17 et 18 JUIN 2011

Il faut voir une transhumance au moins une fois dans sa vie. Le spectacle de tous ces troupeaux qui convergent vers un point de ralliement est unique. Les bergers, les chiens, béliers et brebis, les petits qui suivent leur mère. Tout cela dans une atmosphère de fête évidente. Et si, d'aventure, votre voiture se retrouve coincée au milieu de cette vague moutonneuse que rien n'arrête, savourez le spectacle

 

Une fois encore, les troupeaux vont se rassembler le site de l’Espérou, ce samedi 18 juin, pour une grande fête. Les troupeaux arriveront entre 10 heures et 11 h 30 pour repartir vers 15 h 30, en direction de la vallée du Bonheur à Camprieu et la Borie du Pont et Les Laupies.

Ma vision de cette transhumance !

La transhumance de l’Aigoual, j’en reviens et cette tradition pastorale est bien utile pour les bêtes qui montent aux pâturages en altitude sans avoir à subir les brusques modifications climatiques résultat des transports par bétaillère.

Mais si cette tradition pastorale est bien utile pour les bêtes elle est surtout bien utile aux organisateurs commerciaux de ces styles de fêtes.

Et là l’’Espérou ne déroge pas à la longue liste, commençons par le début le vendredi soir une pièce de théâtre de Giono quasiment en plein air très sympa dommage que par le manque de sono les subtilités de la pièce ne pouvaient être saisies par tous.

 

Mais ensuite le « pompon » et pour une transhumance le mot est juste…diner sous une halle en bois très belle simplement ce qui est dommage c’est qu’ils n’ont pas eu assez de finances pour faire des murs et dans un village de montagne à 1230 m d’altitude quand le soleil est absent il y fait froid ce devait être le fantasme d’un élu menuisier !

Bon ça c’est une chose mais le plus grave ce sont les agriculteurs censés défendre leur production qui offraient le repas, quand je dis offrir c’était quand même 15 € la participation et là ignoble le service un plateau repas vide et hop on t’y jeté une demi tomate bio avec encore son trognon mais par contre un sachet mayo industrielle, allez on se dépêche 3 morceaux de melon puis le



clou de la soirée une mini côtelette d’agneau c’est vrai qu’il était cher là haut chez les producteurs 12€ 50 le kg sans intermédiaire, un demi pélardon et une tartelette digne de la plus pure tradition hyper marché !

 

Que dire du vin, rien…Bref ça sent le coup fourré commercial à plein nez, j’ai déjà fait un coup de gueule pour la bouffe à la fête des cerises de Céret, cela devient une habitude, donc si vous allez à la transhumance l’an prochain je vous conseille de réserver votre table au restaurant à gauche en montant sur la route de l’Aigoual le navarin est parait il succulent.

Le samedi les moutons annoncés sur les programmes pour 10 h ce n’est fait que pour attirer les curieux qui ont ainsi plus d’une heure et demi d’attente pour voir le troupeau des 1000 moutons (en fait il n’était que 800) au même titre que le départ du troupeau 16 h en fait 17 h 30 ! c’est réellement la seule chose impressionnante de la journée l’arrivée et le départ des moutons et de leurs bergers, le reste n’est que remplissage commercial.

Organisation déplorable au niveau du stationnement, rien d’organisé, ni de prévu hormis des sens interdit partout sans organiser de déviation visible heureusement qu’un gendarme sympa (et oui ça existe !) dirigeait les automobilistes ou motards perdus…

 

Et lorsque une cinquantaine de CC (seulement je dirais) envahissent un village où rien n'est prévu ni organisé c'est l'anarchie la plus totale.


Pourtant il y avait de la place mais ce qui manquait c'est la volonté d'accueillir.

Et en plus il faisait, froid, du vent, de la bruine…le temps normal à l’Aigoual


L'événement 2011

 

Hommage à tous les bergers !

 

On pourra découvrir lors de cette 21e Fête la sculpture de l'artiste contemporain Michel Soubeyrand "Hommage aux bergers cévenols" exposée spécialement pour le public de la Transhumance 2011.

 

Réalisée à partir de résine et poudre de bronze, cette oeuvre à l'échelle 1 a été commandée par la commune de Notre-Dame-de-la-Rouvière, dont le maire, Jérôme Fesquet annoncera ce jour-là la date de l'installation définitive au Col de l'Asclier.

 

Une autre occasion de balade sur cette "draille de la Margeride" où l'on peut notamment admirer un ouvrage rare : le pont moutonnier.

Clin d'oeil en direct depuis la transhumance

A l’Espérou dans le Gard aux abords de l’Aigoual pour la fête de la transhumance, aujourd’hui dans le froid, le vent, l’humidité j’ai fait la rencontre d’un garçon vachement sympathique son nom Jean Claude Richet (allez faire un tour sur son site en cliquant sur son nom) il me semble qu’il n’a rien à voir avec le Jean Claude Trichet dont on nous rabas les oreilles.

Il a écrit et réalisé une vidéo super sympa :

100 km a pied avec 700 moutons