Abbaye Cathédrale de Saint Papoul

8 Km

0 h 11


Parking face a l abbaye

Parking de l’école 

Parking salle des fetes 

43.330738, 2.034614

43.329886, 2.036392

43.330161, 2.034455


LE VILLAGE

A votre arrivée à l’abbaye-cathédrale vous trouverez : un parking gratuit, une aire de dépose pour les autocars, des toilettes, une boutique culturelle.

Dans le village, vous trouverez : une épicerie-snack, un restaurant, une boulangerie, une pharmacie, la Poste et son distributeur.

Pour prolonger votre visite, nous vous proposons de partir à la découverte du village :

Le bourg de Saint-Papoul s’est développé aux abords immédiats de l’abbaye à partir du XIIIème siècle. L’abbé en était le seigneur. Suite au morcellement du grand évêché de Toulouse en 1317, le village devient cité épiscopale. Protégé par une enceinte fortifiée, il reste aujourd’hui une porte, dite « Tour des gardes ». En se promenant dans les ruelles on aperçoit des anciennes maisons en encorbellement et pans de bois.

Plan du village et jeu de piste pour enfants disponible à l’abbaye sur demande.

QUI EST SAINT PAPOUL ?

Papoul est le saint patron du monastère. Selon la tradition catholique, il est le disciple de saint Saturnin, évangélisateur et premier évêque de Toulouse au IIIème siècle. Papoul aurait subit le martyre sur le territoire de l’actuelle commune de Saint-Papoul. La légende raconte qu’on lui trancha la tête avec un glaive. Papoul ne mourut point, il la porta à l’endroit où une source jaillit.

LES ORIGINES

Vers le VIIIème, près du lieu du saint martyre, une communauté de moines s’établit le long d’un ruisseau. Cela se passe dans le contexte de la reconquête de la Septimanie par Pépin Ier et son fils Charlemagne. A la mort de ce dernier, le Monasterium Sancti Papuli est mentionné dans un concile d’Aix-la-Chapelle de 819 comme un monastère bénédictin du sud de la Gaule protégés par l’Empereur. Les moines lui doivent un service de prières pour son âme et pour la stabilité de l’Empire.

AGE D'OR

A partir de la seconde moitié du XIème siècle, l’abbaye connaît une période prospère grâce à son abbé Raymond. Ce dernier est connu jusqu’à Rome pour son rôle dans la réforme grégorienne. Sous son abbatiat, il accueille le moine Bérenger : modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant, puis sur sa tombe. L’abbé Raymond promeut alors son culte, tout comme celui de Papoul : c’est le début de pèlerinages.

DECLIN

L’abbaye connaît des temps troubles pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453). Après une période de disette, l’épidémie de peste touche le Lauragais en 1348. Le Prince Noir pénètre dans le diocèse en 1355 et brûle les villes sur son passage. Saint-Papoul est épargné mais pas la résidence d’été des évêques : le château de Villespy. A chaque trêve, les compagnies de routiers qui ne sont plus employées à faire la guerre, rançonnent les villes et pillent les villages. L’abbaye connaît ce sort en 1361. Les religieux et les villageois renforcent les fortifications mais cela ne suffit pas ; la faction des Bourguignons, ralliée aux anglais, pille à nouveau l’abbaye en 1412.

Ajouté à ces maux, le tremblement de terre du 2 février 1426 fait des dégâts et des morts jusqu’en Catalogne. L’évêque Pierre Soybert (1426-1431) restaure l’ensemble des bâtiments abbatiaux, ainsi que le palais épiscopal, en ruine. Il réforme également la vie religieuse et revalorise le culte de Papoul.

Au XVIème siècle, la religion protestante se diffuse en Lauragais. C’est l’époque des évêques italiens dont la nomination est influencée par la régente Catherine de Médicis, comtesse du Lauragais. La peste, favorisée par la misère et les désordres des conflits, revient dans la région de 1558 à 1565. En 1575, le château de Villespy est pillé et brûlé par les huguenots. Le 15 juin 1595, ils pillent et saccagent la cité de Saint-Papoul, l’abbaye et le palais. Les religieux doivent l’abandonner peu de temps après car les revenus de l’abbaye ne permettent plus l’entretien des bâtiments qui tombent en ruines.

RECONSTRUCTION

Le temps des prélats français à partir du début du XVIIème siècle ouvre une nouvelle période de réforme de l’évêché et de sa vie religieuse (ralliement à la congrégation des bénédictins noirs réformés, nouveaux statuts du chapitre,..).

Les évêques jouent un rôle politique et économique important puisque trois d’entre eux sont impliqués dans l’histoire de la création du Canal du Midi. Mgr Jean de Montpézat de Carbon (1657-1664) est présent lors de la visite du modèle réduit du Canal et de son alimentation au château de Bonrepos. Mgr Joseph de Montpézat de Carbon (1665-1674) correspond avec Colbert et s’engage à convaincre les députés des États du Languedoc pour un soutien financier au projet. Il participe à la cérémonie de la pose de la première pierre du bassin Saint-Ferréol, inaugure la Rigole de la Plaine et est impliqué dans la création du port de Castelnaudary. Mgr François Barthélémy de Gramont de Lanta (1677-1716), oncle du gendre de Riquet, bénit le port de Castelnaudary le 18 mai 1681 lors de la grande cérémonie d’inauguration du Canal.

De grands travaux sont entrepris aux XVIIème et XVIIIème siècles, en particulier par Mgr François Barthélémy de Gramont de Lanta (1677-1716) et Mgr Bertrand de Langle (1739-1774). L’évêché retrouve son faste.

L’époque révolutionnaire change la donne. Le dernier évêque Mgr de Maillé de la Tour-Landry (1784-1801) s’enfuit pour Paris et l’église-cathédrale devient église-paroissiale. Le diocèse est supprimé en 1801. Il faut attendre le classement de l’église au titre des Monuments Historiques en 1840 pour que la Commune, propriétaire, débute les restaurations.