Autour de St Marin


Lundi 5 Février

Venise - Ravenne

144 km - 2 h 08


(N° 8855)

 

via rocca Brancaleone
48121 RAVENNA (RA)
Latitude : (Nord) 44.42324° Longitude : (Est) 12.20418°  
Tarif : Gratuit
Parking en terre battue, éclairé, face à une entrée secondaire du fort.    idéal pour visiter la ville mais bruyant        

Mieux parait il pour passer la nuit

(N° 8856)

 Via Enzo Ferrari

Area Basilica S Apollinare

48124 RAVENNA (RA)

Latitude : (Nord) 44.37791° 

Longitude : (Est) 12.23487° 

Stationnement : 2,50 €

Eau, vidange gratuits

Type de borne : Autre

 

 

 

 

Services : Arrêt de bus à proximité

Autres informations : Sur pavés autobloquants

50 emplacements à partager

Stationnement limité 24 h



Mardi 6 Février

Ravenne - Ancône

159 km - 3 h 02


(N° 7267)

Via del Fornetto

Parcheggio pubblico comunale

60100 ANCONA (AN)

Latitude : (Nord) 43.60067°

Longitude : (Est) 13.48555°

Tarif : 2017

Stationnement, services, électricité : 12 €

Paiement en pièces avoir l'appoint

Type de borne : Plateforme

 

 

 

 

Services : Arrêt de bus à proximité

Autres informations : Accès 8 h à 22 h

30 emplacements

Stationnement limité 72 H

Géré par Associazione Campeggiatori Club Adriatico



Mercredi 7 Février

Ancône

Monuments et patrimoine

 

Colline du phare: coucher de soleil sur le golfe d'Ancône

 

  • Cathédrale Saint-Cyriaque (Duomo ou San Ciriaco), de style romano-byzantin; l'église est devenue la cathédrale peu après l'an Mil, et a été achevée en 1189. Une restauration précoce s’est ajoutée en 1234. C’est un bel édifice roman en pierre grise bâti en forme de croix grecque dominée par un dôme. L’église initiale (VIIIe siècle) avait la forme d'une basilique (rectangulaire) et a été construit sur le temple grec d'Aphrodite. La façade possède une porte gothique attribuée à Giorgio da Como (1228) qui à la particularité de posséder deux statues de lions qui soutiennent les colonnes. L’intérieur, qui possède une crypte sous chaque transept, a conservé dans l’ensemble son caractère initial. Il possède dix colonnes attribuées à l’origine au temple d'Aphrodite. L’église a été restaurée avec soin au cours des années 1980.

 

  • Arc de Trajan : de 18 mètres de haut, il a été érigé vers 114-115 de notre ère comme entrée de l’enceinte portuaire en l’honneur de l’empereur Trajan qui l’a créé. C’est l’un des plus beaux monuments romains des Marches. La plupart de ses ornements originaux en bronze ont disparu. Il se dresse sur un promontoire élevé auquel une large rangée de marches donne accès. Le passage de 3 mètres seulement de large est flanqué de deux colonnes corinthiennes sur des piédestaux. Une autre, attique, porte des inscriptions. La taille est celle de l’arc de Titus à Rome mais en plus grand, si bien que les personnages en bronze qui la surmontent, Trajan, son épouse Plotine et sa sœur Marciane servit de repère pour les navires qui approchaient le plus grand port de l’Adriatique de Rome.

 

  • Santa Maria della Piazza, église romane construite au Xe siècle mais remaniée jusqu'au XIIIe siècle, possède une jolie façade.

 

  • Loge des marchands (Loggia dei mercanti), Saint-François des escaliers (San Francesco delle Scale) et portail de l'ancienne église de Saint-Augustin (portale di Sant'Agostino), édifices entre le style gothique et proto-renaissance, conçu et construit par Georges le Dalmate au XIVe siècle, restauré depuis.

 

Le Lazaret, île pentagonale dans le port

 

  • Lazaret (Lazzaretto ou Mole Vanvitelliana), conçu par Luigi Vanvitelli en 1732, est un bâtiment pentagonal formant une île entourée de fossés de plus de 2 000 m2 de superficie. Il a servi de quarantaine pour protéger la défense militaire de maladies contagieuses qui arriveraient depuis la mer. Plus tard, il a été aussi servi d’hôpital militaire et sert actuellement lors de manifestations culturelles et d'un festival du cinéma en été.

 

  • Théâtre des Muses (Teatro delle Muse)

 

 

  • Musée archéologique national des Marches ou Museo archeologico nazionale delle Marche, exposant des collections préhistoriques, picénienne, grecques et romaines de premier plan.

 

  • Musée de la ville ou "Museo della città", avec des peintures de Luigi Vanvitelli et un grand modèle de la ville au XIXe siècle.

Jeudi 8 Février

Ancône - St Marin

108 km - 1 h 43


(N° 2549)

 

Strada della Baldasserona
Parcheggio N°13
Borgo Maggiore
47893 SAN MARINO (RSM)

 

 

 

Latitude : (Nord) 43.94055° Longitude : (Est) 12.4413° 

Tarif : Gratuit


Il y a 3 parking qui intéressent les CC à Saint Marin :
Le P 10, payant mais proche des ascenseurs (gratuits) qui conduisent au centre historique, qu'on peut utiliser le temps de visiter la ville. On peut y dormir (il y a même des prises 220V) mais il n'y a pas de borne de services.
Le P 12, gratuit et loin du centre, mais dont l'intérêt est de posséder une borne de services très bien conçue. Proche de la route il ne présente pas d'intérêt pour y dormir.
Le P 13, gratuit et idéal pour passer la nuit après avoir visité Saint Marin, et situé à 300m du téléphérique (payant) qui mène au centre historique. Il ne possède pas de borne de services ni de 220V.
Nous avons utilisé le P 10 le temps de la visite de Saint Marin, puis nous sommes descendus sur le P 13 pour dormir au calme et enfin, le lendemain matin, nous sommes passés par le P 12 pour faire les services.
Les autres parkings sont interdits aux CC.

C'est un peu vrai qu'il est difficile de prendre ce «pays» au sérieux! Mais San Marino, avec ses 30 000 habitants et son décor d'opérette, est bel et bien un pays représenté à l'ONU. Cependant, quand on apprend que le pays est souverain depuis au moins le 9ième siècle sans discontinuer, on ne peut qu'être admiratif.

San Marino est fort pittoresque et se visite en quelques heures. Le petit pays est magnifiquement situé sur les pentes du mont Titano, une arête de grès déchiqueté. D'aspect médiéval, la république présente de superbes points de vue et des perspectives spectaculaires sur les environs. San Marino possède plusieurs monuments et musées qui valent le détour, tels le Palazzo del Governo et la Basilica di San Marino. Mais, bien évidemment, on y va surtout pour ses trois pitons rocheux, les Roccas couronnées par trois «torri», aux extrémités de la ville fortifiée.

Rocca Gaïta

L'histoire de San Marino remonte loin dans le temps.Au tout début du 4ième siècle, un tailleur de pierres nommé Marin aurait quitté la Dalmatie pour s’installer à Rimini. Avec le début des persécutions contre les chrétiens, Marin  se réfugia sur le mont Titano, situé à proximité. Un nombre grandissant de chrétiens  vinrent le rejoindre et formèrent une communauté.

 

La Constitution de la république de Saint-Marin remonte à l'année 1600. 

Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil d'État, divisé en 10 ministères. Il est présidé par deux capitaines-régents élus tous les six mois. Le pouvoir législatif est dévolu à un Grand Conseil de 60 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel.

San Marino

 

La République de Saint-Marin serait donc la plus ancienne république du monde avec sa  constitution qui remonte à  1600.

Sa constitution écrite serait aussi la plus ancienne encore en application.

 

Rocca Montale

Les trois pitons rocheux sont couronnés par trois «torri», appelés aussi «penne» (plumes). Un chemin de ronde les relie entre eux. La vue sur les environs y est superbe.  On y aperçoit les Apennins (chaîne de montagnes italienne), la plaine environnante, Rimini et la mer jusqu'à la côte dalmate.

 

San Marino est situé à seulement une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Rimini. Le pays est entouré par les régions italiennes d'Émilie-Romagne et des Marches. 

Le mont Titano s'élève jusqu'à 750 mètres.


Vendredi 9 Février

St Marin


Selon la légende locale, vers l’an  un modeste tailleur de pierres nommé Marinus aurait quitté son île natale d’Arborea en Dalmatie pour s’installer dans la ville de Rimini en tant que maçon. Avant même que la grande vague de persécutions contre les chrétiens lancée par l’empereur Dioclétien en n’ait commencée, le pieux Marinus prit la fuite et se réfugia sur le mont Titano situé à proximité. Un nombre grandissant de persécutés vinrent le rejoindre et établirent ainsi sur le Titano une communauté chrétienne. La date officielle de naissance de cette communauté est aujourd’hui conventionnellement fixée au .

En 313 à la suite de l’édit de tolérance de Constantin et de la fin des persécutions, Marinus fut ordonné diacre par l’évêque de Rimini. Une patricienne romaine convertie au christianisme du nom de Donna Felicissima lui fit par ailleurs don du mont Titano, dont elle détenait jusque-là la propriété.

L’établissement définitif de la communauté de Saint-Marin est symbolisé par la mort de son fondateur à l’automne de l’an 366, et surtout par ses derniers mots : « Relinquo vos liberos ab utroque homine. » (« Je vous laisse libres des autres hommes »).

Vers l’an , l’accroissement continuel de la population avait fini par rendre nécessaire une expansion territoriale et l’achat de châteaux voisins et de leurs dépendances fut effectué à deux reprises. Peu de temps auparavant, Saint-Marin était devenue une cité-république à part entière dotée de son propre code juridique. Le plus ancien des codes ayant pu être conservé date de l’an . Au cours des trois siècles suivants, les lois saint-marinaises furent constamment précisées et mises à jour dans de nouvelles versions : le sixième et dernier code, publié le , est constitué de pas moins de six tomes et de 314 rubriques.

Dès cette époque, la république comptait pour sa protection sur une armée parfaitement formée et organisée dans laquelle tout homme âgé de 14 à 60 ans était susceptible de servir en cas de conflit. À partir de , la coutume fut prise d’élire deux capitaines-régents à la tête de la cité pour un mandat de six mois, une pratique encore en usage aujourd’hui.

Le Rocca o Guaita, un des châteaux de Saint-Marin.

La deuxième moitié du XIIIe siècle fut une période difficile pour la cité. La république de Rimini, d’obédience guelfe et alors sous la domination de la famille Malatesta, tenta de prendre le contrôle de Saint-Marin : seule une alliance contractée avec le gibelin comte d’Urbin Guy Ier de Montefeltro, puis son fils Frédéric Ier, permit de contrecarrer ce projet au bout de plusieurs années de combats qui ne s’achevèrent qu’en . Cette victoire ne mit cependant pas un terme aux tentatives d’annexion visant la ville. Dès , un ecclésiastique nommé Teodorico tenta de soumettre les Saint-Marinais au pape et à l’impôt : une longue dispute juridique s’ensuivit et fut résolue par un célèbre homme de droit et érudit originaire de Rimini, Palamède, qui trancha en faveur de Saint-Marin. À peine cinq ans plus tard en , ce fut la famille Feretrani qui tenta de revendiquer ce territoire mais sans succès : un nouveau jugement de Palamède, communiqué par ailleurs au pape Boniface VIII, établit cette fois clairement la souveraineté pleine et entière des Saint-Marinais.

Le conflit séculaire opposant la petite république à la famille Malatesta se termina en 1463 par la victoire de Saint-Marin, à l’issue de laquelle le pape Pie II attribua à la République les trois seigneuries de Fiorentino, Montegiardino et Serravalle. L’année suivante, la seigneurie voisine de Faetano fut volontaire pour intégrer à son tour la communauté saint-marinaise : cet épisode constitue à la fois la dernière guerre et la dernière expansion territoriale de Saint-Marin. César Borgia, le célèbre duc de Valentinois et fils du pape Alexandre VI, a certes envahi Saint-Marin en pour y imposer sa domination autoritaire. Néanmoins cette occupation fut de courte durée : l’armée de Borgia fut anéantie lors d’une révolte du duché d’Urbin à laquelle participèrent d’ailleurs quelques Saint-Marinais. La République abrita une petite communauté juive, forte d’une cinquantaine de personnes, jusqu’à la fin des années [4]. La communauté était organisée autour du banquier, qui favorisait la venue d’autres Juifs, commerçants, orfèvres ou encore merciers. Si la petite communauté était concentrée dans une rue, la « Contrada Santa Croce » surnommée aujourd’hui encore le « ghetto »[réf. nécessaire], les Juifs de Saint-Marin, au contraire de leurs coreligionnaires des Marches, ne furent jamais reclus dans un ghetto.

Une nouvelle invasion du territoire fut l’occasion de ressusciter la fierté nationale des Saint-Marinais : le , le cardinal Giulio Alberoni, légat du pape en Romagne, s’attaqua à la République. Alberoni agissait ainsi pour son compte personnel et non par ordre du pape, et c’est vers ce dernier que Saint-Marin se tourna. Clément XII envoya sur place le cardinal Enrico Enriquez pour lui rendre compte de la situation. Sur la base des indications fournies par ce dernier, le pape enjoignit immédiatement au cardinal Alberoni de libérer Saint-Marin : le , moins de six mois après l’invasion, la République retrouva ainsi sa liberté.

Lorsqu’à partir de 1796, Napoléon Bonaparte assura sa domination à travers toute l’Italie en y fondant plusieurs États-satellites (République romaine à Rome, République parthénopéenne à Naplesetc.), Saint-Marin s’empressa de conclure des accords commerciaux avec ces nouvelles entités politiques, manifestant ainsi son alliance avec Bonaparte.

Giuseppe Garibaldi a trouvé refuge à Saint-Marin, dont il a obtenu la citoyenneté.

Il est souvent rapporté que Bonaparte, au cours de la campagne d’Italie, aurait donné l’ordre à ses troupes de s’arrêter aux frontières de Saint-Marin et de ne pas les franchir — le futur empereur était, selon plusieurs témoignages[Lesquels ?], un grand admirateur de ce petit État qui n’avait jamais fait acte de soumission à quiconque. En guise d’hommage, il voulut même offrir à Saint-Marin deux canons, plusieurs chariots de céréales et surtout une expansion territoriale jusqu’à la mer. La perspective d’étendre leur territoire et de s’imposer aux yeux des autres nations fut déclinée : la communauté avait en effet parfaitement conscience qu’il leur aurait été par la suite impossible de vivre en harmonie avec leurs voisins et seuls les chariots de victuailles, peu compromettants, trouvèrent grâce à leurs yeux.

Pendant toute la période dite du Risorgimento au cours de laquelle les mouvements révolutionnaires se multiplièrent en Italie, Saint-Marin servit de terre d’asile à de nombreux exilés. Après la répression des révolutions de 1848/49, Giuseppe Garibaldi y trouva par exemple refuge avant de recevoir la citoyenneté saint-marinaise en .

Dès le , un traité d’amitié et de coopération fut conclu entre Saint-Marin et le nouveau Royaume d’Italie, les deux États y étant considérés sur un pied d’égalité. La convention fut renouvelée le .

La neutralité de Saint-Marin          pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après l’accession au pouvoir le des deux premiers capitaines-régents d’idéologie fasciste, le Parti fasciste saint-marinais (Partito Fascista Sammarinese) remporta la majorité absolue des sièges lors des élections du 4 avril. Par la suite et malgré sa collaboration affichée avec le dictateur Benito Mussolini, la République ne fournit aucun soldat aux forces armées italiennes. Par ailleurs, la traditionnelle neutralité du petit État conduisit le gouvernement fasciste de Saint-Marin à ne pas s’engager officiellement dans la Seconde Guerre mondiale. Le  vit finalement la dissolution du Parti fasciste saint-marinais, trois jours après le renversement de Mussolini. Le petit état accueillit par la suite près de 100 000 réfugiés fuyant les combats plus au sud.

Après avoir chassé les troupes allemandes de la région, les Etats-Unis s’installèrent à Saint-Marin à titre provisoire jusqu’en , notamment pour aider au rapatriement des nombreux réfugiés qui s’y trouvaient.

Le pays a la particularité d’avoir été le premier pays d’Europe de l’Ouest à avoir un gouvernement communiste : entre 1945 et 1957, le Parti communiste saint-marinais gouverna en coalition avec le Parti socialiste saint-marinais. Saint-Marin est ainsi le premier pays au monde dans lequel un parti communiste est arrivé au pouvoir à la suite d’élections libres. Une nouvelle coalition dominée par les communistes – alliés cette fois à un autre parti socialiste minoritaire – gouverna entre 1978 et 1986, date à laquelle les communistes constituèrent un gouvernement avec leurs adversaires traditionnels du Parti démocrate-chrétien saint-marinais, les démocrates-chrétiens étant cette fois majoritaires. En 1990, le Parti communiste, imitant le Parti communiste italien, abandonna l’idéologie marxiste-léniniste et se rebaptisa le « Parti progressiste démocrate ».

Saint-Marin est devenu en 1988 un membre du Conseil de l’Europe et a adhéré en 1992 à l’Organisation des Nations Unies.


Samedi 10 Février

St Marin - Venise

260 km - 4 h 15