Projet mi Juin - mi Juillet

Les routes de la lavande

Mardi 29 Juin

Barrage de Castillon

Le barrage est situé dans le resserrement naturel de la colline du Cheiron avec le Verdon qui passe au milieu. Le barrage, implanté sur de la roche calcaire, fait 95 m de haut et 200 m de large en crête, avec un débit d'évacuation des crues de 1 200 m3/s et un débit de vidange de 500 m3/s.

La centrale électrique peut produire annuellement une énergie de 80 GWh, ce qui correspond à une puissance moyenne annuelle de 9 MW.

Projets

Le premier projet pour la construction de barrage-réservoir à Castillon date de 1895.

D’autres études des années 1900 prévoient avec deux lacs de part et d'autre de Castellane, Carejuan en aval (avec une retenue de 400 millions de m3) et Castillon en amont (avec une retenue dix fois moindre), le premier étant prioritaire.

Seuls des travaux préliminaires furent réalisés.

Construction

La Société hydroélectrique du Verdon (SHEV) obtient la concession pour le barrage de Castillon en 1928, en même temps que celle pour celui de Chaudanne.

Elle bénéficie pour la construction du barrage des réparations dues par l'Allemagne au lendemain de la Grande Guerre et confie les travaux à la société Verdonbau.

Celle-ci emploie environ 1 200 ouvriers, dont de très nombreux Allemands et fait venir tout son matériel d'Allemagne.

La première pierre est posée en 1929.

À la suite de la faillite en 1932 de la Société hydroélectrique du Verdon (SHEV), les travaux sont interrompus et le chantier surveillé par un gardien allemand.

En 1936, la partie déjà édifiée du barrage est atteinte par un incendie, peut-être criminel, qui détruit les concasseurs destinés à la production de graviers pour le béton du barrage.

L’enquête ne donne rien : les différentes hypothèses, sabotage, escroquerie aux assurances, ne peuvent être départagées.

04 - Castellane


(N° 23283)

 

HALTE NAPOLEON

Route de Digne

 

Latitude : (Nord) 43.8546° Longitude : (Est) 6.50139° 

Tarif : 2021

Forfait Emplacement Service Et Plein D'eau : 6.50 €

Electricité déconseillée pas stable !

 

Type de borne : plateforme

Services :

 

Randonnee - Supermarche

Camping car toute taille

Electricité : 6 ampères, 24h, 30 prises

Wifi gratuit : oui

Plein d'eau : >200 l

Autres informations :

Ouvert A l'année

30 emplacements

Durée maxi: 7 jour(s) ou plus

Moyen de paiement : Cheque - espèce

Tel: +33 4 92 83 78 25

SITE INTERNET

 

Ne pas manquer la visite du musée militaire.

Barbecue, bac à vaisselle...


Lieux et monuments

Le plus ancien monument sur le territoire de la commune est le dolmen des Pierres Blanches, néolithique final-chalcolithique, inscrit.

Les musées Sirènes et fossiles et du Moyen Verdon fonctionnent en réseau avec les autres musées des gorges du Verdon, la maison de Pauline de Gréoux-les-Bains, l’écomusée de la Vie d’antan à Esparron-de-Verdon, la maison des gorges du Verdon à La Palud-sur-Verdon et le musée de la préhistoire des gorges du Verdon de Quinson.

Musée de la réserve géologique de Haute-Provence.

Le musée de la résistance regroupe de nombreux objets et documents authentiques retraçant l'histoire de la résistance, notamment dans les Alpes de Haute-Provence durant la Seconde Guerre mondiale.

Sites naturels

Le Roc qui domine la ville, s'élevant à 930 mètres (soit plus de 200 m au-dessus du Verdon), est un site naturel classé depuis 1933. Le Roc est une singularité naturelle qui se détache dans la vallée du Verdon, et qui est visible de loin ; il est également classé en raison de son histoire, puisque la cité de Castellane s'y est implanté au Haut Moyen Âge.

Situé juste au pied du Roc, le pont du Roc est un site inscrit depuis 1940 (ses abords qui rejoignent les abords du site du Roc sont également inscrits ou classés).

Enfin, le plus grand site classé du département, les gorges du Verdon (7600 ha protégés), sont classées à partir de la clue de Chasteuil depuis 1990. Les gorges sont citées dans la plupart des guides touristiques et présentent un paysage unique en France par son ampleur et la diversité des détails à observer.

Architecture civile

  • Le château du xviiie siècle à Éoulx est richement orné de gypseries, notamment les plafonds du premier étage, les panneaux surmontant les portes, la rosace en écailles du plafond du second étage175. Extérieurement, il est doté de deux tours engagées, ses ouvertures sont cintrées.
  • La mairie est installée dans l’ancien bâtiment de la Caisse d'épargne, semblable à une villa : balcons soutenus par des consoles volumineuses et aux balustres épais, façade ornée d’un fronton.
  • Rue nationale, deux portes ont des impostes ou chapiteaux ornés de volutes, et un linteau est orné de rinceaux.

Sur la commune, plusieurs cabanes, en pierre sèche le plus souvent, ont fait l’objet d’une notice de l’inventaire topographique de la DRAC. Certaines sont couvertes d’une dalle monolithe. L’une d’elles, à Rayaup, date du xviiie siècle (l’inscription 1586 est très récente).

  • Le pont du Roc, supportant la route Sisteron-Vence, date de la première décennie du xve siècle, et succède à plusieurs ponts de bois, dont le dernier jeté sur le Verdon vers 1300 fut détruit par Raymond de Turenne en 1390. Sa construction le rapproche des ponts de Nyons (construit en 1401, long de 42 m), Pont-de-Claix (construit en 1607-13, long de 45 m), Tournon (construit au xvie siècle, long de 49 m), Entrechaux (long de 24,5 m). Le pape Benoît XIII accorda des indulgences pour toute personne qui ferait une aumône pour financer sa construction.Il mesure 43 m de long, l’arche en dos-d’âne léger a 14,40 m de hauteur sous clef et 36 m de portée. Le tablier est large de 3,9 m hors-tout, les parapets laissent 3 m disponibles à la chaussée. La voûte segmentaire à double rouleau est de construction soignée en moyen appareil, et deux arcs de décharge le soutiennent rive droiteEn 1747, l’arrière-garde de l’armée austro-sarde y est accrochée par une sortie de la garnison.Les tympans ont été restaurés à plusieurs reprises. Des tirants métalliques sont posés en 1697-99. Le pont dans son ensemble est restauré en 2008 et fermé à la circulation automobile. Il est désaffecté en 1967 et déclassé en 1982. Le pont et ses abords sont un site inscrit depuis 1940.
  • La bibliothèque (catalogue en ligne [archive]) est installée dans l’ancien couvent de la Visitation fondé en 1644.
  • La fontaine la plus monumentale, sur la place principale, est ornée d’une pyramide sur laquelle sont sculptés un compas croisé sur une équerre, deux ciseaux, et un maillet, emblèmes des Compagnons du devoir et/ou des Francs-Maçons. Au sommet de la pyramide se trouve un piédouche, avec une boule.
  • Elle voisine avec un monument de bronze commémorant la visite du ministre des Travaux Publics Yves Guyot, en 1889.
  • La fontaine aux lions du xviie siècle.
  • La tuilerie de Brans date de la fin du xixe siècle : il ne subsiste qu’une partie du four.

Art religieux

Des cippes funéraires antiques sont conservés à la chapelle Saint-Victor.

 

Église Saint-Victor

L’ancienne église paroissiale Saint-Victor date en partie du xiiie siècle ; elle est classée monument historique. Elle est construite de manière similaire et sur le même plan que l’église Saint-André, de l’ancienne ville située au-dessus de la ville actuelle. Elle a été le siège d’un prieuré de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. L’abside est ornée de bandes lombardes, dont chaque arceau est monolithe. Exceptionnellement pour la région, elle possède un collatéral roman, revoûté au xviie siècle. La base du clocher date de 1445, mais le sommet est reconstruit au xviiie siècle. Ces travaux suivent les dégâts faits par les protestants en 1560.

Son autel date de 1724. Le chœur est orné de peintures, encadrées de boiseries, d’une Annonciation sculptée en haut-relief de bois doré (xviiie siècle, classée). Le mobilier de bois, les stalles, la chaire et le lutrin au pied hexagonal forment, au total, un ensemble intéressant des XVIIIe et XIXe siècles, dont certains éléments sont classés.

Son mobilier contient en outre un calice en argent du début du xviie siècle, dont le pied est polylobé, classé.

Autres bâtiments religieux à Castellane :

  • la chapelle Saint-Joseph est une partie de l’église des Augustins, reconstruite en remplacement de la chapelle des pénitents bleus. Elle a été démolie en partie pour élargir le boulevard Saint-Michel ;
  • le temple bouddhiste 
  • ruines de l’église Saint-André du xiiie siècle, en ruines depuis le xviiie siècle (site de Petra Castellana);
  • Chapelle Saint-Thyrse, à proximité de Robion
  • Ancienne église de Taulanne.

Monument aux morts.

Cimetière Lieu-dit : Aire des Saints.

Architecture militaire

Le tracé des murailles de Petra Castellana, ancienne ville au-dessus de l’actuelle, est encore bien visible ; elles dateraient du xiie siècle.

Elles étaient renforcées de quatorze tours, dont une nous est parvenue : le donjon pentagonal. Il était intégré à cette enceinte et date du xive siècle (classé monument historique avec une tour carrée).

L’enceinte du bourg bas est construite à partir de 1359, avec l’autorisation du comte de Provence.

Elle est encore visible dans des tours carrées, sur le front des maisons sur la place.

Des corbeaux, qui pouvaient soutenir des ouvrages de défense (bretèches, ou simple chemin de ronde à mâchicoulis) sont visibles sur leurs façades.

Deux des portes de cette enceinte subsistent :

  • celle des Pétardiers ou de l’Annonciade, encadrée de deux tours, haut-lieu de la résistance au siège de 1586.
  • celle de l’Horloge ou de Saint-Augustin, dans une tour carrée.

Le passage passe sous la tour par une voûte, ouverte par un arc brisé incurvé vers l’extérieur d’un côté, et par un arc en berceau à l’intérieur de la ville, lui aussi incurvé. La voûte entre les deux est en plein cintre.

La tour est classée monument historique.

Une des tours du quartier Saint-Michel abrite un pigeonnier depuis 1585.

Notre-Dame du Roc

La chapelle Notre-Dame du Roc (site du Haut Moyen Âge), sur le Roc qui domine la ville, appartient à l’ancien couvent de la Merci. Mais le mur et la façade sud seuls datent de la fin du xiie siècle, puisqu’elle a été à moitié abattue lors des guerres de religion, et reconstruite en 1590. Tombant en ruines en 1703, elle est à nouveau rebâtie au début du xviiie siècle et en 1860. Un chapiteau à feuillages et volutes date de la Renaissance.

Son mobilier contient :

une statue de la Vierge, en marbre, du xvie siècle (datation hypothétique, classée au titre objet;

deux tableaux représentant Saint Charles Borromée, et Saint François et sainte Jeanne de Chantal, classés pour les tableaux et pour les cadres dorés, portant les armoiries de l’évêque de Senez Duchaîne et datés du xviie siècle.

Elle a reçu de très nombreux ex-voto datant des XIXe et XXe siècles, dont :

  • les classiques plaques gravées (136 au total197) ;
  • des bouquets de mariée (21 au total198) ;
  • un tableau donné après un vœu fait à Notre-Dame, daté de 1757, et classé ;
  • un tableau donné après l’épidémie de choléra, en 1835, classé ;
  • un tableau donné par un prisonnier libéré, daté de 1875 (classé au titre objet ;
  • un tableau donné pour remerciement après une épidémie de petite vérole, daté de 1870, classé ;
  • un tableau, donné par une personne ayant échappé à un naufrage, en 1896, classé.
  • Un des ex-voto est une bouteille qui contient les instruments de la Passion du Christ : la croix portant le Christ, avec la lance, le marteau, les tenailles, la colonne ayant servi à flageller Jésus Christ, les dés, le fouet, ainsi que le coq, qui est ici le symbole du reniement de Pierre.

L’église du Sacré-Cœur,

actuelle église paroissiale est construite en 1868-1873 par l’abbé Joseph Pougnet et consacrée à Notre-Dame. Elle est agrandie par des bas-côtés en 1896. La première travée est occupée par une tribune. L’intérieur est gothique, le clocher est construit contre la façade.

Son mobilier comporte quelques éléments classés :

  • deux custodes en argent, l’une datée des environs de 1650 et l’autre du xviiie siècle ;
  • une croix de bois doré du xviiie siècle;
  • un calice d’argent du xvie siècle

Dans le mobilier liturgique, se trouvent encore un voile huméral orné d’une colombe, datant du xixe siècle, symbole du Saint-Esprit et du Christ, ainsi qu’une chasuble blanche avec orfroi dessinant le contour de la croix, et un pélican se frappant le cœur, également du xixe siècle. Le pélican est lui aussi un symbole du Christ d’après une légende très ancienne, rappelant à la fois son sacrifice pour les humains et son amour pour les hommes ; il est également un symbole de charité

Le « Parcours des silhouettes »

propose une visite de Castellane à la découverte des monuments, ruelles, fontaines et une plongée dans l’histoire de la cité. Huit silhouettes, fabriquées par un artisan ferronnier d’art, ont été installées en 2002 par la Commune, avec un panneau explicatif par silhouette : la famille des Barons de Castellane, seigneurs de la cité au Moyen-Age, la fameuse bataille des pétardiers en 1586, mais aussi, la construction des églises, les richesses de la ville, la vie quotidienne des habitants,…

Boniface

Remontons un peu l’histoire de Castellane, après la conquête romaine, une cité appelée Salinae s’est développée au quartier Notre-Dame. Vers le 10ème siècle, les habitants doivent se percher au sommet du Roc pour se protéger et bâtissent Petra Castellana, une ville fortifiée dont il reste des vestiges accessibles depuis le sentier du Roc. Vers la fin du Moyen-Age, le bourg s’installe définitivement au pied du Roc, sur la rive droite du Verdon et prend le nom de Castellane. Une nouvelle enceinte composée de quatorze tours est construite en 1359 avec la Tour Pentagonale et la Tour de l’Horloge encore visibles aujourd’hui.

Le nom de Castellane est celui d’une des plus anciennes familles françaises. Les Barons de Castellane sont les seigneurs de Petra Castellana. Souverains influents du 10ème au 13ème siècle sur un large territoire, ils s’efforcent de préserver leur indépendance, frappent leur monnaie et rendent la justice.

En 1262, le baron Boniface VI de Castellane doit rendre les armes devant Charles 1er d’Anjou, fils de Louis VIII et Comte de Provence. La baronnie de Castellane est alors rattachée à la Provence. Homme de guerre valeureux, troubadour renommé, noble de cœur, Boniface VI a proclamé les droits et privilèges de ses vassaux. Au cours de l’histoire, les habitants de Castellane ont gardé cet esprit en montrant leur courage pour défendre la cité et leur attachement au territoire.

Le crieur

Au Moyen-Age, Castellane est le chef-lieu d’une baronnie dirigée par des seigneurs. Pour administrer son territoire, le baron est assisté de sept officiers et d’un conseil de syndics. A partir de 1252, les notables bourgeois  de Castellane ont le droit de prendre part, aux côtés des nobles, aux affaires de la ville.

La baronnie est ensuite rattachée au Comté de Provence en 1262 mais Castellane reste le chef-lieu d’une viguerie* jusqu’à la Révolution française et gère les affaires d’une trentaine de communautés aux alentours.

Depuis le Moyen Age et sous l’Ancien Régime, l’administration municipale de Castellane est confiée à un conseil de ville composé de vingt-six membres comprenant un procureur du roi, des intendants de police, un trésorier,… et trois consuls élus dont le premier est maire et chef de toute la viguerie.

Jusque vers 1446, les assemblées de la communauté se tiennent sur la place centrale, au cloître du couvent des Augustins (actuel collège) et parfois dans l’église Saint Victor. Par la suite, elles ont lieu dans la maison accolée à la Tour de l’Horloge (sur la gauche), qui sert de Maison de ville. Le conseil de communauté est alors annoncé la veille par deux trompettes et par la cloche qui surmonte la Tour de l’Horloge. Il y a autant de coups de cloches que de conseillers. Depuis, la Mairie s’est déplacée sur la place centrale mais la Tour de l’Horloge surmontée de son campanile est restée, marquant l’entrée de ville par sa présence imposante.

* Viguerie : juridiction administrative médiévale qui traite des affaires courantes civiles et criminelles au nom du Comte.

L’évêque

Castellane compte quatre lieux de cultes dans le centre bourg et dix-sept églises et chapelles installées dans les hameaux aux alentours. Il n’y a pas de cathédrale car le siège de l’évêché se situe jusqu’à la Révolution française à Senez, petit village situé sur la route de Digne-les-Bains. Toutefois, les évêques préfèrent habiter dans de belles demeures à Castellane dont on peut encore voir les façades de caractère telles que celle qui abrite la médiathèque aujourd’hui (façade Boulevard St Michel).

Devant vous se dresse l’église Saint Victor. La nef et l’abside datent du 13ème siècle puis l’église est agrandie au 15ème siècle avec un premier bas-côté et son clocher, et au 18ème siècle d’un second bas-côté. L’édifice est progressivement abandonné à partir de 1884 lors du transfert de la paroisse vers la nouvelle église. L’église St Victor est classée Monument Historique en 1944. Depuis les années 1990, trois importantes campagnes de restauration ont permis de lui redonner son éclat. L’église est ouverte au public, n’hésitez pas à pousser la porte.

Dans le centre ancien, on trouve également l’église du Sacré-Cœur, située sur la Place de l’Eglise et ouverte au public. Construite entre 1870 et 1874, elle est devenue en 1884 l’église paroissiale.

A l’entrée de Castellane, on aperçoit le clocher de l’église Saint Joseph, ancienne église du couvent des Augustins, couvent installé à Castellane depuis la fin du 13ème siècle. Le couvent est transformé en collège au 20ème siècle et l’église reçoit encore parfois des offices notamment l’hiver.

Enfin, la chapelle Notre-Dame du Roc domine et protège la ville depuis le 9ème siècle, avec tout d’abord un château et sa chapelle construits au sommet du Roc par les Barons de Castellane. Le château est détruit et la chapelle connait des démolitions et reconstructions successives entre le 13ème et le 18ème siècle. L’architecture actuelle de la chapelle Notre-Dame du Roc date du 19ème siècle. Accessibles uniquement à pied par le sentier du Roc, la chapelle et le panorama méritent le détour.

Fontaine aux Lions

Au 14ème siècle, lorsque le bourg s’établit au pied du Roc, deux rues traversent Castellane d’est en ouest : la rue Haute devenue l’actuelle rue St Victor et la rue Droite aussi appelée rue du Mitan car elle sépare le centre ancien en deux, mitan signifiant milieu en provençal.

Au 15ème siècle, la ville s’agrandit et sort de ses remparts. Pour cela, une rue est aménagée à l’extérieur, c’est la rue Basse qui longe les anciennes fortifications médiévales devant lesquelles se sont construites des maisons d’habitation. Actuelle rue Nationale, cette rue est très fréquentée et se trouve sur le tracé de la route Napoléon.

Au 17ème siècle, les besoins de la population en eau potable grandissent et les autorités se décident à construire une fontaine dans la rue du Mitan, quartier animé et commerçant de la ville, sur une place alors appelée Place Neuve. Elle est renommée d’abord Place aux Herbes car c’était le lieu du marché aux légumes puis Place de la Fontaine.

La fontaine se nomme Fontaine aux Lions. Une famille, les Lions (prononcé lionce), habitant cette place, a donné son nom à la fontaine. Sur le bas d’une porte à proximité, on peut encore observer des lions sculptés dans le bois. La fontaine est ornée d’une croix puis d’une boule au sommet jusqu’au début du 20ème siècle. En 2012, la Commune, grâce à une aide de l’Europe, a financé la réfection de la partie supérieure de la fontaine, seul le bassin de la fontaine est d’époque.

L’arbalétrier

Devant vous, se dresse une des portes d’entrée de la ville, la Porte de l’Annonciade ou appelée Porte de la Belle Judith. A partir de 1359, la ville est protégée par un mur d’enceinte et quatorze tours. Deux portes permettent de circuler dans le centre ancien : la porte de la Tour de l’Horloge, côté Ouest, qui se ferme au moyen d’une herse et la porte de l’Annonciade, côté Est, sur laquelle on aperçoit encore les traces d’un pont levis. Un moment d’histoire important pour la ville s’est déroulé devant cette porte.

On est dans la seconde moitié du 16ème siècle, en pleine époque des guerres de religion qui compte parmi les heures les plus noires de la Provence. Castellane, qui est une place forte sur le Verdon et un lieu de passage entre la basse Provence et les premières montagnes des Alpes, est convoitée par le Duc de Lesdiguières et le Baron d’Allemagne, tous deux descendants de la lignée des Barons de Castellane et protestants appelés aussi huguenots. 

 « En l’an de grâce 1586 le 31 janvier, une pauvre femme qui ramassait du bois, aperçoit les troupes ennemies et court donner l’alerte au village. Les habitants, déterminés à défendre leur cité jusqu’au bout, ferment les portes et se barricadent, les femmes participent et s’habillent en soldat. L’assaut est donné le lendemain par les troupes de Lesdiguières qui plaquent des petits canons, appelés des pétards contre la porte du pont levis afin de la faire exploser. La porte a été doublée d’une muraille de pierres sèches et résiste. Une femme, Judith Andrau, jette de la poix (sève) bouillante sur le capitaine des assaillants depuis le dessus de la porte. L’ennemi, déconcerté, comprend que la victoire lui échappe, se retire et va attaquer et piller d’autres villages plus loin. Castellane est sauvée. »

Depuis le 31 janvier 1586, le souvenir de cette grande victoire des Castellanais est commémoré tous les ans, en costumes et en chansons, par la fête du Pétardier.

Les paysans

Située entre Alpes et Méditerranée, Castellane est depuis l’Antiquité un lieu de passage important. Les routes se croisent ici, reliant Grasse à Digne-les-Bains ou Draguignan à Barcelonnette. Le pont du Roc, ancien pont que l’on voit encore, permet de traverser le Verdon et est de ce fait un endroit stratégique.

Déjà au Moyen-Age, les nombreux troupeaux de brebis traversent la Provence au printemps pour aller passer l’été dans les montagnes et redescendent à l’automne. On appelle cela la transhumance. De tous temps, les marchandises sont acheminées en longues caravanes muletières. Les pistoles, délicieuses prunes séchées, une spécialité disparue au début du 20ème siècle, les pommes, les amandes et les noix récoltées aux alentours, les draps de laine fabriqués dans la vallée du Haut Verdon, tous ces produits sont vendus en basse Provence ou plus loin. En échange, on rapporte de l’huile d’olive, du vin et du blé, qui ne peuvent être cultivés sur place à cause du climat rude. Des foires mensuelles très fréquentées sont installées sur la place du village et sous les Halles, elles permettent de faire du commerce et contribuent à l’enrichissement de la cité.

Tournée vers l’économie touristique depuis les années 1970, Castellane est restée un lieu d’échanges et a conservé son sens de l’accueil. Fidèle à leur histoire, la ville et ses habitants fêtent toujours la transhumance le deuxième week-end du mois de juin, entre traditions et valorisation actuelle de l’élevage et du métier de berger. 

Prisonnier

Castellane est la capitale d’une baronnie influente du 10ème au 13ème siècle et dominée par des Barons dont le célèbre troubadour, Boniface VI de Castellane. Lors du rattachement de la baronnie au Comté de Provence en 1262, Castellane devient le chef-lieu d’une viguerie*.  Ainsi, la ville dispose d’une certaine autorité en partie parce que la justice y est rendue.

L’ancien palais de Justice se trouve dans une belle bâtisse de la Rue du Mitan dont on peut encore apercevoir un superbe escalier en pierre extérieur. Au 19ème siècle, le palais de Justice emménage dans une demeure plus commode et spacieuse, donnant sur la place centrale et occupée actuellement par la Caisse d’Epargne.

Devant vous se dresse l’ancienne prison. Construite en 1827 et de dimensions imposantes, les habitants la jugent plus grande que nécessaire. Un mur d’enceinte et une cour ont été supprimés au 20ème siècle. La prison a fermé définitivement en 1927, la justice étant désormais rendue à Digne-les-Bains. On peut encore voir la porte basse par laquelle les prisonniers entraient. Aujourd’hui, de l’ancienne prison, il ne reste que quelques portes en bois bien conservées et visibles à l’intérieur du bâtiment. Transformé en un lieu d’accueil touristique et culturel, la Maison Nature & Patrimoines vous invite à être curieux au travers d’expositions, de conseils pour la découverte du territoire et d’animations.

* Viguerie : juridiction administrative médiévale qui traite des affaires courantes civiles et criminelles au nom du Comte.

Couple bourgeois

Il y a bien longtemps, la rive du Verdon est appelée la Grave, une vaste étendue de galets que la rivière recouvrait lors de ses crues. Les habitants de Castellane ont toujours tenté de se protéger du Verdon en construisant des digues souvent peu résistantes face à ce torrent de montagne dévastateur.

Au début du 18ème siècle, une digue solide en pierres est bâtie, depuis le Roc jusqu’aux Listes, quartier proche du Verdon. Cette barricade permet de gagner du terrain, d’agrandir la ville et de construire notamment la place centrale et des maisons d’habitation. Au lendemain de la Révolution française, les fossés à l’extérieur des remparts sont comblés, permettant l’aménagement du Cordon, qui signifie « petit cours » en provençal, un lieu de promenade agréable pour les notables. Les foires se tiennent sur la place et on installe à proximité la pesée, une grande balance qui servait à peser les marchandises et bêtes. L’octroi, taxe instaurée au Moyen-Age sur l’importation et le commerce de produits tels que le vin et l’huile, permet d’enrichir la ville.

En 1818, une fontaine est bâtie au centre de la place. Le bassin en forme de fleur est copié sur une fontaine de Grasse. Sur sa partie supérieure, un obélisque y est posé pour rappeler le passage en mars 1815 de l’Empereur Napoléon Bonaparte de retour de l’île d’Elbe et en route pour Paris. On peut encore voir sur la fontaine les marques gravées du tailleur de pierre, le marteau et le burin et celles du compagnonnage, l’équerre et le compas.

La place, appelée Place de la Grave, se nomme aujourd’hui Place Marcel Sauvaire, en hommage à un résistant de la Seconde Guerre Mondiale et le Cordon accueille bars et magasin de souvenirs. Endroit animé, la place offre un espace de rencontre pour les Castellanais et les visiteurs.

Gorges du Verdon

Les Gorges du Verdon prennent leur source à proximité du col d’Allos et s’étirent sur environ 100 km. Par endroit, leur profondeur vertigineuse atteint 750 mètres ! Ses dimensions en font naturellement le plus grand canyon en Europe !

On divise les Gorges du Verdon quatre zones géographiques distinctes :

  • Les pré-gorges du Verdon défilent du village de Castellane jusqu’au Point Sublime.
  • La seconde partie, le Grand Canyon s’étire du couloir Samson jusqu’au lac de Sainte-Croix ;
  • Les Gorges de Baudinard commencent en aval du barrage de Sainte-Croix puis traversent le secteur des 3 lacs jusqu’au barrage de Quinson
  • Les Basses Gorges depuis le lac de Quinson jusqu’au lac d’Esparron

Le Verdon prend sa source tout près du col d'Allos, dans le massif des Trois Evêchés (2 819 m). Il se jette dans la Durance, près de Vinon-sur-Verdon après avoir parcouru près de 175 kilomètres.

Une partie de son cours entre Castellane et le pont du Galetas se situe aujourd'hui sur le lac de Sainte-Croix qui était, il y a quelques dizaines d’années, la grande plaine des Salles-sur-Verdon, avant la mise en eau du lac artificiel créé par l’édification du barrage de Sainte-Croix. 

Les gorges du Verdon sont étroites et profondes : de 250 à 700 mètres de profondeur, pour 6 à 100 mètres de large au niveau de la rivière du Verdon, et 200 à 1 500 mètres d’un versant à l’autre au sommet des gorges.


Mercredi 30 Juin

Le lac de Sainte Croix et les gorges du Verdon

Cascade de Saint Maurin

Le long des belles cascades dévalant sur des tufs et des mousses pour arriver au site troglodytique de Saint Maurin....

04 - Moustiers Ste Marie


Camping

Accès rue Frédéric Mistral

Camping Manaysse **

 

Latitude : (Nord) 43.84511° Longitude : (Est) 6.21504° 

Tarif : 2019

Emplacement , 2 personnes,taxe séjour : 14,50 €

Électricité 6 à 10 A : 3,50 à 4,50 €

Type de borne : Plateforme

Services :

Lave-linge

Autres informations :

nom aire : Camping Manaysse **

Ouvert du 01/04 au 02/11

100 emplacements

Tél : +33 4 92 746 671

GSM : +33 6 25 375 112

http://www.camping-manaysse.com


Blottie contre un escarpement rocheux, Moustiers est souvent comparée à une crèche avec son étoile suspendue dans le vide.

La commune a obtenu le label officiel Villages et cités de caractère, elle fait partie du parc naturel régional du Verdon et cotise à l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Le village est à environ 630 mètres d’altitude.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le musée de la faïence

Le musée de Moustiers est fondé en 1930. Il est consacré à la faïence de Moustiers et présente des faïences des différentes époques fabriquées dans le village, parmi lesquelles de belles pièces décorées des xviie et xviiie siècles, œuvres des maîtres Clérissy, Olérys et Ferrat.

En 2014, le musée a été rénové et ses collections enrichies grâce à la donation du collectionneur Pierre Jourdan-Barry

Autres éléments remarquables

  • Une porte de l’enceinte du xve siècle subsiste.
  • La chapelle du Clastre est gothique des xiiie – xive siècles.
  • Une chapelle est aménagée dans une grotte, la chapelle de la Madeleine.
  • La chapelle Sainte-Anne date du xviie siècle : elle est construite en style roman avec les pierres du mur d’enceinte de la ville.
  • L’ancienne chapelle du prieuré de Saint-Victor Saint-Jean-de-l’Aval a été utilisée comme grange depuis le xvie siècle au moins. Elle n’a plus son abside et sa voûte.
  • Les restes de la chapelle Saint-Saturnin, construite au début du xiie siècle, sont reconvertis en ferme depuis le xixe.
  • Le prieuré Saint-Martin-d’Ourbès, à 5 km au sud-est du village, est en ruines, au milieu de la forêt.

Monuments commémoratifs :

  • Monument aux Morts,
  • Plaque commémorative

L'église Notre-Dame de L’Assomption

L’église paroissiale Notre-Dame est classée monument historique. Sa construction est bien connue : elle est ordonnée par le cardinal Pierre de Pratis, entre 1336 et 1361. Seul le chœur est construit, et forme un angle prononcé avec la nef. Celle-ci est romane, et s’étend sur une longueur de cinq travées, voûtées en berceau brisé, avec deux bas-côtés. Les chapiteaux sont ornés de feuilles de chêne.

Le clocher, de style lombard, est ajouré d'arcades romanes soutenues par de fines colonnettes.

La chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir

ou d’Entremont, ou de la Roche, possède un porche roman, dominé par un petit clocher de même époque que l’église paroissiale. La porte de bois date de la Renaissance. À l'intérieur, les deux premières travées de la nef sont romanes et remontent au xiie siècle, les deux autres gothiques ainsi que l'abside. C'était autrefois un "sanctuaire à répit". Un chemin de croix, ponctué d’oratoires ornés de plaques émaillées, y conduit106. Depuis la chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir située au sommet du village, on peut admirer un immense panorama sur la vallée de la Maire et le plateau de Valensole.

L'étoile de Moustiers

est accrochée à une chaîne, tendue entre deux montagnes, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Selon la légende rapportée par Frédéric Mistral, il s'agit d'un ex-voto : le chevalier de Blacas, qui fut fait prisonnier en croisade par les Mamelouks à Damiette en 1249, fit la promesse de consacrer un monument à la Vierge s'il revenait un jour en son fief. Revenu sain et sauf, il a tenu sa promesse et a fait suspendre une étoile à seize branches, emblème de sa famille. Une autre légende raconte que deux amoureux du village, issus de deux familles ennemies qui leur interdisaient de s’aimer, se sont suicidés ici, et que les deux familles ont ensuite fait suspendre cette chaîne.

On dit aussi qu’elle est due à un chevalier de Rhodes. Bref, personne n’en sait véritablement rien et il existe au total 17 versions sur l’origine de cette étoile.

L’étoile est tombée au moins onze fois en tout. Une nouvelle, de 80 cm, avec une chaîne de 400 kg fut accrochée en 1882 et l'étoile que l'on peut admirer aujourd'hui n'est pas l'étoile originale mais celle reproduite en 1957 à la suite d'une chute.

La chaîne actuelle, longue de 135 m, pèse environ 150 kg et l'étoile a un diamètre de 115 cm puis n'a maintenant que cinq branches.

En 1995, l'étoile s'est décrochée et a été retrouvée au fond du ravin. Les habitants se sont cotisés et un mois après elle a été redorée et remise en place.

Les cascades de Moustiers


Jeudi 1er Juillet

04 - Valensole


Le plateau de Valensole, le plateau de la Lavande

Valensole et son plateau, de près de 12.700 hectares est l’une des plus vastes communes de France. Surnommé "grenier de la région", son plateau de 800 km2 est essentiellement consacré à la culture de la lavande et des céréales. Il revêt différents aspects selon les saisons : les cimes enneigées des alpes et les amandiers en fleurs en mars laissent place en juillet aux multiples bleus des lavandes ondulant en alternance avec l’or des blés. En novembre, l’ocre des terres labourées tranche sur la pureté du ciel bleu d’hiver.

Un peu d'histoire

Au XIXème siècle, de nombreuses familles cultivaient déjà les amandiers sur le Plateau de Valensole. Il faut savoir qu’un arbre pouvait produire jusqu’à 35 kilos!

Le plateau de Valensole était entièrement planté en amandiers et on pouvait d’ailleurs retrouver plusieurs variétés dans un même champ. L’exploitation des amandes était assez difficile car le ramassage se faisait à la main jusque dans les années 50 où de nouvelles techniques firent leur apparition lors de la Journée Nationale de l’Amande en 1955. Les hommes gaulaient ainsi les arbres et les femmes ramassaient les amandes tombées qu’elles disposaient dans des sacs. Le soir, les hommes faisaient le tour des arbres avec une remorque pour ramasser les sacs d’amandes que les femmes avaient remplis dans la journée. Les amandes n’étaient pas les seules exploitations sur le Plateau de Valensole. Il y avait aussi le blé et aujourd’hui, nombreux le cultivent.

Le plateau de Valensole est aujourd’hui l’un des lieux les plus importants en ce qui concerne la culture de la lavande. Les romains parfumaient leurs bains et leurs vêtements de lavande et mettaient d'ailleurs des sachets de lavande dans leurs armoires en faisant des voeux d'amour. Implantée en France par les phocéens, elle a trouvé sa terre de prédilection en Provence grâce au climat favorisant sa productivité. La culture s'est aujourd'hui bien développée et on a vu apparaitre dans les années 20 le lavandin dont le rendement est plus élevé et sa production d'essence jusque dix fois supérieure à celle de la lavande traditionnelle.


Vendredi 2 Juillet

04 - Manosque


Lieux et monuments

 

La vieille ville, caractérisée par un plan en forme de poire, est entourée de boulevards qui ont remplacé les anciens remparts dont il ne reste que quelques vestiges, comme les portes Saunerie et Soubeyran, d’où une séparation très nette avec le reste de la ville. Avec de hautes maisons bordant des rues étroites, la vieille ville est restée typiquement provençale. La construction et l’urbanisme obéissent à des règles strictes, et la circulation des voitures y est restreinte.

  • La ville possède une mosquée qui se nomme El Nasr.
  • La ville compte divers autres monuments religieux :
  • le couvent des Observantins (xve et xvie siècles), inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et transformée en logements ;
  • Le couvent de la Présentation, classé monument historique ;
  • la chapelle Saint-Pancrace, qui domine la ville sur la colline de Toutes Aures.

Places

Les places les plus importantes dans la ville moderne sont :

  • la place du Terreau, la plus vaste, au sud-ouest du centre. Un château était autrefois construit à cet endroit. Elle sert de parking payant sauf les jours de marché ;
  • la place de l’Hôtel-de-Ville, au carrefour des quatre rues partant vers les quatre portes de la ville ;
  • la place Marcel-Pagnol, entre la place de l’Hôtel-de-Ville et la porte Soubeyran.
  • Le marché se tient sur ces trois places le mercredi et le samedi.

Architecture militaire

Quatre portes défendaient les entrées de la ville, autrefois :

  • la porte de la Saunerie, terminée en 1382, de style roman, classée monument historique. C’est la porte sud du centre ancien. On pense que son nom provient de sa situation à proximité de la rue Saunerie, où le sel était acheminé — et où les cochons étaient saignés, selon les historiens. En effet, Saunerie vient du provençal saunarié qui signifie abattoir. Le quartier des abattoirs, souvent proche de celui des tanneurs, se trouvait à la périphérie des villes médiévales, du fait de l’odeur qui y régnait. Le corps central de la porte Saunerie est défendu par deux assommoirs. Les deux tourelles latérales sont couronnées de mâchicoulis ;
  • la porte du Soubeyran, construite au xive siècle, sauf le campanile qui a été ajouté en 1830. C’est la porte nord du centre ancien. Cette porte, restaurée, est décorée d’une balustrade de pierre. Elle est inscrite monument historique ;
  • la porte Guillempierre, dont la décision de destruction est intervenue le 8 février 1835, a été reconstruite en 1986. C’est la porte ouest du centre ancien ;
  • la porte d’Aubette, détruite et non reconstruite. C’était la porte est du centre ancien.
  • l’ancien château du Mont-d’Or, duquel il reste une tour du xiie siècle ruinée (inscrite aux monuments historiques)

Le pont sur la Durance

Un premier pont suspendu est construit en 1838–1843, mais il est emporté par la crue millénale de novembre 1843 quelques jours avant son inauguration. Sa reconstruction est achevée en 1847. Il est restauré une première fois en 1891. Financé par le trésor royal et garanti par le péage (payé jusqu’en 1882), il mesure 200 m de long et 5 m de large.

Il est remplacé par un nouveau pont en 1939, toujours en service, portant une travée de 205 m, pour une largeur de 6 m, avec deux trottoirs. Il a été endommagé par des bombardements en 1944 ; certains câbles ont été changés en 1956, d’autres en 1989.

Depuis août 2019, le pont a été remplacé par un nouveau pont en raison de sa vétusté.

 

Architecture civile

  • l’hôtel de ville : bâtiment de style Renaissance, inscrit aux monuments historiques ;
  • l’école de musique : vestiges des couvents des Carmes et des Observantins ;
  • l’hôtel d’Herbès : bâtiment de style xviie, abritant la bibliothèque municipale ;
  • la maison de Jean Giono : située dans le quartier « Lou Paraïs », cette demeure où vécut l’écrivain de 1930 à sa mort en 1970 et où il créa la plus grande partie de son œuvre, est ouverte gratuitement à la visite sur rendez-vous exclusivement ; elle est inscrite aux monuments historiques ;
  • le château de Gassaud, ancienne résidence de la famille de Loth, (monument historique) ;
  • l’ancien hôpital (du xviiie siècle) , qui a été détruit.
  • Le pont du Moulin-Neuf, vestige de la mine de Gaude situé à proximité de la gare, est orné de peintures et d'un wagonnet en 2013.

Art religieux

 

La vieille ville a deux églises.

Notre-Dame de Romigier

est une église romane située place de l’Hôtel-de-Ville et classée Monument historique. Elle a été restaurée au xviiie siècle. L’église abrite une statue de la Vierge noire (la plus vieille de France selon Serge Panarotto), et accueille sur sa façade une Vierge en marbre de Carrare par Pierre Puget. Dans une chapelle, à l’extrémité du bas-côté gauche, se trouvent un autel, formé d'un sarcophage en marbre du ive siècle et une statue en bois du xiie siècle : Notre-Dame de Romigier. L’autel est un sarcophage du ve siècle. Elle contient aussi la croix de Manosque.

J'ai eu la chance exceptionnelle d'accéder a la sacristie lieu habituellement fermée au public

Eglise Saint-Sauveur

est une église de style romano-gothique (xiie et xiiie siècles), classée monument historique. Son campanile s’est écroulé lors du séisme de 1708.

Visite de l'usine l'Occitane en Provence

Une heure pour découvrir les coulisses de L’OCCITANE. La formulation de nos produits, notre engagement pour l’environnement et nos filières durables n’auront plus de secrets pour vous.

Depuis sa création en 1976, L’OCCITANE en Provence crée des soins aux huiles essentielles et des parfums naturels élaborés selon les principes de la phytothérapie et de l’aromathérapie. Inspirés de valeurs simples comme l’authenticité, le respect, la sensorialité et l’amélioration continue, chacun de nos gestes, chacun de nos choix est guidé par la double volonté de préserver et de transmettre. Les Laboratoires L’OCCITANE associent tradition, nature et expertise afin d’élaborer des cosmétiques naturelles et efficaces. Des textures aux fragrances, les soins L’OCCITANE s’inscrivent toujours dans un moment de bien-être, un geste sensoriel et gourmand.

Heures d'ouverture

Du 02/01 au 31/12/2019, tous les jours de 9h à 18h sauf les Jeudi de l'Ascension, 1er mai, 8 mai, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre. Ouvert 7 jours sur 7 du 29 avril au 31 octobre.

Chemin Saint-Maurice, Zone industrielle Saint-Maurice, 

04100 Manosque

Plan d'eau des Vannades

 

Le Lac/plan d'eau des Vannades à Manosque Le Lac des Vannades est un plan d'eau douce du Luberon. Des ombrages, des jeux pour les enfants, des oiseaux, un parcours sportif sont disponibles pour les amateurs de plein air. Les promeneurs, quant à eux, pourront se balader tout autour du Lac sans danger.


Samedi 3 juillet

04 - Forcalquier


Aire

(N° 30785)

Parking Espace Bonne Fontaine

04300 FORCALQUIER

Latitude : (Nord) 43.95752° Longitude : (Est) 5.79059° 

Tarif : Gratuit

Type de borne : Autre

Services :

Autres informations :

Grand parking plat

Aire CC stat. gratuit

 

Vaste aire gravillonnée et en terre battue, quatre allées séparées par des cyprès et éclairées et à 700 m du centre-ville.

GPS : 43.958401, 5.791440

 

Nombre de place(s) 20

Prix des services : gratuit

Prix du stationnement : gratuit

Ouverture/Fermeture : Ouvert toute l'année


Vous vous doutez bien que ne me suis pas arrêté à Forcalquier pour y voir son Maire !!!!

Forcalquier est riche d’un passé de cité comtale.

Les rues du centre historique invitent à la flânerie. 

De ruelles en places, de fontaine gothique en belles demeures, de cathédrale en chapelle, le patrimoine se laisse découvrir dans une ambiance de village provençal.

Sachez-que le cinéma est situé dans la chapelle d’un ancien couvent des Visitandines ?

Si vous aimez les marchés, vous ne serez pas déçus le lundi matin à Forcalquier ! Il se dit que c’est le plus grand marché de la région. Il s’étale dans toutes les rues de la ville dans une ambiance incroyable.

 Eveil des sens

Le Couvent des Cordeliers, quant à lui, abrite l’Université européenne des Senteurs et des Saveurs, un pôle de formation.

Dans ce couvent franciscain du XIIème siècle, qui possède notamment un cloître et de magnifiques jardins, vous pouvez éveiller vos sens et découvrir les usages et bienfaits des plantes lors d’ateliers sensoriels : atelier du parfumeur, de l’apéritif…

Panorama depuis la Citadelle

Un panorama à 360° vous attend en haut de la colline de la Citadelle. La vue se promène des toits de la ville jusqu’aux premiers sommets des Alpes à la vallée de la Durance et vers la montagne de Lure et le Luberon tout proches.

La Citadelle située à l’emplacement de l’ancien château des comtes de Forcalquier, est un ensemble de fortifications, surmonté par la chapelle Notre-Dame-de-Provence.

Carillon unique

Outre la vue, ce lieu va étonner vos oreilles ! En effet, à coté de la chapelle vous découvrirez l’un des rares carillons manuels de Provence qui se joue « à coup de poing ».

Le dimanche matin et les jours de fête vous pouvez entendre sa musicalité sur des airs traditionnels.

Côté musique, l’orgue de la Cathédrale Notre Dame du Bourguet est aussi remarquable.

Via Domitia

Des vestiges de la Via Domitia, ou voie Domitienne, sont présents non loin de Forcalquier. De cette grande voie romaine qui courrait de Rome au sud de l’Espagne demeurent relais routiers, ouvrages d’art, bornes milliaires, lieux de culte… qui font partie de notre passé.

C’est d’ailleurs ce chemin qu’empruntent encore de nos jours les pèlerins et randonneurs qui parcourent le chemin vers Saint Jacques de Compostelle et de Rome.

L'Eglise

04 - Cascade de Lurs

04 - Abbaye Notre Dame de Ganagobie

(43.99819 - 5.90776)

Surplombant la vallée de la Durance

du haut de son plateau boisé, le monastère bénédictin Notre-Dame de Ganagobie, fondé au Xe siècle par l'évêque Jean II de Sisteron, est réputé pour ses mosaïques médiévales. Ces dernières, situées dans l'abside centrale de l'église, constituent un véritable joyau de l'art roman. Réalisées au XIIe siècle, ces remarquables mosaïques polychromes, d'influence orientale, sont ornées de motifs géométriques et d'animaux fantastiques. Autre merveille à découvrir, le magnifique portail de l'église, avec son tympan sculpté représentant le Christ en Majesté.

Le monastère de Ganagobie est situé sur un plateau dominant la Durance, entre Sisteron et Manosque. Il est occupé par des moines, la communauté bénédictine Sainte-Marie-Madeleine. L'église d'époque romane peut être visitée.

04 - Mane

Bienvenue à Salagon

Découvrez le monument, le musée, les jardins, et plus encore : l'âme d'un lieu qui éclaire les liens entre la nature, l’histoire, et les hommes en haute Provence.

À la découverte de jardins remarquables

1700 plantes cultivées, un écrin de verdure, un livre à ciel ouvert…

Créés selon les principes de l’ethnobotanique et organisés d’après l’occupation agricole historique du site, les jardins de Salagon montrent ce que sont les relations entre les hommes et leur environnement végétal : usages, savoir-faire, représentations… Ils sont aussi une création esthétique, un outil pédagogique et un lieu de conservation de végétaux et de savoirs.

Le prieuré de Salagon

Un trésor du patrimoine en haute Provence

Classé dans son ensemble Monument historique en 1981, l'église de Salagon constitue avec le monastère de Ganagobie l’un des témoignages les plus remarquables de l’époque médiévale dans la région.

Vaste complexe architectural (50 m sur 30 m), le prieuré se compose d’une église du XIIe siècle, d’un logis prieural des XIIIe et XVe siècles, de dépendances à usage agricole : le tout s’organise autour de cours « caladées » (pavées de pierre) fermées par de hautes murailles.

La première impression d’une visite en ces lieux ? La sérénité, et une apparente simplicité… avant de découvrir pas à pas un site sans cesse remodelé au cours de 2000 ans d’occupation ininterrompue.

L’histoire commence au Néolithique, avec l’installation de cabanes, dont on devine encore les traces, sur un site déjà fertile. Une villa romaine est ensuite construite. Un site chrétien lui succède, attesté dès l’Antiquité tardive. Le bâtiment encore visible montre toutes les évolutions dont il a été le témoin depuis la première construction conservée : l’église, entre le XIe et le XIVe siècle.

L’église

Élevée à partir de la fin du XIe siècle en pierres calcaires extraites des carrières de Porchères, elle porte des éléments architecturaux et décoratifs témoins de l’art roman provençal : voûte en berceau, rosaces, rinceaux, chapiteaux ornés de feuilles d’acanthes, panneaux sculptés 
représentant des personnages ou des figures animales (masques humains, chasse au cerf, tête de bélier, tête de taureau, annonce aux bergers de la naissance de Jésus…).

À voir aussi dans la nef principale, une peinture murale réalisée au début du XVe siècle, la seule qui subsiste de cette époque.