ème siècle par un peintre américain, Alfred Klots qui transforme les communs en manoir (en continuant le chemin après la ruine). Au décès d’Alfred Klots, son fils, Trafford, hérite du château. À son décès, en 1976, son épouse, Isabel Klots, hérite du château et le revend en 1978 au Conseil Général du Morbihan. Depuis 2013, le château appartient à la commune.