Projet mi Juin - mi Juillet

La route de la lavande

Castellane - Moustiers ste Marie

45 km

1 h 06


Castellane

Moustiers


Moustiers


Moustiers ste Marie - Apt

123 km

2 h 35


Moustiers

Lourmarin

Bonnieux

Parking

43.825001 - 5.306770


D.36 – D.943 – D. 232.

Sur le versant nord du Luberon, Bonnieux est au sommet de la combe qui fait face à celle de Lourmarin.

Derrière le village, sur la crête du Parc Naturel du Luberon, s’étendent sur environ 250 hectares, trois communes (Bonnieux, Ménerbes et Lacoste) et la forêt de Cèdres issue du Moyen Atlas.

L'architecture de Bonnieux, cité papale pendant environ 500 ans, témoigne du prestige de ses occupants au cours des siècles : dignitaires ecclésiastiques, comtes, seigneurs... jusqu’à la modernité du XIXe. Moins touristique que Gordes, le village a conservé toute son authenticité, ses rues escarpées et pentues, ses fontaines et ses lavoirs, sa vieille église - ou église haute, mélange de roman et gothique - et une vue qui se mérite...

Toujours en hauteur, la Tour Philippe, conçue par l’artiste sculpteur Philippe Audibert, il voulait voir la mer - il est mort avant d’achever son projet. Par beau temps on peut voir l’étang de Berre !

À voir si possible, le Jardin de la Louve (se renseigner à l’office du tourisme), magnifique orchestration de la nature, il a été créé en 1990 par Nicole de Versian et a reçu une distinction : label "jardin remarquable".

Au printemps, un doux parfum de lavande accompagne les promenades jusqu’à la fin de l’été, les abeilles se délectent de ces fleurs pour nous régaler de leur miel de lavande. Son huile essentielle a des vertus médicinales (calmante, antiseptique, bactéricide...). Deux distilleries à visiter : Les Agnels à Buoux et Apt Aromatiques à Apt.

Au col pointu, si vous allez en direction d’Apt, le Mas des abeilles vous accueille pour déguster toutes leurs fabrications à partir de la lavande.

Sur place

  • Vestiges des Tours et remparts XIIIe
  • Hôtel Rouville XVIIIe (ancienne mairie)
  • Église Haute
  • Église neuve (1870)
  • La Tour Philippe
  • Pont à Coquille (1722)
  • Table d’orientation
  • Église Louise Bourgeois
  • Le jardin de la Louve à Bonnieux
  • Enclos des Bories à Bonnieux
  • Musée de la Boulangerie  

Saignon

Parking

43.861401 - 5.429100


"C'était près.

En pays heureux.

Élevant sa plainte au délice,

Je frottai le trait de ses hanches

Contre les ergots de tes branches,

Romarin, lande butinée"

Sept Parcelles de Luberon - de René Char

Saignon s'étire au sommet d'une colline - dernier éperon du Petit Luberon qui se détache du plateau des Claparèdes  - et domine la vallée d'Apt. Il est arrosé par deux rivières le Cavalon et l'Aiguebrun. La nature environnante y est exceptionnelle grâce à un climat tempéré.

Comme figure de proue de ce charmant village, une curiosité naturelle, un rocher à quelque 30 m de haut se détache nettement et surplombe les habitations de Saignon. Sur celui-ci les vestiges de trois châteaux à deux tours et un donjon, ils servent la composition de ses Armoiries.  

Par beau temps, ce qui est assez fréquent, du Rocher de Bellevue de Saignon, vous pouvez apercevoir le Jardin des Doms d'Avignon, suivre la Durance jusqu'à Caumont et bien sûr admirer le Mont Ventoux.

Sa géomorphologie, sa forteresse et son emplacement lui valurent, depuis l'Antiquité, un rôle d'avant-garde, pour la ville d'Apt, d'où l'origine supposée de son nom, signum : signal.

Au Moyen-Âge, l'église romane Notre-Dame était un lieu de pèlerinage pour tous ceux qui empruntaient la Via Domitia vers Saint-Jacques-de- Compostelle. Elle conserve en son sein le reliquaire de la Sainte Croix.

Ce village, aux accents chantants du Midi, recèle une multitude de trésors que vous pourrez observer au détour de ses ruelles pentues, de ses places fleuries et ornées de fontaines - dont une monumentale parée de statues allégoriques, à l'agriculture et l'industrie, par le sculpteur Elzéar Sollier.

À propos de trésor ne manquez pas de visiter le Potager d'un Curieux, un amoureux de la biodiversité y cultive quelques étranges légumes quelque peu oubliés.

Lieux d'intérêt à voir dans le village de Saignon

  • - L'église Notre-Dame de Pitié ou Sainte-Marie de Saignon
  • - Abbaye St-Eusèbe
  • - Le moulin à huile
  • - L'évêché
  • - Le beffroi
  • - Le lavoir à trois bassins - Les fontaines
  • - Vestige des châteaux - Les remparts

Son petit patrimoine

  • - La Table d'orientation
  • - La porte des remparts
  • - La Gargouille... plongeante !
  • - La maison proche de la chapelle
  • - La volée de marches

Apt

(N° 3695)

63 impasse de la Fantaisie

Camping les Cèdres **

84400 APT

Latitude : (Nord) 43.87759° Longitude : (Est) 5.40347° 

 

Tarif : 2020

Emplacement, 2 personnes, électricité 10A : 17,20 € à 18,50 €

Eau : 1,60 €/100 litres

Vidanges : 3,60 €

ACSI

Type de borne : Artisanale

Services :

Accès handicapés

Lave linge

Piscine

Epicerie de dépannage

Petite restauration

Autres informations :

Ouvert du 01/03 au 31/10

110 emplacements

Tél : +33 4 90 74 14 61

campinglescedres@oange.fr

https://www.escapade-vacances.com/fr/destinations/apt


La cité d'Apt fut fondée par les Romains sur la Via Domitia (RN100) en 45 av J.-C.

La cité était dotée d'un forum, d'un arc de triomphe, de temples, de thermes et d'un théâtre. Nombreux vestiges existent toujours dont le Pont Julien qui enjambe le Coulon en contrebas de la ville.

Le Haut Moyen Age a vu la construction de fortifications et l'implantation intra-muros de la cathédrale Sainte-Anne, bâtie en 1052 et plusieurs fois remaniée au cours des siècles. La cathédrale Sainte-Anne est l'une des plus anciennes églises de Provence et la plus ancienne d'Occident dédiée à la mère de la Vierge Marie. La cité se groupe autour de cette édifice. Le centre de la ville actuelle est très ancien avec des passages voûtés, de  petites rues étroites et sinueuses, des placettes arborées et des hôtels particuliers. Les anciens remparts ont pour le plupart cédé la place à des grands boulevards.

Occupant toute la vielle ville, le grand et célèbre marché provençal a lieu tous les samedis matins.

Aujourd'hui classé marché d'exception parmi 100 marchés de France pour son ambiance et son authenticité, déjà au Moyen Age sa notoriété dépassait le cadre local et même régional.

Lieu d'échanges et de rencontres, on y trouve sur les étals colorés toutes sortes de produits, du terroir et artisanaux, le tout dans l'ambiance chaleureuse typique de la Provence.

Parmi ses produits, le visiteur trouvera les fameux fruits confits d'Apt, gourmandises jadis offertes au papes d'Avignon au XIVe siècle.

Aujourd'hui mondialement connus et fleuron des vieilles traditions aptésiennes, ces fruits cristallisés, artisanalement ou par des méthodes plus industrielles, ont fait le renom d'Apt et lui ont valu d'être labellisé « Site Remarquable du Goût ».

La faïencerie a aussi permis à la ville de se développer.

Grâce à ses terres argileuses et ses ocres, le pays d'Apt a une longue tradition potière. Tout à commencé en 1728 lorsque Louis XIV demanda à sa noblesse de sacrifier sa vaisselle d'argent pour soutenir son effort de guerre. Les faïences d'Apt ont la spécificité de présenter cette « marbrure aptésienne ». L'industrie atteint son apogée au XVIIIe siècle et prend encore de l'ampleur avec la découverte de la terre flammée. Aujourd'hui, les artisans perpétuent encore cette tradition.   

A voir et visiter à Apt :

  • La Cathédrale Sainte-Anne, bien sûr.  Sa nef et son clocher roman datent du XIIe siècle et la nef centrale du XVIe et du XVIIe siècle. En 1660, à la naissance du futur Louis XIV, Anne d'Autriche est venue à Apt pour prier à la cathédrale et remercier la sainte. 
  • Ses cryptes :  la crypte inférieure est la plus ancienne tandis que la crypte supérieure contient des reliques dont le voile de Sainte-Anne (un étendard arabe) et un autel du Ve siècle. Parmi ses trésors on peut voir de l'orfèvrerie sacrée, objets de culte et ornements, manuscrits et une collection de coiffes de mariage ;
  • La Porte de Saignon et Tour de l'Hôpital : ce sont les seuls vestiges des anciennes fortifications de la cité romaine. Au XVIIIe siècles les pierres venant des ruines de la cathédrale paléochrétienne servaient a construire de nouvelles tours et renforcer les remparts ;
  • La Chapelle Sainte-Catherine avec sa façade du XVIIe siècle et sa fontaine, dans la rue Scudéry ;
  • L'ancien Couvent des Carmes, inscrit aux monuments historiques depuis 2011 ;
  • Le marché paysan d'Apt tous les mardis matin ;

Et n'oublions pas la lavande et le lavandin. La seule commune de Lagarde d'Apt concentre à  elle seule 20% de la production française de lavande fine. La floraison a lieu de juin à fin juillet, la récolte et distillation de mi-juillet à fin août.

 

La Maison du Fruit Confit à Apt

Depuis 2018, la Maison du Fruit Confit vous propose une boutique rénovée et agrandie composée d’un espace de 300m² dédié à la vente directe de fruits confits.

Une table de dégustation est mise à votre disposition vous permettant de découvrir nos produits.

De plus, grâce à notre espace muséographique doté d’un parcours olfactif, nous vous plongerons dans l’univers du fruit confit et ses secrets tout en stimulant vos cinq sens.

Pour se faire, nous vous proposons des visites guidées tous les mardis matin à 10h30 (5€ /personne) ou bien des visites libres (gratuit). 

  • Horaires d’été : Nous sommes ouverts du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h30 (avril à septembre)
  • Horaires d’hiver : Nous sommes ouverts du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et et de 14h à 18h et les dimanches de décembre de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30 (octobre à mars)

Apt - Cavaillon

62 km

1 h 26


Apt

Rustrel

Parking

43.923500 - 5.484300


Gordes

La Rouguiere

D.15 – D.2.

Abbaye de Sénanque

Parking

43.930302 - 5.188700


Coustellet

D.900 – D.178A – D.178 – D.3.

Cavaillon

(N° 30520)

 

495 avenue Boscodomini

84300 CAVAILLON

Latitude : (Nord) 43.82073° Longitude : (Est) 5.03735° 

 

Tarif : 2020

Stationnement, services : 9,30 à 13,30 €

Stationnement, services : 5 €/2h

Taxe de séjour : 1,30 €

Automate de paiement


Type de borne : AIRESERVICES

Services :

Réservation possible non obligatoire

Entrée commune avec le camping

Autres informations :

Ouvert toute l'année

22 emplacements larges, plats et stabilisés

17 prises électriques

Tél : +33 298 537 858

contact@aireparkreservation.com 

https://www.aireparkreservation.com/aires-camping-cars/provence-alpes-cote-azur/vaucluse/cavaillon-camping-de-la-durance


La ville est située dans la vallée de la Durance, à l'extrémité ouest de la montagne du Luberon. Ancien siège épiscopal, Cavaillon a fait partie du Comtat Venaissin de 1274 à 1791. Il s'agit aujourd'hui de la commune la plus peuplée du Parc naturel régional du Luberon et de la quatrième commune la plus peuplée du département de Vaucluse

Culture et patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine antique

Riche en vestiges archéologiques, la ville a livré l'entrée des anciens thermes romains dont on peut admirer les arcs d'intersection (du ier siècle, déplacés au XIXe et remontés sur la place du Clos). Ces arcs sont aujourd'hui connus et classés sous le nom d'arc antique de Cavaillon.

Patrimoine médiéval et baroque

  • La cathédrale Notre-Dame et Saint-Véran.
  • Parmi les édifices remarquables, il faut mentionner l'ancienne cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran, place Voltaire, du xie siècle, et ses orgues ensemble des 2 tribunes d'orgue, 2 buffets d'orgue et partie instrumentale de l'orgue. Le bâtiment semble très sobre à l'extérieur du fait des remaniements successifs mais très riche à l'intérieur. Un très riche mobilier baroque classé orne les murs de l'édifice : tableaux de Nicolas Mignard et Pierre Mignard, retables recouverts de feuille d'or de Barthélémy Grangier, sculptures de Jean-Ange Maucord, fresques reproduisant les décors médiévaux. C'est un site exceptionnel en cours de restauration pour la stabilisation de l'édifice et la redécouverte des décors se trouvant derrière les retables.
  • La chapelle d'ermitage (chapelle Saint-Jacques, chemin de l'Hermitage, du xiie siècle), érigée au sommet d'une colline du même nom fut une étape de la route de Saint Jacques de Compostelle50. Le lieu fut aussi un refuge pour ermite dont le plus connu est le bienheureux César de Bus, fondateur dans la cité-Etat d'Avignon de la congrégation des Prêtres de la doctrine chrétienne. D'autres chapelles sont visibles comme la chapelle Saint-Benoît de Cavaillon appelée aussi chapelle du Grand Couvent, qui fut depuis la Révolution jusqu'à 1997 la Bibliothèque municipale et actuellement un lieu d'exposition.
  • Le bâtiment abritant le musée archéologique date de 1755. Il s'agit en fait de la chapelle de l'Hôpital et de son corps d'entrée qui ont subi une canonnade lors de l'invasion de Cavaillon par les révolutionnaires français en janvier 1791. En témoigne un éclat de canon sur sa façade. Menacée de destruction au début du xxe siècle, la chapelle a été racheté par la famille Jouve, une famille Cavaillonnaise très fortunée et engagée en faveur du patrimoine et de la conservation des monuments de la ville. L'édifice a été transformé en musée archéologique.
  • La synagogue de Cavaillon, rue Hebraïque, ainsi que son Mikvé, fut construite au XVe, puis reconstruite xviiie siècle. C'est la deuxième synagogue la plus ancienne de France après la synagogue de Carpentras qui elle date du xive siècle. La synagogue de Cavaillon ne peut se dissocier de sa carrière, c'est-à-dire une rue dans laquelle se massait des juifs qui ne pouvait vivre ailleurs en raison des autorités comtadines qui toléraient les juifs dans le Comtat Venaissin, mais qui ne souhaitaient pas un mélange avec la population. La carrière de Cavaillon est le seul quartier juif à subsister, les autres quartier juif du Comtat (L'Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras, Pernes-les-Fontaines) et d'Avignon, ont tous été détruits entre le XIXe et le XXe siècle.
  • L'Hôtel d'Agar est un hôtel particulier des XIIe, XVe et xviiie siècle, inscrit Monument Historique depuis 2011. Il rassemble une collection historique muséale privée. L'Hôtel d'Agar est ouvert au public lors d'expositions temporaires, en hiver et en été.

« Au cœur de Cavaillon, l’hôtel d’Agar est bâti, comme la cathédrale Saint-Véran toute proche, sur les ruines de la ville romaine qui s’était développée au bas de la colline Saint Jacques.

Les premiers éléments de ce qui sera l’hôtel d’Agar datent du xiie siècle. Tel qu’il apparaît aujourd’hui, l’hôtel d’Agar comprend nombre d’éléments remarquables : tour gothique octogonale avec son escalier à vis et ses gargouilles, salles seizième et dix-septième ornées de plafonds peints – peut-être à l’occasion de la visite de François Ier dans la ville en 1537 – et de cheminées à décors de gypses, petite façade Louis XIV donnant sur la place Cabassole.

En outre, l’hôtel dispose d’un merveilleux jardin, riche de multiples trésors, l’un des rares intra muros de Cavaillon.

Et l’un des plus anciens puisqu’on relève des traces de jardin depuis au moins deux millénaires. Les archéologues sont donc à la fête : restes d’un temple hellénistique avec ses enduits peints, d’un temple de Mithra et, surtout, le fameux « trésor de Cavaillon », plus de 300 deniers d’argent en parfait état. Ce trésor a été découvert en 2010 et constitue le plus important découvert dans le Vaucluse. »

À l'extérieur de la ville,

  • Le pont aqueduc de la Canaù témoigne des nombreux aménagements réalisés au cours de siècles pour favoriser l'irrigation des terres arables et permettre le développement de l'agriculture}. Ce pont-aqueduc fait partie d'un ouvrage plus vaste, le canal Saint-Julien, creusé au xiie siècle.

Patrimoine contemporain

  • L'Hôpital de Cavaillon est un vaste complexe de santé situé au pied de la colline Saint-Jacques. Il succède à l'ancien hôtel-dieu datant de la fin du Moyen-Âge et fut inauguré en grande pompe le 4 septembre 1907 par l'ancien président de la République Émile Loubet, le président de la Chambre des Députés Henri Brisson et le vice-président du Sénat Gustave Robinet. Vaste et moderne, l'hôpital de Cavaillon est typique de l'architecture républicaine du début du XXe siècle : esthétique et fonctionnel, il arbore sur le fronton de son pavillon central la mention « République Française » en gros caractère à gauche et la devise républicaine à droite. Le centre étant occupé par une horloge. L'hôpital est doté d'une architecture éclectique. Plusieurs styles se mélangent comme le néoclassique, mais aussi le style mauresque mais aussi à certains endroits une touche néogothique. Les matériaux sont aussi particuliers. S'il y a bien de la pierre de taille des carrières alentour, l'édifice est aussi construit avec de la brique visible sur les clés de voûte des fenêtres. Les architectes n'ont pas tenu compte des éléments architecturaux locaux (pierre, tuiles). Il semble que l'édifice soit une commande des autorités locales (mairie, conseil général du Vaucluse et préfet) et qu'il soit conforme à un aménagement standard d'établissement public de ce début de siècle, mais ô combien sensible au regard. Ce bâtiment d'une grande majesté a été classé à l'inventaire du patrimoine. On trouve des exemples de ce type d'architecture ailleurs dans le Vaucluse comme l'école publique Saint-Ruf à Avignon ou encore l'école primaire Henri Bosco d'Apt.
  • Le Monument de l'Étoile est un monument situé sur la place Léon-Gambetta à Cavaillon de 1959 à 2013 et sur le carrefour Bellevue depuis 2013.

L'Étoile, comme la désigne les Cavaillonnais, est une sculpture d'art contemporain en bronze sur socle représentant un polyèdre étoilé de Pythagore d'une hauteur de 3 mètres et dont le poids varie entre 1,5 et 1,8 tonnes. Il s'agissait à l'origine d'un giratoire de type rond-point qui fut mis en place par la municipalité socialiste de l'époque sous la houlette du maire Fleury Mitifiot. Il remplace alors un monument dédié à Léon Gambetta érigé en 1907 et dont certains éléments en bronze ont été fondu en 1943 par les Allemands pour en faire des obus.

Le polyèdre se trouvait sur un socle en béton armé circulaire qui se trouvait lui-même au centre d'un bassin lui aussi circulaire duquel jaillissaient des jets d'eau droits et inclinés.

Autour de cette grande fontaine, un espace circulaire servait de jardinière.

Autour de cette jardinière circulaire, une calade circulaire représentait des vagues avec deux formes de couleurs: des galets gris (pour représenter les vagues) et des galets blancs pour représenter le fond.

Dans le projet de Philippe Guidoni, le polyèdre devait être conçu en verre trempé, mais en raison du coût et de la difficulté de création, il fut réalisé par Eugène Roure, un fondeur marseillais qui l'a réalisé en bronze et l'a installé sur place en 1959.

Le monument symbolisait la pureté, l'harmonie, l'équilibre, l'absolu de la juste mesure.

C'était à la fois un lieu de rendez-vous pour les Cavaillonnais et un symbole de la ville: il est d'ailleurs autant représenté sur les cartes postales que le fameux melon. Le monument marquait même d'ailleurs par le nom de sa sculpture la place, qui est devenue communément la « place de l'Etoile ».

En 2010, il est incorporé dans le projet du plan FISAC et l'atelier Ville et Paysage dans le cadre de la requalification du cœur de ville. Le projet prévoit alors de supprimer la jardinière et la calade afin de permettre une meilleure appropriation de la fontaine et de créer des brumisateurs autour du monument afin de faire un effet mystère. Pourtant, le 3 février 2013 le monument est démoli dans la nuit, en catimini par la Ville qui propose un nouveau plan de rénovation mais devant les nombreuses protestations des Cavaillonnais elle propose un vote pour replacer le polyèdre sur un autre rond-point58. On a parlé alors de la « place de l'Étoile sans l'Étoile » ou encore « L'Étoile a filé ! », expression qui parut à la Une des journaux locaux tel que La Provence.

Il fut replacé sur le carrefour Bellevue le 27 septembre 2013 après une sérieuse rénovation, 200 mètres en aval de la place Gambetta. Le polyèdre est placé sur un nouveau socle en pierre de taille et illuminé la nuit avec des variantes de couleurs. Il aura orné la place Gambetta durant plus d'un demi-siècle.

Quant à la place Gambetta, elle est depuis ornée d'une illustration de l'Étoile posée sur le nouveau rond-point afin que les Cavaillonnais continuent à l'appeler « Place de l'Étoile », une illustration réalisée avec de la peinture blanche pour route.

Patrimoine religieux

  • Chapelle du Grand Couvent, Grand Rue.
  • Chapelle de l'Hôtel Dieu, Grand Rue.
  • Chapelle Notre-Dame des Vignères, de Vignières.
  • Église Notre-Dame des Vignères, de Vignières.
  • Temple réformé, route du Pertuis.
  • Église protestante évangélique, avenue Yvon Daries.

Cavaillon - Alès

110 km

1 h 42