Projet mi Juin - mi Juillet

La route de la lavande

Forcalquier - Puimoisson

75 km

1 h 28


Forcalquier

La Brillanne

Parking

43.931900 - 5.890090


D.48 – D4.

Gros bourg provençal, La Brillanne s'étend des deux côtés de la route nationale, entre pelouse bien verte et haies fleuries de lauriers roses.

Une allée de platanes vous conduira dans la partie la plus pittoresque du village, étagée sur une petite hauteur où se dressait autrefois un château et transformée aujourd’hui en belvédère, le belvédère du Château !

Le “chemin des Garri” vous y conduira : profitez-en pour admirer en passant quelques belles maisons de pierre, une grosse fontaine bien rafraîchissante, et enfin, la vieille tour ronde et quelques vestiges de remparts.

Arrivé sur la vaste esplanade plantée de cyprès et de bancs verts accueillants, outre un aperçu sur le reste du village, les toits de vieilles tuiles et le clocher de l'église, vous aurez également une vue merveilleuse sur la vallée de la Durance.

Là, vous vous sentirez au coeur de la Provence de Giono !

Le reste du village, s'il n'est pas très coquet, présente néanmoins quelques coins et recoins, escaliers menant dans des ruelles tranquilles, aux façades grises égayées de volets vert amande ou bleu lavande, et autres sympathiques tonnelles croulant sur les vignes, d'où se dégage une agréable impression d'intimité...!

... et de chaleur humaine, car vous serez salué par les gens du cru, jeunes ou vieux, qui savent encore prendre le temps de vivre !

A voir, à visiter :

  • Église.
  • Vestiges de remparts.

Oraison

Parking

43.912102 - 5.915870


D4.

Lieux et monuments

 

  • les ruines de Villevieille,
  • le pont aux 7 arches,
  • le pont roman,
  • les fontaines du village, 
  • kiosque à musique...

Le château

Le château situé en plein centre ville fut construit à la fin du Moyen Âge ou pendant la Renaissance par la famille d'Oraison. Il fut profondément remanié par la famille de Fulque, originaire de Valensole, qui fit l'acquisition du marquisat d'Oraison en 1720.

Ce château, conservé par cette même famille de Fulque jusqu'à la Révolution de 1789 et après, fut vendu en 1806 à trois particuliers du lieu.

On le suréleva par la suite d'un étage pour y loger une magnanerie (Laugier).

Louis Pasteur vint y étudier en 1868 les maladies du magnan (nom du ver à soie en sériciculture).

Dans les années 1950, cette magnanerie alors désaffectée, abrita un temps l’atelier de production des cartes postales d'Oraison, déplacé par la suite à l'emplacement de l'actuelle gendarmerie.

Architecture utilitaire

Pont roman.

Le petit pont de pierre85 en dos-d’âne dit "roman" (car il est construit selon les techniques médiévales) sur le Rancure date de 1697 et fait 35 m de long, avec une arche de 25 m. Il a été construit pour conduire les eaux de la source de la Boucharde jusqu'aux fontaines du village.

Le pont sur la Durance à 7 arches entre La Brillanne et Oraison, long de 285 mètres, est inauguré le 2 avril 1888.

L’hippodrome, le 1er hippodrome des Basses-Alpes date du 25 novembre 1900. Quelques courses hippiques y ont lieu chaque année.

Oraison a un plan d'eau, le plan d'eau "les Buissonnades".

Manosque

D6. Route de Manosque.

Adieu plateau, direction la ville de Valensole puis Allemagne-en-Provence par la D15.

Une tranche de plaisir cette petite route qui vire et tournicote dans une agréable chênaie.

Avant Mézel, au bord de la route, une Maison de Pays vante l’artisanat et les produits de terroir du Verdon.

Faîte ensuite un crochet et montez jusqu’au petit village de Thoard, en passant par Digne-les-Bains, où vous pourrez admirer les champs de lavandes.

Buvez un coup avant de poursuivre sur la D3, classée « Route du Temps » par la réserve géologique de Haute Provence, qui secoue un peu.

Ici, rien n’y laisse penser que nous sommes au XXIème siècle.

Descendez le col du Bonnet parmi les chênes et vous revoilà sur la N85 jusqu’à Châteauredon.

Visite de l'usine l'Occitane en Provence

 

DESCRIPTION

Une heure pour découvrir les coulisses de L’OCCITANE. La formulation de nos produits, notre engagement pour l’environnement et nos filières durables n’auront plus de secrets pour vous.

Depuis sa création en 1976, L’OCCITANE en Provence crée des soins aux huiles essentielles et des parfums naturels élaborés selon les principes de la phytothérapie et de l’aromathérapie. Inspirés de valeurs simples comme l’authenticité, le respect, la sensorialité et l’amélioration continue, chacun de nos gestes, chacun de nos choix est guidé par la double volonté de préserver et de transmettre. Les Laboratoires L’OCCITANE associent tradition, nature et expertise afin d’élaborer des cosmétiques naturelles et efficaces. Des textures aux fragrances, les soins L’OCCITANE s’inscrivent toujours dans un moment de bien-être, un geste sensoriel et gourmand.

Heures d'ouverture

Du 02/01 au 31/12/2019, tous les jours de 9h à 18h sauf les Jeudi de l'Ascension, 1er mai, 8 mai, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre. Ouvert 7 jours sur 7 du 29 avril au 31 octobre.

Chemin Saint-Maurice, Zone industrielle Saint-Maurice, 

04100 Manosque

Valensole

Parking

43.842184 - 5.981442


D6. Route de Riez. Ici s’étend le mythique territoire de la lavande.

Lieux et monuments

Une association de Valensole, "Les Drailles de Saint Mayeul", a pour objectif la sauvegarde du patrimoine local.

Sites

Deux jardins classés se trouvent à Valensole,

  • le Clos de Villeneuve, bastide dont les jardins possèdent le label jardin remarquable,
  • le château du Grand Jardin.

Architecture civile et militaire

  • La Grand rue
  • Maisons à encorbellement
  • Le château de Bars, construit en 1627, est disposé autour d’une tour ronde centrale

À Villedieu, se trouvent:

  • un ancien relais de poste
  • La chapelle Sainte-Madeleine, proche de Villedieu, est simple et rustique : nef plafonnée, abside en cul-de-four ; un portail sud existait (bouché) ; la façade occidentale est percée d’une petite baie. L’ensemble date du xie siècle
  • L'ancien château de Villedieu, restauré au xxe siècle, ancienne résidence de la famille seigneuriale de Salve de Villedieu.
  • Valensole compte plusieurs maisons à encorbellement, dont certaines du xviiie siècle et d’autres plus anciennes. La fontaine de la place Thiers porte la date de 1734 (mais la DRAC la date du siècle précédent) : elle comporte un bassin circulaire et un pilier central, qui porte les quatre rostres fournissant l’eau, l’ensemble étant classé monument historique. Le lavoir est assez imposant, avec cinq bassins, et daterait de 1681.
  • Sur la façade d’une maison privée de la place des Héros de la Résistance, un cadran solaire blanc et sans légende date de 1903
  • Les monuments commémoratifs.
  • La Grande Fontaine et son bassin
  • Les rostres de la Grande Fontaine
  • Le lavoir et sa fontaine

Patrimoine religieux[

Cour du doyenné et clocher de l'église

Chapelle du Tholonet à Valensole

L’église paroissiale Saint-Blaise, ancien prieuré de l’abbaye de Cluny fondé par saint Maïeul, domine le village. La nef, reconstruite en 1789-1790, forme une croix latine, et est comprise entre une façade occidentale romane et un chœur vaste et remarquable par son architecture gothique du xive siècle (selon Raymond Collier) ou des xie et xiiie siècles selon les Monuments historiques.

Les deux travées du chœur sont voûtées d’ogives.

Des colonnes et colonnettes encastrées dans les murs, avec des chapiteaux ornés de feuilles d'acanthe et de figures fantastiques, soutiennent les arcs et les croisillons de la voûte.

Les bas-côtés sont ajoutés au xive siècle, des chapelles à la fin du XVIe et au début du XVIIe.

Le clocher est construit au-dessus du chœur.

Elle possédait un cloître, qui a disparu mais dont on retrouve les traces dans les maisons avoisinantes.

L’ensemble du bâtiment est inscrit avec la cour qui avoisine.

Elle possède, dans son mobilier, 48 stalles du xvie siècle ; la clôture des fonts baptismaux, qui est l’ancien jubé, haut de 2,4 m, date des environs de 1600, et a été classé monument historique au titre objet.

La bénédiction et inauguration du nouvel orgue de Valensole est intervenue le 28 août 2012.

La chapelle Saint-Mayeul, située au village, construite en 1743, est plafonnée. La tour du clocher est construite sur la façade occidentale.

L’église Sainte-Madeleine au Bars date, dans son état actuel, du xviie siècle.

L’autre église Sainte-Madeleine, proche de Villedieu, actuellement au rang de chapelle, date du xie siècle et est citée comme un beau bâtiment.

La petite chapelle de la Trinité (9,3 mètres sur 4), dans le ravin de la Forge près de Saint-Grégoire, date de 163126.

La chapelle Saint-Bonaventure du hameau des Maragonels (près de la Combe, à l’ouest du village), la chapelle Saint-Laurent des Villards, la chapelle Saint-Jean au sud-est de Valensole, la chapelle Notre-Dame des Blaches ou d’Aubanet entre les fermes de la Moutonne et de Lamary, sont toutes dans un état de ruines plus ou moins avancées26.

La chapelle Saint-Anne fait partie des édifices prophylactiques, destinés à protéger le village. Édifiée au nord du village26, elle est aujourd'hui convertie en maisons d'habitation. Il en existe cinq autres (Notre-Dame-des-Anges, Saint-Claude, Saint-Pierre, Saint-Roch, Saint-Barthélemy)26.

La porte ogivale de la rue de la juiverie, vestige du quartier juif jusqu’au xvie siècle109.

Puimoisson

Parking

43.862624 - 6.126806


D.953.

Le village se situe sur le plateau de Valensole. Il est borné au nord par Saint Jurs, au sud par Riez la Romaine, à l'est par Moustier-Sainte-Marie et à l'ouest par Brunet.

Trois cours d'eau traversent le terroir dans la direction du nord-est au sud-est et arrosent, modestement, les vallées du Pas de Laval, de l'Auvestre et de Saint Apollinaire.

Comme la plupart des villages de la région, Puimoisson est un "village perché". Ceci remonte à l'époque des invasions barbares, entre le IX° et le XI° siècle, où les habitants ont délibérément préféré les sites en hauteur afin de se protéger.

Les rues et ruelles (calades) sont sinueuses, en pente, souvent dallées et caillouteuses, coupées d'escaliers tortueux.

Les maisons sont construites selon la technique du blocage : moellons ou galets assemblés avec du mortier. Elles sont le plus souvent hautes de plusieurs étages et reliées entre eux par un escalier très raide et très étroit. Le dernier étage abritait la magnanerie où on élevait les vers à soie. Les sols sont recouverts de carreaux en terre cuite appelés "mallons".

Les toits sont couverts de tuiles dites romaines.

Le nom de Puimoisson date de l'époque romaine. Il apparaît pour la première fois en 1093.

Le nom du village, semble issu du bas-latin podium, désignant une hauteur, une élévation, et de Mison, vétéran romain installé à Puimoisson avec sa légion pour assurer la sécurité de la conquête romaine.

En effet, une urne a été trouvée près du "Pas de Laval"; elle se trouve maintenant dans un musée à Paris.

Sur cette urne, il est inscrit que ce sont les cendres d’un légionnaire romain : Misonis.

Donc, Puimoisson ce n’est pas le puits de la moisson comme on l'a souvent dit, mais : le pays de Misonis.

Saint Jurs

Camping La ferme Bio de Vauvenières

04410 Saint-Jurs

 

L'HÉBERGEMENT

Bienvenue dans notre ferme familiale en agriculture biologique ! 

Exploitation familiale depuis 1981, la ferme développe la polyculture, l’agrotourisme et passe en agriculture biologique en 1999.

 

Nous cultivons les plantes aromatiques que nous transformons en plantes sèches ou en huiles essentielles directement sur le ferme.  

La distillation se fait sur la ferme avec uniquement les plantes cultivées sur place. Nous vous proposons de visiter la distillerie toute l’année.

Les huiles essentielles : Lavande, Lavandin, Hélicryse, Thym, Romarin

 

La culture des céréales est importante pour faire revivre les anciennes variétées tels que le petit épeautre ou le blé type korazan. Sur la ferme, nous vous proposons de faire vos farine en fonction de votre demande. 

Durant la saison d’été nous vous proposons les légumes de saisons : tomates, courgettes, aubergines, poivrons… Et toute l’année et au fil des saisons, retrouvez les cerises, les coings, les courges mais aussi les amandes!

 

Nous vous accueillons d’avril à octobre sur notre aire naturelle de camping. Vous y découvrirez un point de vue magnifique, des couchers de soleils exceptionnels et vous y trouverez une repos de qualité.

Les emplacements sont spacieux pour vous permettre de vous sentir comme chez vous.

 

Information supplémentaire

La ferme est ouverte toute l'année (téléphonez avant de venir hors saison). 

Le camping est ouvert d'avril à octobre. 

Prix

Les Tarifs 2020

Emplacement : 5,30€

Adulte : 4,80€ - Enfant +15ans : 4,00€ - Enfant : 3,00€ (gratuit jusqu’à 3ans)

Electricité camping car et caravane : 5,00€

Taxe de séjour : 0,22€ par nuit et par personne

Vauvenières 

04410 Saint-Jurs

Téléphone(+33) 6 50 74 37 11

Site web ferme-de-vauvenieres.fr

E-mail ferme.de.vauvenieres@gmail.com

 

Lieux et monuments

  • Ruines monumentales à Saint-Jurs.
  • L’église paroissiale Saint-Georges domine le village et le plateau de Valensole. Son chœur est construit sous une coupole, datant du milieu du xiie siècle, et revoûté au xive siècle. La nef est construite à une date plus récente (xiiie siècle) : elle est plus large, n’est pas située dans le même axe que le chœur. Elle est réparée en 1640. Dans son mobilier se trouve un tableau représentant saint Joseph, de la première moitié du xviiie siècle, est classé monument historique au titre objet.
  • La chapelle Saint-Georges dans le cimetière, avec une nef de trois travées voûtées d’un faux berceau au xviiie siècle et une abside voûtée en cul-de-four. Originellement, l’entrée se faisait par le portail sud, aujourd’hui bouché. Le mur sud et l’abside, en petit appareil régulier et en galets, datent du début du xiie siècle. Outre la reconstruction de la voûte, la chapelle a été restaurée en 1978 puis à nouveau en 1989.
  • Le château d’Allès date des xvie et xviie siècles. château en ruines
  • village médiéval d’Allès, en ruines

Puimoisson - Digne les Bains

73 km

1 h 38


Puimoisson

Bras d’Asse

Parking

43.923174 - 6.128416


Niché dans un site verdoyant (une vaste plaine cultivée), Bras d'Asse (situé comme son nom l'indique sur un bras de la rivière Asse) est un petit village-rue typique de la Provence, paisible, avec son bar central et son terrain de boule, sa petite église ombragée de platanes, ses quelques maisons éparses agrémentées de jardins fleuris.

Plus étonnant, les ruines qui surplombent le village : il s'agit du village d'origine, encore flanqué de tours et de murailles crevassées.

On raconte que le village fut détruit sur ordre de Louis XII, le baron local ayant fait cause commune avec les Huguenots lors des guerres de religion qui ravagèrent la Provence.

L'exode du vieux village qui s'ensuivit est d'ailleurs raconté par la romancière provençale Marie Borelly dans "le dernier feu" adapté à l'écran par Jean Dasque.

Ne quittez pas Bras d'Asse sans avoir goûté à l'hydromel ou au nougat local, sans avoir observé les boulistes s'interpeller “avé l'assent”, ni sans avoir pris un rafraîchissement à la terrasse du café !

la Bégude Blanche

Parking

43.919941 - 6.134156


D.907.

Au bord de l'Asse, dans une verte plaine, la Bégude Blanche est un village-rue sans prétention, qui possède cependant un beau lavoir couvert, un passage voûté et quelques belles granges de pierre, ainsi que de jolis jardinets où poussent les rosiers ou les vignes grimpantes...

Vous pourrez y acheter des produits régionaux, en particulier de l'essence de lavande, avant de prendre un verre à la terrasse de l'agréable café local.

Mézel

Parking

43.995201 - 6.196770


D.17.

Lieux et monuments

Architecture civile

Les plus anciennes maisons du vieux village, dans la grand-rue et les rues qui donnent dedans, peuvent remonter au xvie siècle (encorbellement, meneaux, portes en arc surbaissé).

Certaines des maisons à colombage datent du xviie siècle.

À l’entrée du village, se trouve un ancien relais de poste.

Sur une maison privée de la rue du Vallon, un cadran solaire blanc, en forme de cloche porte une légende originale « Une ex his » (en latin : l’une de celles-ci).

Architecture utilitaire

Le pont sur l’Asse, dans sa troisième construction, en remplace un plus ancien, construit en 1657, qui lui-même succédait à un autre pont antérieur.

Le pont actuel date de 1777. Il franchit le lit de l’Asse sur 6 arches surbaissées de 15 à 18 m de portée. Ses piles sont protégées par des avant et d'arrière-becs triangulaires. Sa longueur totale est de 105 m, sa largeur à l’origine était de 4,1 m, agrandie successivement en 1902 (pour placer des trottoirs en encorbellement sur des poutres métalliques) et en 1997, cette seconde opération préservant les qualités esthétiques de l’ouvrage.

La plus ancienne fontaine de la commune, dans le village, date de 1651.

Art religieux

La chapelle Notre-Dame-du-Rosaire est construite sur la colline qui surplombe le village, à l’ouest. C’est l’ancienne église paroissiale du village primitif de Mézel. Elle date du xviie siècle. Le portail est en plein cintre, orné d’une palmette sur le claveau central, et encadré de pilastres à impostes toscanes. L’entablement supporté par ces pilastres est surmonté de boules au-dessus des pilastres ; une niche en coquille est encore au-dessus. Un porche précède cette porte. Elle possède une vieille grosse horloge.

La chapelle Notre-Dame-de-Liesse possédait un sol de faïence, au fond brun clair et aux motifs végétaux jaunes et verts du XVIIe classé monument historique, qui a été volé en 1978 (partiellement selon Daniel Thiery). Elle est signalée par Raymond Collier à Estoublon. Elle porte la date de 1600, qui correspond à une reconstruction.

L’église paroissiale Notre-Dame ou Saint-Laurent est construite à deux époques différentes. Les parties les plus anciennes sont le chœur, le clocher et la tribune à étage, d’époque gothique. Le chœur et la tribune sont voûtés sous croisées d’ogives. Le reste de l’église date de 1734, dont la nef voûtée en berceau. Une cloche est datée de 1611, l’autre de 1770, les deux sont classées.

Dans son mobilier, figurent :

  • une statue de saint Joseph en bois, avec ses outils sur le socle, datant du xviie siècle ;
  • le reliquaire de saint Laurent, du XVIIe ;
  • des bâtons et des lanternes de pénitents ;
  • sur un tableau original par son sujet, se retrouvent l’Immaculée conception sur un paysage de la commune (xixe) ;
  • des stalles du début du xixe siècle ;
  • la chaire de l’église date du xviie siècle selon Raymond Collier, du début du xixe siècle selon les Monuments historiques, qui l’ont classé ;
  • un coffre de mariage du xvie siècle, en bois, est lui aussi classé ;
  • les plats de quête en cuivre, du xvie siècle, sont classés, dont en cuivre repoussé orné d’une Annonciation.

Le Serre

au sud de Thoard– D.3.

Thoar

Parking

44.153482 - 6.149997


Le village de Thoard dans les Alpes-de-Haute-Provence bénéficie d’une situation privilégiée. Installé dans un cadre naturel de toute beauté, ce village typique de la Haute-Provence a su protéger son identité.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Le château, qui a servi de mairie quelque temps, au sommet du village, date du xviie siècle, sur bases plus anciennes. Celui-ci a été la propriété des comtes de Baschi-Saint-Estève.
  • Toujours au village, le château fort des Barras, dont il reste la porte et quelques arches, possède une très belle cheminée de gypserie, de 1692, signée "Nicolas Lebreun" dont les sculptures relèvent de l’art baroque : le décor accumule scènes de la mythologie et personnages sacrés.
  • Le château de la Buissière, du milieu du xviie siècle, possède une façade sud-est placée entre deux avancées arrondies formant tours.
  • Le château de Beaucouse xviie siècle, qui bénéficie d’un large panorama, date du xixe siècle. Sur un plan en U, le corps central a deux étages, les ailes un seul. Deux tours ferment l’esplanade, l’une d’elles abritant la chapelle, l’autre un pigeonnier
  • La fontaine ornée de mufles animaux date peut-être du xive siècle.
  • L’hôtel de ville est roman avec des modifications au xviie siècle.
  • Le donjon-clocher est constitué d'une tour médiévale (XIIe) intégrée à l'enceinte du village sur laquelle a été ajouté un clocher au xviie siècle.
  • Concommitamment l'église paroissiale a été agrandie jusqu'à ce donjon et une ouverture a été réalisée pour permettre une communication avec le clocher.
  • Musée des cuivres. Histoire des instruments de musique de la grande famille des cuivres, de l'antiquité à nos jours.
  • L’église Notre-Dame-de-Bethléem, monument classé, est construite au xiiie siècle, l’abside, voûtée en berceau brisé, date de cette époque. La nef plafonnée est de forme trapézoïdale (la façade occidentale est plus étroite que le chœur). Le clocher est construit sur un podium massif et ses murs épais laissent penser qu’il a pu être intégré au dispositif défensif du village, ou être un ancien donjon transformé en clocher lors de l'agrandissement de l'église. Parmi son mobilier, deux éléments sont classés monuments historiques au titre objet : le retable de Saint-Blaise, en bois doré, réalisé en 1677 ;
  • la statue reliquaire de saint Blaise, en bois doré et peint, du milieu du xviiie siècle.

Autres églises et chapelles

  • Chapelle de Saint-Martin, olivette et cimetière au premier plan
  • églises de la Transfiguration à Vaunavès, et Saint-Martin, ancienne église paroissiale desservants les Férauds, reconstruite au début du xviie siècle. Jusqu’en 1729, Thoard dépendait de l’archiprêtré de Provence, autrefois appelé Oultre-Durance, dans le diocèse de Gap (les paroisses de Vaunavès et de Pérusse dépendaient elles aussi de l’évêque de Gap, seule celle de Thoard relevait de Digne). À la suite de l'établissement des conférences ecclésiastiques en 1686, l'archiprêtré de Provence est divisé en trois archiprêtrés en 1729, puis en six en 1749. L’archiprêtré de Saint-Martin-de-Thoard est créé à ce moment-là.
  • chapelles : Sainte-Madeleine, restaurée dans les années 2000, du château de Beaucouse.
  • L’église paroissiale de la Pérusse a disparu, mais la chapelle Saint-Joseph de Pérusse (avec ex-voto), but d’un pèlerinage suivi par les paroisses de Volonne, Thoard, Champtercier, L’Escale, existe encore aujourd’hui. Elle est construite à la fin du xviie siècle avec un ermitage.
  • La commune possède une cloche (1664) du fondeur montpelliérain Léonard Bordes, qui provient peut-être de l'ancienne église paroissiale de La Pérusse.

Digne les Bains

(N° 26440)

Avenue René Cassin

Parking sud de la Halle des Sports

04000 DIGNE LES BAINS

Latitude : (Nord) 44.08289° Longitude : (Est) 6.22185° 

Tarif : 2017

Services : 2,50 €

Type de borne : Autre

Services :

Piste cyclable pour le centre ville longeant le parking

Autres informations :

Aire toujours accessible sur sol empierré, éclairée mais sans ombre


Installée au creux d’un paysage d’inspiration, Digne les Bains est indéniablement habitée de multiples curiosités. Préfecture du département, Digne les bains est aussi connue pour être la Capitale historique de la lavande. Au seuil des Alpes du Sud et de la Provence, la ville s’étire dans un paysage de moyennes montagnes. Cela lui assure une qualité exceptionnelle d’air très peu humide. Ainsi, loin des pollutions des grands centres urbains, Digne les Bains possède le charme et la douceur d’une ville moyenne qui prend soin d’elle.

Au confluent des rivières Bléone, Mardaric et les Eaux Chaudes, la ville se distingue par la présence bienfaisante de l’eau de montagne. Pour se soigner, le bien-être ou l’activité physique, la ville combine les multiples bienfaits de l’eau. Digne les bains est une station thermale bénéficiant d’une solide réputation nationale.

Dès l’antiquité, la présence des eaux chaudes constitue une ressource naturelle pour la ville qui développe une activité thermale. Jaillissant à 50° à la sortie du forage, les eaux sont à la fois chlorurées, sulfatées et calciques. Elles bénéficient d’une minéralisation importante dont la composition constante est garantie par leur origine profonde en sous-sol (870 mètres). Les eaux de Digne sont spécialement recommandées pour les affections respiratoires et la rhumatologie. Grâce à la qualité de l’air la station thermale est aussi bien adaptée à l’accueil des personnes asthmatiques.

 

 

Histoire millefeuille

On imagine facilement que le centre ancien, situé dans le quartier du Rochas, est le siège historique de la ville.

En effet, ici dominent la majestueuse Cathédrale Saint Jérôme, d’architecture gothique, flanquée à côté de la Tour de l’horloge, surmontée de l’un des plus beaux campaniles de la région.

En réalité, la ville trouve ses racines un peu plus au nord, dans le quartier du Bourg. Effectivement, c’est ici qu’au IXe siècle fut construite la Cathédrale Notre Dame du Bourg, sur les vestiges de villas romaines. Remarquable édifice roman, la Cathédrale abrite une crypte qui renferme un empilement unique de vestiges archéologiques, gallo-romains et du moyen-âge.

C’est plus tardivement que la ville se déplacera vers Le Rochas, bute qui domine le centre ancien. Au XIe siècle, l’évêque y fera construire son château (à l’emplacement de l’actuelle prison). Petit à petit, la population viendra s’y réfugier et, au XIIIe siècle, des remparts seront construits au pied de la colline.

Après la grande peste du XVIIe siècle, la ville s’agrandira au-delà des enceintes fortifiées pour prendre sa forme actuelle. Les fortifications sont détruites et peu de traces de l’époque médiévale survivront à tous ces changements.

Cependant, la restauration actuelle du centre rescucite de très beaux éléments.

La montée de la rue Saint Charles jusqu’à la cathédrale Saint Jérôme sera récompensée d’une vue sans pareille sur les toits de la ville où la lumière de fin d’après-midi recouvre de chaleur les façades des habitations.

Lavande reine

Digne les bains est une ville où la fête est populaire par tradition. Les mois d’été sont les points d’orgue de toutes les célébrations et la lavande en est la vedette.

En effet, le « brin bleu« est omniprésent dans la culture provençale. 

Le Musée de la lavande décrit fidèlement l’importance historique de la plante dans la Haute Provence.

La plus reconnue des fêtes est sans aucun doute le Corso de la lavande. Depuis 1939, cette institution se déroule le premier week-end du mois d’août.

La ville revêt alors son habit de lumière et entraîne visiteurs et Dignois au rythme des défilés des chars fleuris, des fanfares et autres marching bands. La grande fête foraine bat son plein.

La Foire de la lavande, quant à elle, occupe la grande place de Digne les Bains, fin août. On y trouve tous les produits issus de la culture de la lavande : essence de lavande, savons, miel… Comme le Corso, la foire est aussi une institution, organisée depuis les années 1920.

A l’époque, elle venait alors clore la période de coupe. L’enjeu était alors de promouvoir l’essence de lavande afin d’en faire connaître les différentes propriétés aux plus grands parfumeurs. Avec les années, la Foire de la lavande a gagné en notoriété. Attirant un grand nombre de marchands et de visiteurs, elle devient l’occasion de profiter de très bonnes opportunités !


Digne les Bains - Castellane

65 km

1 h 20


Digne les  Bains

Châteauredon.

Lieux et monuments

  • Le « château ».
  • Église Saint-Maxime.
  • Un bâtiment imposant, résidence seigneuriale du xviie, domine le village et est appelée « château ». La balustrade de l’escalier intérieur est en gypserie.
  • L'église paroissiale est consacrée à Saint-Maxime (xixe siècle).
  • La chapelle Saint-Michel-de-Cousson est fondée en 1010 ou avant, et est consacrée par l’évêque de Digne et celui de Toulon. Son prieuré relevait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. But de plusieurs pèlerinages, elle est restaurée en 1983 ; une sculpture mérovingienne est encastrée dans son mur extérieur Elle abrite un chancel, inscrit aux monuments historiques. Son site exceptionnel (au bord d’un escarpement vertigineux, à 1 560 m d’altitude) en fait une des chapelles les plus signalées par les guides touristiques.
  • Château fort en ruines.
  • Les chapelles Saint-Jean-Baptiste-de-Cornette, dans le ravin du même nom proche du village, et Notre-Dame-des-Cornettes, sur un sommet au sud du village, sont en ruines.

Barrême

N. 202

Riche en sites fossilifères, Barrême peut se prévaloir d'avoir donné son nom à une époque de l'ère secondaire, le Barrêmien.

Ne manquez pas de visiter son musée géologique, basé sur la collection du paléontologue Louis Maurel.

Étape de la fameuse route Napoléon, Barrême s'enorgueillit également de posséder une maison où l'Empereur passa la nuit du 4 mars 1815, comme le rappelle une plaque commémorative sur la façade.

Autrefois connu pour ses usines de distillation de lavande, - il existe toujours un label de qualité "lavande fine de Barrême". La fête de la lavande a lieu chaque été, le 4 ème dimanche de Juillet et c'est l'association animations lavande et patrimoine qui l'organise depuis 2009.

Barrême est aujourd'hui un gros bourg des bords de route, avec sa place de l'église plantée de platanes, sa fontaine ronde à 4 jets et son café en terrasse, typiques de la Provence.

Si vous empruntez ses ruelles transversales, vous pourrez admirer quelques belles maisons en pierre de taille, et deux ou trois portes vieilles de deux siècles !

Faites une petite balade sur le chemin qui longe la rivière (l'Asse de Moriez) ombragé de peupliers d'où vous aurez une vue ravissante sur le village, avec ses façades pastel adossées à une colline verdoyante : de quoi séduire les amateurs de calme, et bien sûr les pêcheurs !

A voir, à visiter :

  • Vestiges du 10ème siècle. É
  • glise.
  • Musée géologique.

Moriez

Lieux et monuments

La source salée de Beaumenière a été aménagée en puits au xviie siècle. Elle est exploitée par la commune depuis 1672. À proximité, se trouvent deux tables salantes, servant à faire évaporer l’eau pour recueillir le sel. L’ensemble est inscrit aux monuments historiques.

  • Le château est orné de quelques gypseries en bon état : voûtes de l’escalier (fin xvie siècle), manteau de la cheminée (plus récente).
  • Quelques maisons anciennes du village sont à signaler : sur trois d’entre elles, la porte cintrée porte des dates allant de 1724 à 1790 ; trois autres, qui ont des fenêtres cintrées et qui sont voisines, sont probablement la division d’une maison unique de la même époque.
  • Une fontaine du village date de 1644 ; son pilier central est orné de quatre visages.
  • L’église paroissiale Saint-Barthélemy date du xve siècle avec une abside xiie siècle. L’autel et son retable de la Vierge en bois doré, datés de 1640, sont classés monument historique. Les neuf santons de carton-pâte de la crèche datent de 1848, et sont classés au titre objet, ainsi que le tableau de sainte Madeleine, saint Barthélemy et saint Antoine, peint par François Mimault en 1609.
  • La chapelle Notre-Dame-du-Serret est un ancien prieuré de l’abbaye de Lérins, dont le bas des murs, en appareil régulier, est du xiiie siècle. La partie supérieure, la voûte, le décor, sont du xviiie siècle. L’oratoire Saint-Raymond est construit en pierre de taille en 1689.
  • L’église Saint-Gérard du Castellet est abandonné depuis le début du xxe siècle, et est actuellement en ruines.
  • L’église Saint-Claude à Hyèges est une ancienne paroisse du xixe siècle, dont dépendaient les chapelles du Castellet et de Chaillans.
  • La chapelle des Chaillans est sous l’invocation de saint Jacques.
  • La chapelle Saint-Pierre, sur une colline qui domine le village, est en ruines.

St-André-des-Alpes

Parking

43.965302 - 6.507220


Le village est situé au coeur des gorges et lacs du Verdon à 900 mètres d'altitude, entouré de montagnes et de crêtes, il ouvre la porte au défilé tumultueux de la haute vallée du Verdon.

Le Lac de Castillon est à deux pas, vous pourrez vous y baigner, y pêcher des poissons, faire du bateau et gouter à bien d'autres réjouissances nautiques...

Ne manquez pas le pittoresque train des Pignes qui vous conduira de Nice à Digne en traversant les merveilleux paysages de la région.

Le train des Pignes

La célèbre ligne des Chemins de fer de Provence relie quatre fois par jour les villes de Digne les Bains et Nice partant des Alpes-de-Haute Provence puis traversant l’arrière-pays niçois avant de rejoindre la Côte d’Azur. Du pays de la lavande fine à celui des châtaigniers, le train des Pignes constitue, depuis un siècle un élément fort de la mémoire collective provençale. Le charme désuet faisant place à la modernité, les nouvelles rames du train aux larges fenêtres permettent aux visiteurs de profiter pleinement des paysages : défilé ininterrompu de cours d’eau, montagnes et gorges.

Le fier autorail rouge et orange, récemment revêtu d’une nouvelle robe bleue, s’annonce en sifflant joyeusement dans nos petites gares de briques rouges.

La ligne régulière fonctionne toute l’année. Pour les nostalgiques ou amoureux du vintage, le mythique train à vapeur reprend du service chaque année entre mai et novembre/décembre sur une portion de ligne entre Puget-Théniers et Le Fugeret. Une épaisse fumée précède alors l’arrivée de la  locomotive aux banquettes de bois vernies et aux odeurs d’antan !

A une vitesse moyenne de 60 km/h, le train régulier quant à lui relie Digne-les-Bains à Nice en 3 heures 20.

St-Julien-du-Verdon

Versant dans le grandiose, les hautes parois de la clue de Chabrière donnent le frisson, toujours sur la N85 en direction de Castellane, la route suit les rails du fameux petit train des Pignes

 

À BarèmeSaint-André-les-Alpes est indiquée à gauche.

 

Allez-y. En regardant vers le nord on imagine les premières stations de ski, alors que 40 km au Sud par la voie des airs, quelques vautours, imperturbables, font des cercles au-dessus du plus célèbre canyon d’Europe, le Verdon !

 

A Saint-Julien-du-Verdon, laissez-vous glisser sur 15 km au fil du Verdon qui s’ouvre bientôt pour former le lac de Castillon.

 

Courbes divines au-dessus d’une eau turquoise.

Castellane

Lieux et monuments

Le plus ancien monument sur le territoire de la commune est le dolmen des Pierres Blanches, néolithique final-chalcolithique, inscrit.

Les musées Sirènes et fossiles et du Moyen Verdon fonctionnent en réseau avec les autres musées des gorges du Verdon, la maison de Pauline de Gréoux-les-Bains, l’écomusée de la Vie d’antan à Esparron-de-Verdon, la maison des gorges du Verdon à La Palud-sur-Verdon et le musée de la préhistoire des gorges du Verdon de Quinson.

Musée de la réserve géologique de Haute-Provence.

Le musée de la résistance regroupe de nombreux objets et documents authentiques retraçant l'histoire de la résistance, notamment dans les Alpes de Haute-Provence durant la Seconde Guerre mondiale.

Sites naturels

Le Roc qui domine la ville, s'élevant à 930 mètres (soit plus de 200 m au-dessus du Verdon), est un site naturel classé depuis 1933. Le Roc est une singularité naturelle qui se détache dans la vallée du Verdon, et qui est visible de loin ; il est également classé en raison de son histoire, puisque la cité de Castellane s'y est implanté au Haut Moyen Âge.

Situé juste au pied du Roc, le pont du Roc est un site inscrit depuis 1940 (ses abords qui rejoignent les abords du site du Roc sont également inscrits ou classés).

Enfin, le plus grand site classé du département, les gorges du Verdon (7600 ha protégés), sont classées à partir de la clue de Chasteuil depuis 1990. Les gorges sont citées dans la plupart des guides touristiques et présentent un paysage unique en France par son ampleur et la diversité des détails à observer.

Architecture civile

 

  • Le château du xviiie siècle à Éoulx est richement orné de gypseries, notamment les plafonds du premier étage, les panneaux surmontant les portes, la rosace en écailles du plafond du second étage175. Extérieurement, il est doté de deux tours engagées, ses ouvertures sont cintrées.
  • La mairie est installée dans l’ancien bâtiment de la Caisse d'épargne, semblable à une villa : balcons soutenus par des consoles volumineuses et aux balustres épais, façade ornée d’un fronton.
  • Rue nationale, deux portes ont des impostes ou chapiteaux ornés de volutes, et un linteau est orné de rinceaux.

Sur la commune, plusieurs cabanes, en pierre sèche le plus souvent, ont fait l’objet d’une notice de l’inventaire topographique de la DRAC. Certaines sont couvertes d’une dalle monolithe. L’une d’elles, à Rayaup, date du xviiie siècle (l’inscription 1586 est très récente).

  • Le pont du Roc, supportant la route Sisteron-Vence, date de la première décennie du xve siècle, et succède à plusieurs ponts de bois, dont le dernier jeté sur le Verdon vers 1300 fut détruit par Raymond de Turenne en 1390. Sa construction le rapproche des ponts de Nyons (construit en 1401, long de 42 m), Pont-de-Claix (construit en 1607-13, long de 45 m), Tournon (construit au xvie siècle, long de 49 m), Entrechaux (long de 24,5 m). Le pape Benoît XIII accorda des indulgences pour toute personne qui ferait une aumône pour financer sa construction.Il mesure 43 m de long, l’arche en dos-d’âne léger a 14,40 m de hauteur sous clef et 36 m de portée. Le tablier est large de 3,9 m hors-tout, les parapets laissent 3 m disponibles à la chaussée. La voûte segmentaire à double rouleau est de construction soignée en moyen appareil, et deux arcs de décharge le soutiennent rive droiteEn 1747, l’arrière-garde de l’armée austro-sarde y est accrochée par une sortie de la garnison.Les tympans ont été restaurés à plusieurs reprises. Des tirants métalliques sont posés en 1697-99. Le pont dans son ensemble est restauré en 2008 et fermé à la circulation automobile. Il est désaffecté en 1967 et déclassé en 1982. Le pont et ses abords sont un site inscrit depuis 1940.
  • La bibliothèque (catalogue en ligne [archive]) est installée dans l’ancien couvent de la Visitation fondé en 1644.
  • La fontaine la plus monumentale, sur la place principale, est ornée d’une pyramide sur laquelle sont sculptés un compas croisé sur une équerre, deux ciseaux, et un maillet, emblèmes des Compagnons du devoir et/ou des Francs-Maçons. Au sommet de la pyramide se trouve un piédouche, avec une boule.
  • Elle voisine avec un monument de bronze commémorant la visite du ministre des Travaux Publics Yves Guyot, en 1889.
  • La fontaine aux lions du xviie siècle.
  • La tuilerie de Brans date de la fin du xixe siècle : il ne subsiste qu’une partie du four.

Art religieux

Des cippes funéraires antiques sont conservés à la chapelle Saint-Victor.

Notre-Dame du Roc

La chapelle Notre-Dame du Roc (site du Haut Moyen Âge), sur le Roc qui domine la ville, appartient à l’ancien couvent de la Merci. Mais le mur et la façade sud seuls datent de la fin du xiie siècle, puisqu’elle a été à moitié abattue lors des guerres de religion, et reconstruite en 1590. Tombant en ruines en 1703, elle est à nouveau rebâtie au début du xviiie siècle et en 1860. Un chapiteau à feuillages et volutes date de la Renaissance.

Son mobilier contient :

une statue de la Vierge, en marbre, du xvie siècle (datation hypothétique, classée au titre objet;

deux tableaux représentant Saint Charles Borromée, et Saint François et sainte Jeanne de Chantal, classés pour les tableaux et pour les cadres dorés, portant les armoiries de l’évêque de Senez Duchaîne et datés du xviie siècle.

Elle a reçu de très nombreux ex-voto datant des XIXe et XXe siècles, dont :

  • les classiques plaques gravées (136 au total197) ;
  • des bouquets de mariée (21 au total198) ;
  • un tableau donné après un vœu fait à Notre-Dame, daté de 1757, et classé ;
  • un tableau donné après l’épidémie de choléra, en 1835, classé ;
  • un tableau donné par un prisonnier libéré, daté de 1875 (classé au titre objet ;
  • un tableau donné pour remerciement après une épidémie de petite vérole, daté de 1870, classé ;
  • un tableau, donné par une personne ayant échappé à un naufrage, en 1896, classé.
  • Un des ex-voto est une bouteille qui contient les instruments de la Passion du Christ : la croix portant le Christ, avec la lance, le marteau, les tenailles, la colonne ayant servi à flageller Jésus Christ, les dés, le fouet, ainsi que le coq, qui est ici le symbole du reniement de Pierre.

Église Saint-Victor

L’ancienne église paroissiale Saint-Victor date en partie du xiiie siècle ; elle est classée monument historique. Elle est construite de manière similaire et sur le même plan que l’église Saint-André, de l’ancienne ville située au-dessus de la ville actuelle. Elle a été le siège d’un prieuré de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. L’abside est ornée de bandes lombardes, dont chaque arceau est monolithe. Exceptionnellement pour la région, elle possède un collatéral roman, revoûté au xviie siècle. La base du clocher date de 1445, mais le sommet est reconstruit au xviiie siècle. Ces travaux suivent les dégâts faits par les protestants en 1560.

Son autel date de 1724. Le chœur est orné de peintures, encadrées de boiseries, d’une Annonciation sculptée en haut-relief de bois doré (xviiie siècle, classée). Le mobilier de bois, les stalles, la chaire et le lutrin au pied hexagonal forment, au total, un ensemble intéressant des XVIIIe et XIXe siècles, dont certains éléments sont classés.

Son mobilier contient en outre un calice en argent du début du xviie siècle, dont le pied est polylobé, classé.

Autres édifices et lieux culturels

 

L’église du Sacré-Cœur, actuelle église paroissiale est construite en 1868-1873 par l’abbé Joseph Pougnet et consacrée à Notre-Dame. Elle est agrandie par des bas-côtés en 1896. La première travée est occupée par une tribune. L’intérieur est gothique, le clocher est construit contre la façade.

Son mobilier comporte quelques éléments classés :

  • deux custodes en argent, l’une datée des environs de 1650 et l’autre du xviiie siècle ;
  • une croix de bois doré du xviiie siècle;
  • un calice d’argent du xvie siècle

Dans le mobilier liturgique, se trouvent encore un voile huméral orné d’une colombe, datant du xixe siècle, symbole du Saint-Esprit et du Christ, ainsi qu’une chasuble blanche avec orfroi dessinant le contour de la croix, et un pélican se frappant le cœur, également du xixe siècle. Le pélican est lui aussi un symbole du Christ d’après une légende très ancienne, rappelant à la fois son sacrifice pour les humains et son amour pour les hommes ; il est également un symbole de charité

.

Autres bâtiments religieux à Castellane :

  • la chapelle Saint-Joseph est une partie de l’église des Augustins, reconstruite en remplacement de la chapelle des pénitents bleus. Elle a été démolie en partie pour élargir le boulevard Saint-Michel ;
  • le temple bouddhiste 
  • ruines de l’église Saint-André du xiiie siècle, en ruines depuis le xviiie siècle (site de Petra Castellana);
  • Chapelle Saint-Thyrse, à proximité de Robion
  • Ancienne église de Taulanne.

 

Monument aux morts237.

Cimetière Lieu-dit : Aire des Saints238,239.

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Petra Castallana

Tour pentagonale

Le tracé des murailles de Petra Castellana, ancienne ville au-dessus de l’actuelle, est encore bien visible ; elles dateraient du xiie siècle.

Elles étaient renforcées de quatorze tours, dont une nous est parvenue : le donjon pentagonal. Il était intégré à cette enceinte et date du xive siècle (classé monument historique avec une tour carrée).

L’enceinte du bourg bas est construite à partir de 1359, avec l’autorisation du comte de Provence.

Elle est encore visible dans des tours carrées, sur le front des maisons sur la place.

Des corbeaux, qui pouvaient soutenir des ouvrages de défense (bretèches, ou simple chemin de ronde à mâchicoulis) sont visibles sur leurs façades.

Deux des portes de cette enceinte subsistent :

  • celle des Pétardiers ou de l’Annonciade, encadrée de deux tours, haut-lieu de la résistance au siège de 1586.
  • celle de l’Horloge ou de Saint-Augustin, dans une tour carrée.

Le passage passe sous la tour par une voûte, ouverte par un arc brisé incurvé vers l’extérieur d’un côté, et par un arc en berceau à l’intérieur de la ville, lui aussi incurvé. La voûte entre les deux est en plein cintre.

La tour est classée monument historique.

Une des tours du quartier Saint-Michel abrite un pigeonnier depuis 1585.