Carnavals d’Albi et Limoux

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TOURNEE DES CARNAVALS
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Limoux et ses Carnavals

26Février

Castelnaudary – Limoux

41 km

0 h 38


(N° 13499)

 

Rue Louis Braille 11300 LIMOUX

 

Latitude : (Nord) 43.05741°  Longitude : (Est) 2.2149° 

Tarif : Gratuit

Type de borne : Artisanale

Type de borne : Artisanale

 

Autres informations :

30 emplacements, goudronnés,partiellement ombragés


27 Février

Limoux

Située dans la vallée de l'Aude en plein cœur du Razès, la ville est connue pour la production d'un vin pétillant fabriqué selon la méthode traditionnelle depuis le xvie siècle, la blanquette de Limoux.

La ville est aussi le lieu d'un carnaval qui dure plusieurs mois.

Origines

La ville de Limoux est occupée depuis le néolithique. Le menhir de « la Pierre Droite » est un vestige qui atteste de cette occupation précoce. Primitivement fondée sur la colline de Flassian, la ville migra jusqu'en bordure de l'Aude. C'est d'ailleurs la réunion de ces deux habitats, Flacianum et Limosus, qui, selon toute vraisemblance, est à l'origine de la fondation au viiie siècle de la ville de Limoux.

L'agglomération se développa autour de son église.

En 844, une charte de Charles le Chauve attribue la ville à l'abbaye de Saint-Hilaire. Il s'agit là de la première mention de la ville de Limoux. Limoux appartient alors à l'archevêque de Narbonne. Puis, au xe siècle, la ville dépend du Comte du

Razès qui y exerce les droits régaliens. Elle devient même le chef-lieu de la vicomté du Razès. Elle prospère rapidement grâce au commerce des draps et du cuir et surtout grâce à la protection des vicomtes de Carcassonne

Lieux et monuments

Peu de vestiges préhistoriques et antiques sont encore visibles sur la commune de Limoux. Seul le menhir « la Pierre Droite » sur la commune de la Peyrolles entre Arques et Rennes-les-Bains44 est une preuve de l'occupation préhistorique dans la région. Une villa gallo-romaine dans un quartier de Limoux à Flassian45 a permis de dater l'occupation romaine à Limoux. Cependant,

quelques noms de rues caractéristiques méritent d'être soulignés, elles sont l'œuvre des corporations qui les ont baptisées :

Bladerie (entrepôts de blé) ;

Fusterie (charpentes) ;

Carrasserie (qui amenait au port sur l'Aude ou amarrait les radeaux carrasses) ;

Flassaderie (lieu où l'on fabriquait les couvertures de laine) ;

Goutine (rue qui conduisait au grand fossé) ;

Grammatique (grammatica, où on devenait lettré - écoles) ;

Malcousinat (mal cuisiné, rue des restaurants, auberges) ;

Mauconseil (mauvais conseil, rue d'hommes d'affaires) ;

Oules (rue des potiers, olas) ;

Blanquerie (blanchisserie, de draps, de tannerie, mégisserie) ;

Toulzane (Tolosana, qui prend le chemin de Toulouse) ;

sans oublier quelques noms de quartiers :

l'Aragou (les habitants du Pech, alliés du roi d'Aragon pendant la croisade contre les Albigeois sont descendus dans le quartier de la Blanquerie devenu aragon, qu'on prononce Aragou en occitan) ; ou encore le Paradou (parador, moulin à foulon), etc.

Architecture civile

La ville présente un ensemble architectural assez bien conservé.

On y retrouve de beaux hôtels particuliers xve, des vieilles maisons dont certaines datent de la Renaissance et des vieilles ruelles. On peut aussi voir un arc du portail sur rue et des façades et arceaux de la cour au 57 rue de la Blanquerie46, des éléments de maisons, escalier et intérieur au 2 rue Saint-Victor47 et une façade sur rue et rampe d'escalier au 7 rue de la Trinité.

Une maison du xviiie à pans de bois rue Jean-Jaurès est caractéristique de la ville.

L'hôtel de Brasse possède un escalier intérieur, un salon avec gypseries et des papiers peints datant de la fin du xviiie siècle

L'Aude est traversé par trois ponts.

Le Pont-Neuf est un pont fortifié placé sur l'Aude en 1327. C'est un pont à becs angulaires avec six arches. Le Pont-Vieux a été reconstruit au xixe siècle.

L'hôtel de ville est un bâtiment remarquable avec sa façade, ses balcons en fer forgé et sa rampe d'escalier.

En centre-ville, la Place de la République est une place carrée couverte où se déroule le tour de fécos durant le Carnaval de Limoux.

Elle date des xve et xviiie siècles. Cette place est très pittoresque car elle est couverte avec des arcades sur trois côtés. Elle possède un vieux marché et des fontaines dont une contient des armes de Limoux.

Çà et là dans la ville se trouvent les restes des fortifications de la ville : porte de la Trinité, porte de la Toulzane, tour Lapasset du xive siècle. Un autre endroit pittoresque est le Tivoli ou promenade des Platanes qui est une large allée plantée de platanes. Enfin, la ville possède un monument commémoratif de la guerre de 1870-1871.

Musées

Quelques musées tentent de conserver l'art et la mémoire de la région. Ainsi, le musée Petiet fondé en 1880 regroupe des salons décorés dans le style de la Belle Époque, et des peintures de 1900. Il est dédié à une peintre limouxine : Marie-Louise Petiet.

Le musée du piano est un musée unique en France et regroupe une collection de pianos du xixe siècle à nos jours. Ensuite, le Jardin aux Plantes parfumées de la Bouichère est un musée vivant, regroupant des plantes oubliées du temps des Cathares et de l'Antiquité, probablement le seul endroit où l'on peut voir le pommier 'Gosmaringer', dont les fruits

étaient servis à la table de Charlemagne. C'est un jardin privé de 2 ha avec une partie médiévale, une roseraie, exotique, à l'anglaise et un verger. Et enfin, le musée des automates qui est installé dans une ancienne usine de cartonnages qui a été restauré. Lieu féerique s'il en est, ce musée vous transporte dans un monde irréel de couleurs et de figurines animées au sein desquelles le chat règne en maître. Nobles, chevaliers, comtesses, musiciens, animaux jouent leurs partitions et prennent vie.

 

Architecture sacrée

Limoux possède deux églises.

L'église Saint-Martin

 fut construite au xiie siècle sur les bords de l'Aude, que le Pont Neuf traverse : sa construction

fortifiée remonte au xive siècle.

L'église, citée dans un document dès 1120, fut remaniée aux xive et xve siècles. Après avoir appartenu à l'abbaye de Saint-Hilaire, elle passa après un long conflit aux dominicains du monastère de Prouilhe. Elle fut restaurée au xixe siècle

(flèche du clocher, arcs et voûtes de la nef, clochetons). Elle faillit être élevée au rang de cathédrale par le pape Jean XXII en 1316, mais la décision fut annulée au profit d'Alet devant l'opposition des religieuses qui perdaient un important décimaire.

La flèche fut reconstruite en 1777 après sa destruction par la foudre.

« Il pleut sans discontinuer ; l'orage est aussi long que terrible et soudain, peu avant minuit, le samedi 19 août 1775, le ciel est entièrement électrisé, le grondement du tonnerre est d'une violence inouïe. C'est l'affliction générale de la population. La foudre vient de s'abattre sur l'église Saint-Martin de Limoux. La flèche du clocher est quasiment détruite mais aussi, le haut de la tour octogonale primitive est grandement endommagé... »

Les Halles et le marché

La basilique Notre-Dame de Marceille,

La basilique Notre-Dame de Marceille est une église de style gothique méridional (xive et xve siècles) dédiée à Marie,. Sa Vierge noire a attiré un pèlerinage qui fut très populaire localement. Une source miraculeuse, censée guérir les maux d'yeux, lui était associée.

L'église Notre-Dame de Marceille est typique du style gothique méridional : elle ne possède qu'une nef composée de cinq travées, sans collatéraux, et peu d'ouvertures (le mur nord n'est pas percé de baie). Initialement couverte d'une charpente reposant sur des arcs diaphragmes, elle fut voûtée en 1783. Deux chapelles de plan carré s'ouvrent dans la première travée, celle de gauche abritant la Vierge noire ; elle contient aussi un tableau peint en 1689, offert en ex-voto à la suite de l'incendie qui ravagea Limoux en septembre 1685.

Le chevet est tripartite, avec une abside principale éclairée par trois fenêtres et encadrée de deux absidioles, où l'on peut observer des cul-de-lampe sculptés appartenant au décor originel de l'église. Le chœur possède un maître-autel du début du xviiie siècle, avec une table de communion en marbre de Caunes (1702).

L'entrée dans l'édifice se fait par le sud, au milieu de la nef ; elle est précédée d'un porche achevé en 1488 (et restauré en 1863), voûté d'ogives, avec un portail de la même époque, surmonté par une Vierge à l'Enfant gothique, mutilée à la Révolution, et deux anges.

Signalons enfin qu'un puits, à présent fermé par une plaque de fonte, s'ouvrait dans la partie nord de la nef ; que l'église possède huit toiles de la fin du xviie siècle ou du début du xviiie siècle ; que l'orgue a été installé en 1855

La croix de Limoux est une croix de chemin, sur le chemin de Lapeyre, classée monument historique55.

Le couvent des Cordeliers est, lui, inscrit depuis 1948

Limoux

Le plus long du monde, le carnaval de Limoux dure trois mois!

Selon une tradition qui remonte au xive siècle, les meuniers célébraient la remise de leurs redevances au monastère de Prouille le jour du Mardi gras. Accompagnés par des ménétriers, ils parcouraient la ville en lançant des dragées et de la farine.

Depuis 1604, le carnaval est célébré à Limoux. Il se célébrait en costume de meunier avec un fouet et une besace de farine. Les personnes masquées parcouraient la ville en faisant claquer leur fouet jetant de la farine et des dragées. Ils dansaient des farandoles et jouaient du hautbois et des tambours.

La légende veut que la manière de danser le Carnaval de Limoux viennent de la gestuelle du vigneron qui, pressant sa récolte à pied pour en récupérer le jus, lève les bras et soulève ses pieds l'un après l'autre. 

Le carnaval de Limoux  se déroule autour de la place de la République, même si certaines bandes ayant leur siège dans un café situé ailleurs commencent par effectuer un parcours pour la rejoindre. Le parcours de chaque sortie est ainsi constitué d'un tour de cette place rectangulaire bordée d’arcades sur trois de ces côtés, sous lesquelles circulent les carnavaliers, appelés "fecos".

 

Le cortège marque l'arrêt aux cinq cafés historiques bordant la place. Lorsque l'un d'entre eux ferma momentanément par le passé, les "fecos" continuèrent à marquer l'arrêt, et ce jusqu'à sa réouverture. Si de nouveaux cafés ont ouvert plus récemment, ils ne se sont pas rajoutés à la liste des haltes.

Le cortège est ouvert par la bande dont c’est le jour de sortie. Ses membres, appelés "fecos", dansent lentement en en agitant un roseau recouvert de rubans appelé "carabène" et en jetant des confettis dans la foule. Parfois, bien que cela soit plus rare aujourd’hui, certains danseurs s’approchent de membres du public qu’ils connaissent pour leur prononcer à l’oreille quelques mots en occitan, on appelle cela la "chine".

Les trois derniers membres de la bande, qui changent à chaque café, ne portent pas de sacs de confetti. Ils sont chargés de mener la musique, qui suit le groupe. Les musiciens jouent exclusivement les musiques traditionnelles du carnaval, qui représentent un répertoire étendu même si elles présentent de fortes ressemblances entre elles. Plusieurs d’entre elles sont inspirées de chansons populaires. La formation musicale traditionnelle est composée de trompettes, barytons, trombones, soubassophones, clarinettes ainsi que d'une caisse claire et d'une grosse caisse.

Derrière la musique, se trouvent ceux que l’on appelle les "goudils". Ils portent des costumes dépareillés et n’importe qui peut se joindre à eux

 

La journée de carnaval

Trois sorties ont lieu chaque jour de carnaval. Elles s’ouvrent traditionnellement par une courte valse. Ensuite, les carnavaliers, dits "fecos", effectuent un tour de la place en marquant l'arrêt aux cinq cafés historiques (y compris quand l'un d'entre fut fermé). Les sorties durent ainsi généralement plus de deux heures, à l’exception de celle du matin qui est plus courte.

La sortie du matin, qui se déroule à partir de 11 heures est centrée autour d’un thème consistant généralement en un traitement satirique de l’actualité locale ou nationale. Il s'agit de la sortie la plus courte, soit environ une heure et demie, et il n'y a pas de confetti.

La sortie de l’après-midi se déroule à partir de 16 heures 30 depuis une dizaine d’années alors qu’elle avait préalablement lieu à 17 heures. Plus lente, elle voit les carnavaliers revêtir le costume de la bande, qui représente souvent un pierrot, et lancer de nombreux confetti. Les costumes changent plus ou moins régulièrement selon les bandes : ils sont immuables pour certaines, telles que le Pont-Vieux, tandis que la bande des Femnas en change chaque année. La bande des Jouves a la particularité de conserver les costumes de la matinée pour cette sortie.

La sortie du soir, qui a lieu à partir de 22 heures, est effectuée avec les mêmes costumes mais des torches, appelées "entorches", sont positionnées aux quatre extrémités du cortège. La bande des Arcadiens a la particularité de porter des masques légèrement différents de ceux de l’après-midi, décorés de larmes. Pour les bandes du samedi, la sortie du soir se termine parfois par la crémation de carnaval. Il est aujourd'hui question d'avancer cette sortie, jugée par certains trop tardive, mais cela ne fait pas l'unanimité. Une expérimentation en ce sens est menée en par la bande de l'Aragou en 2017.

27 Février

Carnaval des Enfants

28 Février

 

Sortie de la bande de Carnaval de Limoux

 

Les Retraités

 

 

 

vendredi 28 février 11:00


vendredi 28 février 16:30


LIMOUX - Carnaval du Monde

29 Février


1er Mars

Limoux - Carnaval "Toutes les bandes"

Depuis un peu plus d'une dizaine d'années, un dimanche est consacré à la sortie de toutes les bandes. Elles défilent matin et après-midi autour de la place dans une joyeuse pagaille, accompagnées de cinq fanfares. Il n’y a pas de sortie le soir. Un évènement de ce type avait pour la première fois été organisé le 2 janvier 2000 pour fêter l'an 2000, quelques semaines avant le début officiel du carnaval.


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