Cabanes - Figueras

(N° 26572)

Accès/adresse :

Camí de la Creu, s/n

Area de El Noguer

17761 CABANES

Latitude : (Nord) 42.3059°Longitude : (Est) 2.97588° 

Tarif : 2021

Forfait Service Et Plein Deau : 5 €

Forfait Emplacement Service Et Plein Deau Et Electricite : 10 €

Type de borne : artisanale

Services :

Campingcar8 M

 

Electricité : 10 ampères, 24h, 40 prises

Wifi gratuit : oui

Plein d'eau : >200 l

Autres informations :

Ouvert A l'année

40 emplacements

Durée maxi: 7 jour(s) ou plus

Tel: +34 972 50 59 70

SITE INTERNET


Figueres

Une invitation à flâner dans ses rues

Il est 19h dans les rues de Figueras, l’animation est joyeuse, les enfants courent sur les petites places croquignolettes de la vieille ville en ce mois de décembre encore trop doux. Vite, il faut régler nos montres  à l’heure espagnole. Point de rencontre des nombreux figuerencos après le travail, pour partager una copa et quelques tapas, la place de la Mairie (plaza del Ayuntamiento) entourée d’arcades, a des airs de petite place de village. Datant du milieu du XVIème siècle, elle a accueilli des marchés de toutes sortes sous ses arcades. De cette place, partent de nombreuses ruelles, pavées de carrelage, et aux façades ocres, tirant sur l’orange et qui donnent à la ville une couleur lumineuse par tous temps.

Théatre Municipal El Jardi

la maison natale de Dalí

Au 6 rue Monturiol, n’oubliez pas d’admirer la façade de la maison natale de Dalí connue sous le nom Casa Puig. L’édifice de style moderniste de 1898 est l’œuvre de l’architecte Josep Azemar. D’autres bâtiments du même style sont présents un peu partout dans la ville. Lieu de rencontre et de promenade, mais aussi de discussion, théâtre de concerts, de foires et de marchés, la Rambla est encore aujourd’hui un lieu où il fait bon voir et être vu. Son origine remonte à 1828, date à laquelle il fut décidé de couvrir la rivière Galligans, pour des questions d’hygiènes. De la fin du XIXe à l’issue de la guerre civile, c’est dans son périmètre que l’on verra se construire le plus bel ensemble de bâtiments de la ville, qui permet d’embrasser en un seul coup d’oeil plusieurs styles d’architectures: baroque, néoclassique, éclectique, art nouveau, noucentista et rationaliste. Aujourd’hui, la Rambla est bordée de platanes, de restaurants, de cafés et d’hôtels où se mêlent des banques et des commerces. Comme par exemple l’hôtel Duran, où Dalí avait pour habitude de séjourner régulièrement. Les murs s’en souviennent encore et l’hôtel est devenu par la force des choses un petit musée où de nombreuses photos, lettres manuscrites écrites par Gala ou encore des décorations honorifiques témoignent de ce passé.

l’église de Sant Père

De la Rambla, prenez la ruelle piétonnière du Forn Nou qui conduit à la Plaça Josep Pla et au Théâtre municipal El Jardí, puis remontez vers l’église de Sant Père où fut baptisée Dalí. Dès le IXème, Figueras s’est étendue autour de cette église dont il est mention dans les archives dès 1020. On arrive ensuite sur la place Gala Salvador-Dalí , créée en 1948, avec sa singulière exposition de sculptures en plein air. On y trouve plusieurs sculptures de Dalí lui-même, un monument à Francesc Pujols, un hommage à Newton, trois sculptures représentant Antonin Mercé Meissonier, l’un des artistes préférés de Dalí ainsi qu’une obélisque de télévisions. Si en journée, la place est un lieu de passage très fréquenté pour se rendre au musée Dalí, le soir, il y règne un calme monacal sous les lumières de l’église.

Le Théâtre-musée Dalí

, objet surréaliste à part entière

Sur la place justement, impossible de louper l’ancien théâtre qui abrite aujourd’hui le musée Dalí , le plus visité en Espagne après le Prado. L’extérieur à lui seul est déjà un régal. Salavador Dalí décora l’ensemble d’œufs monumentaux, symbolique chère au peintre, entre lesquelles s’intercalent des lavabos et des mannequins dorés. Les choux posés sur la façade rose sont un clin d’œil a la Casa de las conchas de Salamanque. Inauguré en 1974, le Théâtre-musée a été construit sur les vestiges de l’ancien théâtre de Figueras, en partie détruit pendant la guerre civile et brûlé par les troupes franquistes. C’est aussi ici que  Dalí  exposa pour la première fois ses peintures. Pour construire ce musée-mausolée, ce génie du surréalisme passa les dernières années de sa vie à l’imaginer pour faire cette ultime œuvre d’art à son image, exubérante, excentrique. La visite est un véritable spectacle surréaliste et ne suit aucun circuit préconçu. Tout a été pensé et conçu par l’artiste lui-même, qui voulait offrir à ses visiteurs une immersion dans son monde. Sur les trois étages, on découvre un large éventail de ses œuvres, depuis ses premières expériences de dessinateur, ses débuts dans la peinture, ses premières influences picturales et jusqu’à ses créations les plus surréalistes.

Dans le patio, trône une Cadillac arrosée par une fontaine, sous le regard d’une série de mannequins dorés et de sculptures articulées en bronze. Rien d’étonnant. A l’intérieur, un tableau monumentale est mis en scène, encadré d’un rideau rouge sous la grande coupole géodésique en verre, œuvre d’Emilio Perez Pinero.

Dalí n’a pas peint que des montres molles, ni représenté que des femmes à tiroir, on découvre dans ce musée un autre pan de son travail artistique. Il donna libre cours à ses fantasmes, créant des sculptures toutes plus folles les unes que les autres, et nous propose ici des installations fantasques comme le lit avec pieds en dauphins, le plafond du salon noble, ou encore le spectaculaire salon représentant Mae West et ses lèvres sofa. La tombe de Dalí se trouve sous la scène centrale, dans une crypte. On passerait devant sans la voir, signalée seulement par une simple dalle. Quelle étonnante simplicité ici, quelle sobriété, pour celui qui se considérait comme « un génie ».

Le château de San Ferran

Au bout de la rue Pujada del Castell, perché sur une colline, le château de San Ferran, est le gardien silencieux de Figueras et des villages alentours. De par ses dimensions impressionnantes, c’est l’une des forteresses défensives les plus grandes d’Europe. Elle fait partie du patrimoine militaire de Catalogne, l’ensemble des fortifications construites au cours de la période historique comprise entre 1500 et 1945, comme celle de Barcelone, à Collioure, ou encore à Salses. Édifiée à partir de 1753 par le commandant du génie militaire Juan Martín Zermeño,  elle renfermait au 18ème et 19ème siècle, jusqu’à 4000 hommes. Avec ses 32 hectares, c’est une vraie ville dans la ville dont la fonction était avant tout dissuasive, pour empêcher l’invasion des troupes françaises dans un lieu frontière comme Figueras. Son architecture est sobre, seulement ornée de tourelles.