Les monuments plus méconnus

le Fort Saint-Nicolas (Entrecasteaux et Ganteaume)

Une vraie plongée dans le passé historique de Marseille vous attend le long des murs du Fort Saint-Nicolas. Remontez jusqu’au 17ème siècle, date de sa construction pour protéger la ville, tout en profitant d’une superbe vue sur le Vieux-Port. Situé sur le boulevard Charles Livon, il se trouve à deux pas du Palais du Pharo et de son très beau jardin.

Le Fort Saint-Nicolas doit sa construction à Louis XIV qui officiellement souhaitait protéger la rade de Marseille. Officieusement, cela représentait pour lui le moyen de reprendre le contrôle de la ville qui lui a longtemps été hostile. Les travaux prennent fin en 1664.

Tout au long du 18ème siècle, la citadelle abrite une garnison. Pendant la période de la Révolution, elle est partiellement détruite par une foule de révolutionnaires et ne sera restaurée qu’en 1834. Napoléon III ordonne en 1860 des travaux pour scinder la citadelle en deux forts distincts afin d’y faire passer une route qui reliera le Pharo au Vieux-Port. C’est l’actuel boulevard Charles Livon.

Depuis 1887, chacun des deux forts dispose de son propre nom : le Fort Saint-Nicolas supérieur devient le Fort Entrecasteaux, du nom d’un navigateur français, et le Fort Saint-Nicolas inférieur prend le nom de Fort Ganteaume, en hommage à un ancien préfet maritime de Toulon.

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre, le Fort Saint-Nicolas sert de prison. Parmi les quelques noms célèbres qui y « séjournèrent » on peut citer Jean Giono, qui évoque dans son roman « Noé » la cellule où il a été reclus vingt jours sans lumière, et Habib Bourguiba, futur président de la République tunisienne.

 

ADRESSE

2 boulevard Charles Livon, 13007 Marseille

COMMENT ALLER AU FORT SAINT-NICOLAS ?

 

En bus

- Station Fort Saint-Nicolas (ligne 82, 82S et 83)


l’histoire de la Friche Belle de Mai,

ancienne usine de tabac

 

Qu’ont en commun la Friche de la Belle de Mai, le Pôle Média et le bâtiment des Archives Municipales ? Ils partagent ensemble plus de 120 ans d’histoire pour avoir été le lieu où s’établissait autrefois une immense manufacture de tabac. Aujourd’hui, le site industriel a laissé place à des espaces de loisirs et économiques.

La Manufacture des Tabacs située à la Belle-de-Mai a fonctionné entre 1868 et 1990. Elle a été bâtie sous l’impulsion de l’État qui, à cette époque, détenait le monopole de l’ensemble de la chaîne de fabrication du tabac, de sa production à sa vente. Marseille était réputée pour ses ouvrières et le climat de la ville était favorable à la dessiccation des feuilles de tabac.

Le Pôle média où se tourne Plus belle la vie

La manufacture s’étend sur douze hectares répartis en trois groupes de bâtiments construits à des époques différentes. Chacun avait un rôle précis : le premier îlot était dédié à l’administration et aux ateliers de fabrication, le deuxième à la production et le troisième à des magasins de transit. La manufacture de Marseille est l’une des plus importantes en France en 1960. Mais s’en suit rapidement un déclin qui entraînera la fermeture de l’usine vers 1990.

Voué à devenir une friche industrielle, le site ne le restera pas longtemps car dès 1994, la ville de Marseille achète l’îlot 1 pour en faire un Pôle Patrimonial sur la conservation et la restauration d’œuvres d’art et d’archives. S’y trouvent aujourd’hui : les Archives Municipales de Marseille, la Conservation du Patrimoine des Musées, le Centre Inter-régional de Restauration et de Conservation du Patrimoine (CICRP), le Fonds Communal d’Art Contemporain et l’Institut National de l’Audiovisuel Méditerranée (INA).

Depuis 2004, l’îlot 2 est dédié à tous les métiers issus de l’univers des médias, d’où son nom de Pôle Média. Il rassemble des entreprises du secteur audiovisuel et offre tous les locaux et services nécessaires au tournage, à la production, à la diffusion et aux prestations techniques d’œuvres audiovisuelles.

Quant à l’îlot 3, c’est celui que l’on appelle La Friche la Belle de Mai. C’est un lieu culturel de la ville qui regroupe des salles de spectacle et d’exposition et une soixantaine de structures artistiques et culturelles de toutes disciplines. C’est sur le toit de ces anciens magasins, qui servaient d’entrepôts pour les cigarettes, que sont organisées les fameuses soirées rooftop de la Friche.

Les indiscrets et les bons plans

Tous les Marseillais le savent : c’est au Pôle Média que se trouvent les studios de la série Plus belle la Vie. Pour un autographe des acteurs, vous savez où attendre.

La Friche abrite le skatepark le plus prisé du moment. Après le bowl de Marseille sur les plages du Prado, ce street-park est le rendez-vous des skateurs marseillais.

ADRESSE

Rue Guibal, 13003 Marseille

COMMENT ALLER À LA MANUFACTURE DES TABACS DE LA BELLE-DE-MAI ?

 

En bus

-  Arrêt Belle de Mai Friche (ligne 49)

-  Arrêt Pôle Média ou arrêt Archives Municipales (ligne 52)


Le Palais de Justice (Monthyon)

 

Situé sur la place Monthyon, le Palais de Justice de Marseille est également connu sous l’appellation de Palais Monthyon. Il a été construit au milieu du 19ème siècle pour remplacer l’ancien Palais de Justice, situé dans les locaux du Pavillon Daviel, et devenu trop petit. Non loin se trouve le jardin de la Colline Puget, qui offre une très belle vue sur la ville.

© Gabrielle Voinot

L’architecture du Palais de Justice se trouve dans la lignée de ceux construits sous le Second Empire. La façade principale est constituée d’un perron de 25 marches et d’un péristyle de six colonnes. Le tout faisant 57 mètres de longueur pour 54 mètres de largeur. Un fronton triangulaire surmonte l’ensemble sur lequel est représentée la Justice, avec à sa droite, la Force et dans les angles, le Crime, la Prudence et l’Innocence.

Tout le Palais a récemment été remis à neuf. L’intérieur a retrouvé de la luminosité, comme la salle des pas perdus dans laquelle se trouve une verrière culminant à 15 mètres de haut. Les salles d’audience ont été redessinées pour créer une ambiance à la fois solennelle et sereine grâce aux couleurs douces utilisées. Le bâtiment dispose toujours de ses nombreux décors, boiseries et sculptures qui ont, eux aussi, été restaurés.

 

Depuis 2015, le Palais de Justice accueille la 9ème chambre civile du tribunal de grande instance, le tribunal de police, ainsi que les archives et les scellés du TGI de Marseille. Il a été rénové par l’agence d’architecture marseillaise Tangram au terme de deux ans de travaux.

Les indiscrets et les bons plans

Au pied du Palais de Justice se trouve une vaste esplanade constituée de grands bassins, la Place Monthyon. Ombragé par les arbres alentours, l’endroit est très reposant malgré la circulation assez dense de la rue Breteuil et du Cours Pierre Puget qui le bordent.

ADRESSE

6 place Monthyon, 13006 Marseille

COMMENT ALLER AU PALAIS DE JUSTICE DE MARSEILLE ?

 

En métro

-  Station Estrangin Préfecture (ligne 1)

En bus

- Arrêt Breteuil Puget (lignes 55, 57, 60, 61, 80 et 81)

-  Arrêt Puget Fortia (lignes 54, 55, 60, 61, 80 et 81)


l’Église des Augustins

Découvrez l’Histoire de l’Église des Augustins

Située en plein sur le Vieux Port, au croisement de la rue de la République, du Quai du Port et du Quai des Belges, vous ne pourrez pas la rater. En effet, sa façade blanche immaculée tranche avec les immeubles mitoyens du 1er arrondissement.

Lors de leur installation à Marseille, l’ordre monastique des Augustins reçu en 1367 ce terrain proche du port et au sein d’une zone occupée alors par l’arsenal des galères. Sur ce lieu on trouve d’abord une chapelle, puis une église est bâtie dont les travaux commencent timidement en 1447, avec le bois récupéré sur une galère, et se poursuivent jusqu’en 1588.Consacrée en 1542, bien avant que sa construction ne soit achevée ! Cette particularité s’explique par la venue du Pape Clément VII dans l’Église des Augustins pour accompagner sa nièce Catherine de Médicis fraîchement mariée avec le Duc d’Orléans.

La façade de style néo-baroque ne date que du XIXème. Le bâtiment a donc vécu de nombreux changements et aménagements au cours des siècles. Seuls les murs maîtres de la nef et des chapelles latérales datent de la phase originelle de construction. Au début du XIXème elle prend le nom de Saint Ferréol martyr du IVème siècle qui a donné son nom à une rue et de nombreuses églises à Marseille. En effet, elle récupère son nom suite à la destruction en 1794 de l’Église Saint-Ferréol située alors place Saint-Ferréol.

A l’intérieur, on trouve de nombreuses pièces de très grande valeur artistique ou historique. Le buste de Saint Ferréol date du XVIIIème, la chaire qui date de la même époque est classée monument historique. L’autel en marbre polychrome qui frappe le visiteur dès son entrée est de l’artiste marseillais Dominique Fossati.


le Pavillon Daviel

 

Bâti au milieu du 18ème siècle, le pavillon Daviel se dresse sur la place Bargemon à côté de l’Hôtel de ville, en lieu et place de l’ancien Palais de justice de la ville, détruit car trop étriqué. Situé dans le quartier du Panier, prenez le temps d’y faire une halte pour admirer sa très belle architecture.

Le bâtiment tient son nom de Jacques Daviel, connu à l’époque comme ophtalmologue et chirurgien du roi Louis XV. Il est construit en pierres roses venues des carrières de la Couronne. Sur la façade se trouve un fronton allégorique juste au-dessus de l’écusson de la ville. Des sculptures également, qui représentent la Justice personnifiée. L’étage est orné d’un très beau balcon en fer forgé.

Le Pavillon Daviel a d’abord fonctionné en tant que palais de justice pendant près de 120 ans. Devenu trop petit à son tour, un autre est construit place Monthyon. Les locaux du Pavillon Daviel servent alors à abriter l’école de médecine. Actuellement, ce sont des services annexes de la mairie qui s’y trouvent. Le bâtiment surplombe d’ailleurs l’Hôtel de Ville et la place Bargemon qui abrite la salle du Conseil municipal.

Les indiscrets et les bons plans

C’est au pied du Pavillon Daviel, sur la place du même nom, qu’autrefois les condamnés à mort par guillotine étaient exécutés. C’est même depuis le balcon de l’édifice qu’étaient rendues les sentences révolutionnaires. D’ailleurs, la rue située juste derrière s’appelle rue de la Prison !

Sur le parvis de l’Hôtel-Dieu trône un buste en bronze de Jacques Daviel.

Le bâtiment est construit en pierre rose des carrières de la Couronne (Côte bleue).

ADRESSE

Place Daviel, 13002 Marseille

COMMENT ALLER AU PAVILLON DAVIEL ?

 

En métro

-  Station Colbert (ligne 1)

-  Station Vieux-Port (ligne 1)

En tramway

-  Station Sadi Carnot


la Maison Diamantée de Marseille

La Maison Diamantée n’est pas une simple demeure : c’est le plus ancien bâtiment du patrimoine communal de Marseille. Elle se dresse juste derrière l’Hôtel de Ville, à deux pas du pittoresque quartier du Panier.

Difficile de dater exactement l’âge de la Maison Diamantée, située dans le 2ème arrondissement de Marseille. Certains disent qu’elle aurait été construite en 1570 à la demande de riches commanditaires italiens et espagnols, d’autres considère qu’elle n’a été bâtie que bien plus tard, entre 1593 et 1620.

Ce qui est sûr, c’est que la Maison Diamanté a été habitée par de grandes familles marseillaises comme celle du Premier Échevin de la ville, Pierre de Saboulin-Bolléna. Elle servit même de refuge aux travailleurs du port et aux immigrés italiens à la fin du 19ème siècle.

Le bâtiment se trouvait presqu’en ruine à l’aube de la Première Guerre mondiale et lors de la Seconde Guerre, il a échappé aux destructions des vieux quartiers ordonnées par les autorités allemandes. En 2013, il a été le siège de l’association organisatrice de Marseille Provence 2013, Capitale Européenne de la culture.

Les indiscrets et les bons plans

Son nom lui vient de sa façade recouverte de pierres taillées en pointes. Dans le jargon, cela s’appelle un « bossage en pointes de diamants ».

ADRESSE

3 Rue de la Prison, 13002 Marseille

HORAIRES

Du mardi au dimanche de 11h00 à 18h00

COMMENT ALLER À LA MAISON DIAMANTÉE ?

 

En métro

-  Station Vieux-Port (ligne 1)

En tramway

-  Station Sadi Carnot


Le Palais de la Bourse

 

Érigé au pied de la Canebière, le Palais de la Bourse, où siège la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille, domine par sa prestance. L’édifice est colossal et dispose d’une architecture remarquable.

Depuis toujours, le Palais de la Bourse de Marseille abrite le siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la ville. Il a été inauguré en 1860 en présence de Napoléon III lui-même et de son épouse, l’Impératrice Eugénie. Malgré cela, ses finitions prirent 20 ans à être entièrement exécutées.

De par ses dimensions (47 mètres de long, 30 mètres de hauteur et 68 mètres de profondeur), le Palais de la Bourse dépasse en tous points celles du Palais Brongniart, la bourse de commerce parisienne. Il est considéré comme l’un des plus parfaits exemple du style Seconde Empire en France.

Sur sa façade côté Canebière, on distingue cinq portes monumentales surmontées de dix colonnes de 12 mètres de haut. Au-dessus encore, l’attique est orné en son centre d’une horloge construite par Henry Lepaute, horloge de l’Empereur et de la ville de Paris. Son mécanisme a été détruit lors d’un incendie pendant la Seconde Guerre mondiale qui détruisit également des archives de la ville. Pour les 150 ans d’existence du bâtiment, en 2010, les 6600 m² de la façade ont été entièrement rénovés.

Les indiscrets et les bons plans

La construction du Palais de la Bourse sous le Second Empire a été le point de départ de la vague de construction des édifices publics à Marseille. Suivront, entres autres, les Docks, le Palais Longchamp, le Palais du Pharo ou encore la Cathédrale de la Major.

ADRESSE

9 la Canebière, 13001 Marseille

COMMENT ALLER AU PALAIS DE LA BOURSE ?

 

En métro

-  Station Vieux Port (ligne 1)

-  Station Noailles (ligne 2)


la Préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille

La Préfecture de Marseille est un très bel édifice de style Napoléon III en plein cœur du centre-ville. N’hésitez pas à le découvrir avant ou après vous attablez à une terrasse de la place Félix Barret qu’il domine.

Construite dans les années 1860 sous l’impulsion du sénateur et préfet des Bouches-du-Rhône Charlemagne Émile de Maupas, l’Hôtel de Préfecture des Bouches-du-Rhône s’inspire très largement du Palazzo Vecchio de Florence en Italie. L’ancienne préfecture se trouvait dans l’actuel lycée Montgrand dans lequel le préfet s’y sentait mal logé.

La Préfecture est constituée de deux ailes et d’un pavillon central, de deux cours intérieures et d’un jardin. Elle a été conçue dans le style Napoléon III que l’on reconnaît à ses espaces de réception et de résidence pour le préfet, sa famille et ses collaborateurs.

De nombreuses statues parent les façades du bâtiment. Elles représentent des Provençaux célèbres comme le Roi René, Pierre Puget, Monseigneur de Belsunce ou encore le Chevalier Roze. Auparavant une sculpture équestre de Napoléon III était installée dans le corps central de l’édifice, mais elle fut détruite à la chute de l’empire en 1870 comme tous les autres symboles de l’époque.

Les indiscrets et les bons plans

C’est Eugène-Louis Lequesne, à qui l’on doit la statue de la Vierge de Notre-Dame de la Garde, qui a réalisé les quatre statues de la façade principale de la Préfecture.

ADRESSE

2 boulevard Paul Peytral, 13006 Marseille

COMMENT ALLER À LA PRÉFECTURE DE MARSEILLE ?

 

En métro

-  Station Estrangin Préfecture (ligne 1)


la Villa Bagatelle – Mairie du 6/8

 

La Villa Bagatelle est une magnifique demeure, auparavant habitée par des particuliers. Ses jardins regorgent de plantes et végétaux rares. Le lieu est idéal pour des balades en famille. Elle se situe sur l’avenue du Prado, non loin du Parc Borély, de son château et des plages du Prado.

Construite au tout début du 20ème siècle, la Villa Bagatelle fut habitée par divers propriétaire au cours des premières années de son existence. La propriété, qui s’étend sur deux hectares, comprend la villa, la maison du garde, les écuries, une autre villa indépendante baptisée Maison Blanche et un grand parc.

C’est un peu avant la Seconde Guerre mondiale que son histoire s’est enrichie. D’abord en 1938 lorsque le domaine est morcelé pour accueillir le consul général d’Allemagne dans la villa et le consul général des États-Unis dans la Maison Blanche. Au début de la guerre, la propriété est réquisitionnée par la marine nationale jusqu’à ce que l’armée allemande s’en empare en 1942.

À la fin du conflit, le domaine est de nouveau divisé et habité par des particuliers. La ville de Marseille achète une partie de la propriété en 1973 afin d’y héberger son service de sécurité. Depuis 1982, c’est la mairie des 6ème et 8ème arrondissements qui occupe la Villa Bagatelle. Elle accueille aussi expositions et événements culturels autour de l’art, l’histoire, les sciences, etc.

Les indiscrets et les bons plans

Les jardins de la Villa Bagatelle, riche de plantes rares et végétaux de sous-bois et horticoles, sont ouverts au public. Ils sont très agréables pour les promenades grâce à leurs grandes allées ombragées et bordées de fleurs.

ADRESSE

125, rue du Commandant Rolland, 13008 Marseille

HORAIRES

Horaires de la mairie

Du lundi au vendredi : de 8h30 à 12h et de 12h45 à 16h45

COMMENT ALLER À LA VILLA BAGATELLE ?

 

En bus

-  Station Prado Saint-Exupéry (lignes 19, 19B, 19T et 83)


Le théâtre Silvain

dévoile un spectacle architectural entre nature et mer

Le théâtre Silvain est un théâtre de verdure situé dans le 7e arrondissement, à deux pas de la Corniche et de l’Anse de Fausse Monnaie. Une arène en pierres ouverte vers le ciel avec un décor fantastique et une acoustique à couper le souffle, capable d’accueillir environ 2800 personnes.

Aujourd’hui, lieu de spectacle très actif dans la programmation culturelle estivale de Marseille, ce théâtre a connu une histoire passionnante. Il a été ouvert le 14 juillet 1923 par Eugène Silvain et sa femme, Madeleine, tous deux sociétaires à la Comédie-Française, sur un terrain acheté par Dominique Piazza, l’inventeur de la carte postale.

L’histoire d’Eugène Silvain 

Officier français en 1870-1871, il quitte l’armée pour se consacrer à l’art lyrique. Il se produit en Algérie et à Paris. Il est alors reçu au Conservatoire d’art dramatique, puis est accepté à la Comédie-Française où il obtient des triomphes. En 1883, il est nommé sociétaire de la Comédie-Française. Il épouse Louise Hartman, tragédienne, qui fit une brillante carrière au théâtre de l’Odéon, puis à la Comédie-Française. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

L’histoire de Dominique Piazza

Commerçant aisé et mécène, Dominique Piazza est l’inventeur des cartes postales illustrées par photographie en 1891. Il est à l’origine du théâtre Silvain avec son ami l’acteur du même nom, puis du théâtre de la Nature à Gémenos. Il participe également à la création des Excursionnistes marseillais, de l’association Prouvenço, etc.

La Corniche et l’Anse de la Fausse Monnaie longent le théâtre

Anecdotes…

Pour la petite histoire, on raconte qu’au cours d’une promenade sur les lieux avec leurs amis, le couple Silvain fut frappé par la qualité acoustique d’une discussion entre des joueurs de boules au fond du vallon : Madeleine Silvain ayant alors rejoint les boulomanes entonna une retentissante Marseillaise. Il n’en fallut pas plus pour qu’il soit décidé d’installer un théâtre de verdure en ces lieux.

Ce théâtre de plein air a été entièrement rénové en 1999 et a retrouvé tout son lustre. Il accueille chaque été de nombreux artistes de théâtre ou de la chanson française.

Le Théâtre Silvain

Corniche J.F Kennedy

13007 Marseille

04 91 14 54 10


La Halle Puget, symbole de l’antiquité

 

Dans la rubrique [Les p’tits secrets], Made in Marseille dépoussière Marseille et ses secrets. La Halle Puget, située à proximité de la Porte d’Aix dans le quartier Belsunce (1er), a été construite en 1666. Son nom et sa forme, elle la doit à son architecte Pierre Puget, peintre et sculpteur célèbre.

© DR

La Halle Puget est à l’époque construite pour remplacer l’ancienne halle aux poissons de la place Vivaux, dans le quartier du Panier, devenue trop petite après l’extension de la ville. Elle abritait le marché aux poissons et aux viandes au 17e siècle.

Tour à tour transformée en chapelle puis en commissariat, sa restauration, au 20e siècle, lui rend son apparence initiale. Construite à l’image d’un temple antique, son toit de tuile repose sur 20 colonnes ioniques : 5 en largeur, 7 en longueur. Son plan de construction est rectangulaire et divisé en deux parties par un mur qui séparait les parties poissonnerie et boucherie.

 

Aujourd’hui, c’est au coeur d’une très grande esplanade piétonne cachée au milieu du quartier Belsunce – Colbert que l’on peut découvrir ce bel exemple de l’architecture classique, entourée par la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Marseille.

la Porte d’Orient

et son panorama grandiose sur la Méditerranée

Situé en haut de la Corniche Kennedy, à proximité du Vallon des Auffes, le Monument aux morts de l’Armée d’Orient est un édifice majestueux qui surplombe la Méditerranée. Il offre un point de vue à couper le souffle sur la rade marseillaise.

Comme son nom l’indique, la « Porte d’Orient » est un monument édifié en hommage aux soldats d’Orient et des terres lointaines victimes de la Première Guerre mondiale (1914-1918). C’est à Gaston Castel, architecte marseillais, qu’on en doit l’idée et aussi la réalisation. Car dès 1924, ce dernier s’est offusqué du fait que la ville de Marseille ne disposait pas de son monument aux morts de la guerre.

Gaston Castel propose alors un projet composé d’un socle puissant, symbolisant à la fois la détermination et le rôle moral qu’il attache au sacrifice des soldats pendant la guerre. Il choisit ensuite le haut de la Corniche pour édifier son monument afin que celui-ci puisse être vu de loin.

La forme du monument est celle d’une arche massive au sommet de laquelle se trouvent un croissant et une étoile. De part et d’autre de l’arche, deux statues réalisées par Antoine Sartorio, sculpteur et ami de Gaston Castel, représentent des personnages en pied assurant la mémoire de l’armée de Terre. Les héros des combats aériens sont eux symbolisés par de grandes ailes sur les côtés du monument.

Au centre de l’arche trône une autre statue, une Victoire en bronze, les bras tendus vers le ciel. Enfin, sur les flancs de l’arche, les noms et dates des grandes campagnes militaires de la Grande Guerre sont inscrits.

Les indiscrets et les bons plans

Des bancs installés au pied du monument permettent de s’installer et de contempler la Méditerranée. Le spectacle y est fabuleux et encore plus lorsque le soleil s’y couche.

Puisqu’il se situe juste à côté, profitez de votre passage à la Porte d’Orient pour découvrir le Vallon des Auffes, le petit port de pêche traditionnelle du quartier d’Endoume dans le 7ème arrondissement de Marseille. C’est d’ailleurs ici que vous pourrez déguster la célèbre bouillabaisse, l’une des spécialités de la ville, dans l’un des meilleurs établissements marseillais.

Le Vallon des Auffes

ADRESSE

Square du Lieutenant Danjaume, Corniche Kennedy, 13007 Marseille

COMMENT ALLER AU MONUMENT DE L’ARMÉE D’ORIENT ?

 

En bus

-  Arrêt Vallon des Auffes (ligne 83)

l’hôpital Caroline,

bijou architectural des iles du Frioul

 Situé sur l’une des îles du Frioul, l’hôpital Caroline est un magnifique bâtiment aujourd’hui en cours de réhabilitation. Construit dans les années 1820, il avait pour vocation d’être un lieu de quarantaine notamment lors de grandes épidémies.

Dès le 16ème siècle, l’archipel du Frioul a été considéré comme le cœur de la protection sanitaire de Marseille. Car c’est sur ses îles que des zones de quarantaines ont été installées pour accueillir les marins et visiteurs qui débarquaient dans la ville. Notamment lors de l’épidémie de peste qui toucha Marseille en 1720.

Vue sur l’hôpital Caroline © Parc Maritime des îles du Frioul

Un siècle plus tard, quand les ports de la Méditerranée sont touchés par une épidémie de fièvre jaune qui risque de paralyser le commerce, l’État décide de construire un nouveau bassin de quarantaine sur l’une des îles du Frioul, l’île de Ratonneau. Le projet prévoit la construction d’une digue pour relier les îles Pomègues et Ratonneau ainsi qu’un établissement sanitaire. Les travaux de ce dernier commencent en 1923 pour s’achever cinq ans plus tard. Il est alors baptisé Hôpital Caroline.

L’édifice peut abriter au total 48 malades et 24 convalescents tous répartis dans des quartiers bien distincts et isolés entre eux. Car l’hôpital compte 12 corps de bâtiments répartis suivant une symétrie autour d’une chapelle centrale surélevée, de sorte à ce que les patients puissent suivre la messe sans sortir de leur lit, et d’une capitainerie. L’ensemble de l’hôpital est considéré comme un véritable chef-d’œuvre puisqu’il synthétise plus de mille ans d’histoire de l’architecture.

 

Dès 1850, suite à la destruction du lazaret d’Arenc pour y construire le port commercial de la Joliette, il est décidé que toutes les installations sanitaires de Marseille se trouveraient désormais sur l’archipel du Frioul. Elles prennent alors le nom de « Lazaret des îles » et l’hôpital Caroline en fait partie. Il est d’ailleurs réaménagé pour accueillir plus de personnes en quarantaines et cinq nouveaux pavillons sont construits. Ce nouveau lazaret est à l’époque considéré comme le plus grand et le plus efficace de la Méditerranée.

L’hôpital Caroline continuera d’être utilisé jusque dans les années 1940. Il se retrouve en grande partie détruit par les bombardements alliés d’août 1944 et reste à l’abandon jusqu’à l’acquisition des îles du Frioul par la Ville de Marseille en 1978. Commence alors des travaux de réhabilitation, d’abord par l’association Caroline puis par l’association Acta Vista, spécialiste de la restauration du patrimoine historique, toujours en cours aujourd’hui. De par le chantier présent, l’hôpital Caroline est accessible à la visite seulement lors des Journées du Patrimoine.

Lors des travaux de rénovation de l’hôpital : pose du toit du bâtiment Chevalier Roze © Lazaret Caroline

Le bâtiment Chevalier Roze après rénovation © Fondation Patrimoine

Les indiscrets et les bons plans

L’hôpital Caroline tient son nom de Marie-Caroline duchesse de Berry. Elle a séjourné en quarantaine au lazaret d’Arenc lorsqu’elle voyagea d’Italie en France pour venir épouser le fils du roi Charles X, Charles Ferdinand d’Artois. Cinq ans après ce passage, son mari fut assassiné. Par hommage, le prénom de la duchesse est alors donné à l’hôpital et le nom du duc à la digue qui relie les deux îles de Ratonneau et de Pomègues.

L’hôpital Caroline est aussi surnommé « l’hôpital du vent » car il a été conçu pour que les différents bâtiments puissent être ventilés constamment. À l’époque, la médecine considérait que les courants d’air permettaient d’éliminer les miasmes des maladies et donc de guérir les malades.

C’est à Michel-Robert Penchaud, architecte néo-classique du 19ème siècle que l’on doit l’hôpital Caroline. Ce n’est d’ailleurs pas le seul édifice qu’il a réalisé à Marseille. Parmi ses réalisations on trouve l’Arc de Triomphe de la Porte d’Aix, la façade d’entrée du lycée Thiers ou encore le temple protestant de la rue Grignan. Avec l’hôpital Caroline, il signe toutefois l’une de ses plus belles œuvres marseillaises.

N’hésitez pas à combiner votre traversée vers l’île du Frioul avec une visite au Château d’If. Cette ancienne forteresse devenue prison est connue de par le monde pour avoir détenu le personnage fictif du Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.

ADRESSE

Île Ratonneau, archipel du Frioul, 13007 Marseille

COMMENT ALLER À L’HÔPITAL CAROLINE ?

En navette maritime (horaires en cliquant ici)

-  Embarquement au Quai de la Fraternité, 13001 Marseille

TARIFS

§  Tarif navette Vieux-Port/îles du Frioul : 10,80€

§  Tarif navette Vieux-Port/îles du Frioul et île d’If : 16,20€

§  Tarifs de l’entrée au Château d’If : tarif plein 5,50€ / tarif réduit 4,50€

l’Église des Réformés,

monument dominant toute la Canebière

 

Située dans le quartier du Chapitre au centre de la ville, l’Église des Réformés est un monument majestueux du patrimoine religieux de Marseille. Ouverte tous les jours, elle se visite pour son architecture remarquable.

Trônant tout en haut de la Canebière, l’Église Saint-Vincent-de-Paul se distingue de loin. Ce monument édifié à partir du milieu du 19ème siècle est plus connu aux yeux des Marseillais comme l’Église des Réformés. Car c’est à l’emplacement de l’ancienne chapelle des Augustins Réformés qu’elle a été bâtie et qu’elle tire son nom usuel.

À droite, l’ancienne chapelle des Augustins Réformés

Pour les amateurs d’art et d’architecture, l’Église des Réformés est considérée comme un véritable bijou. Elle a été construite suivant les plans de l’architecte François Reybaud qui a adopté pour cela le style gothique du 13e siècle. La nef, le transept et la façade sont explicitement dérivés des cathédrales du Bassin parisien. Les portes en bois ornées de panneaux de bronze et les vitraux font partie des éléments les plus remarquables de l’Église.

Si la première pierre du monument a été posée en 1855, l’inauguration de l’Église n’a pourtant eu lieu qu’en 1886 ! D’une part en raison des plans initiaux qui ont été changés dans les années 1860 lorsque l’architecte s’est retiré, et d’autre part pour des raisons financières.

Les indiscrets et les bons plans

C’est dans l’Église des Réformés qu’est célébrée chaque année la messe des Santonniers. Cette messe en langue provençal a pour but d’inaugurer la foire aux santons qui se tient ensuite pendant plusieurs jours à Marseille en hiver.

Sur le parvis de l’église se trouve une statue de Jeanne d’Arc réalisée par Louis Botinelly, un sculpteur provençal à qui l’on doit d’autres sculptures présentes dans divers lieux de Marseille comme à la Cathédrale de la Major, la gare Saint-Charles ou au Palais Longchamp.

 

ADRESSE

8 cours Franklin Roosevelt, 13001 Marseille

HORAIRE

Ouverture :

-  Du lundi au samedi de 8h à 20h

-  Le dimanche de 9h à 12h et de 16h à 19h

COMMENT SE RENDRE À L’ÉGLISE DES RÉFORMÉS ?

 

En bus

-  Arrêt Thiers Réformés (ligne 74)

-  Arrêt Gambetta Réformés (lignes 52 et 81)

En tramway

-  Station Réformés Canebière (ligne 2)

Aqueduc de l’Huveaune

Vous l’avez sans doute déjà aperçu, et vous vous êtes demandés qu’est ce que faisait un aqueduc en vieilles pierres au milieu du bâtiment du Conseil régional PACA, en face de la Porte d’Aix ? Et bien nous allons vous aider à remonter le temps et comprendre l’histoire de cet aqueduc, nommé aqueduc de l’Huveaune.

Aujourd’hui ,entourée par des bâtiments plutôt modernes de la région, une arche en pierres datant du 13e siècle demeure comme étant le dernier vestige d’un aqueduc très apprécié des Marseillais car il alimentait la ville en eau de l’Huveaune issue des collines à l’Est de Marseille.

En effet, jusqu’en 1849, date de l’arrivée des eaux de la Durance au Palais Longchamp, la majorité de l’eau pour alimenter les Marseillais arrivait par l’Huveaune dans 380 puits disséminés partout en ville. Bien sur, il faut s’imaginer qu’à cette période, la taille de Marseille se limite à l’hyper centre d’aujourd’hui.

Un aqueduc vieux de 800 ans au coeur du centre-ville

L’aqueduc de l’Huveaune a été construit au 13e siècle pour alimenter en eau une population en augmentation qui ne pouvait plus se contenter des seuls puits. Il conduisait l’eau captée de diverses sources depuis le quartier de La Pomme, situéà l’est, jusqu’au cœur de Marseille. Devenu obsolète en 1849, après l’arrivée des eaux de la Durance dans la cité phocéenne, son canal a été comblé pour permettre l’installation d’une conduite en terre cuite.

Un itinéraire méconnu et des incertitudes

L’aqueduc présentait des parties enterrées et aériennes depuis son départ de la Pomme à son arrivée dans le quartier du Panier. Son tracé souterrain dans Marseille, notamment dans la rue Bernard-du-Bois, reste hypothétique et n’a pas été reconnu sur le terrain.

L’aqueduc s’étendait sans doute depuis l’est de la ville jusqu’au rempart, zone de la Butte des Carmes détruite au 20e siècle.

Selon l’Inrap, sur des gravures anciennes (plan d’Ercole Negri, 1591, et plan Maretz, après 1644), l’une des sections aérienne est visible à l’extérieur du rempart, arrivant de la campagne depuis l’est.

Une autre section aérienne, connue par un dessin de Joseph-Martin Marchand de 1826, était indispensable pour enjamber le vallon de Sainte-Barbe. Elle a été détruite au XIXe siècle, car elle gênait la circulation. Il en subsiste une arche en arc brisé à l’ouest, sur le versant nord-est de la Butte des Carmes, toujours visible, devant le siège du Conseil régional, place Jules Guesde. Sa datation est incertaine.


la Place Castellane

Histoire de la Place Castellane

Située dans le 6ème arrondissement de Marseille, la Place Castellane forme le rond-point du même nom, qui se trouve géographiquement entre les quartiers du Vieux Port et du Prado. C’est un des centres névralgiques de la Cité Phocéenne. Construction de la Place Castellane

L’histoire de la Place remonte au XVIIIème siècle, à l’Époque de Louis XIV. Le Roi Soleil souhaite en effet aligner la Porte d’Aix avec la Porte de Rome dans les anciens remparts de la ville. Pour répondre à la demande du Roi, on prolongea la rue de Rome, qui s’arrêtait au niveau de la Préfecture actuelle, jusqu’à l’actuel emplacement de la Place Castellane. Ce terrain appartenait au Marquis Henri-César de Castellane-Majastre qui en fit don à la ville en 1774 afin de permettre la réalisation des travaux. Dans sa générosité, il proposa à la municipalité de financer les travaux d’aménagement de la Place. Ainsi, en 1798, une première fontaine trônait au milieu de la place ainsi qu’un lavoir. Puis, en 1811, à l’occasion de la naissance du fils de l’Empereur Napoléon 1er, on y plaça un obélisque.

En 1882, l’éclairage électrique est testé expérimentalement sur la Place avant d’être étendu à la Canebière en 1888. L’obélisque resta sur la Place jusqu’en 1911, date à laquelle on le transfère dans le quartier Mazargues.La fontaine CantiniLa place Castellane, outre son importance dans la vie marseillaise, est surtout connue aujourd’hui pour la fontaine posée en son centre : on l’appelle la fontaine Cantini. C’est en effet à une commande de Jules Cantini, un célèbre marbrier marseillais, qu’elle fut réalisée par l’artiste toulonnais André Allar entre 1911 et 1913. Elle représente les trois cours d’eau de la Provence, à savoir : la Durance, le Gardon et le Rhône ainsi que la Mer Méditerranée. La statue de Marseille, tournée vers la mer, domine l’édifice et l’on retrouve sur son socle les étapes du Rhône, de sa source jusqu’à la mer. Chaque sculpture est inspirée d’une œuvre d’un artiste connu. Ainsi, André Allar rendra hommage dans son œuvre à La Fontaine de Trévi, à Lorenzo Bernini, à François Rude ou encore Raoul Larche. Il fait donc un clin d’œil à ces artistes dont il admirait tant les œuvres. Pour remercier le sculpteur, la ville de Marseille le nomme Correspondant de l’Académie de la ville. Du haut de ses 25 mètres en marbre de Carrare, ce bijou architectural est visible de loin et donne au rond-point de Castellane toute sa prestance. Elle est l’une des plus belles fontaines de Marseille et témoigne de l’Histoire de Marseille. La fontaine présente en outre la particularité d’être alignée avec la Porte d’Aix qui se trouve à l’entrée Nord de la ville.

La Place Castellane de nos jours Pour vous y rendre Les deux lignes du métro marseillais se croisent à la Station Castellane et c’est également le terminus de la ligne 3 du Tramway, ce qui rend le déplacement plus que facile pour vous y rendre et visiter Marseille. Vous pourrez également observer ce monument de Marseille en remontant à pied la rue de Rome depuis le Vieux Port.

Autour de la Place Castellane

Un petit tour à la Place Castellane le temps d’un apéro ou d’une visite c’est le meilleur moye De nombreux commerces se trouvent à proximité. Le matin, le marché du Prado qui rassemble plus de 80 exposants qui vous proposeront des fruits et légumes, des fleurs, des produits locaux… Et de nombreux bars et restaurants ainsi que deux cinémas qui vous offriront de quoi vous détendre et échapper au bruit d’une circulation assez dense. Un petit tour à la Place Castellane le temps d’un apéro ou d’une visite c’est le meilleur moyen de se plonger dans la vie animée de ce quartier emblématique de Marseille.


La statue de David

Un peu d’histoire

Peu de gens savent que cette statue, que tout le monde appelle communément « Le David », est la réplique de la célèbre œuvre de Michel Ange. Datant du XVIème siècle, elle a été faite en marbre de Carrare. Vous pourrez d’ailleurs admirer l’originale à l’Académie des Beaux-Arts de Florence, en Italie.

Cette statue diffère des représentations habituelles de David. Il est couramment représenté avec Goliath pour symboliser leur célèbre combat. Il est raconté dans la Bible, dans le livre de Samuel, pour illustrer la victoire d’un simple berger qui, grâce à sa foi et à son courage, a battu un géant impitoyable de plus de 3 mètres. La sculpture immortalise ici David avant son combat, avec le fameux lance-pierre dans sa main. La statue a été sculptée et offerte à la ville par le marbrier et sculpteur Jules Cantini en 1903. Elle ne sera cependant installée à sa place actuelle que dans les années 50.Marseillais, il n’est pas le seul de sa famille à avoir baigné dans l’art et la sculpture. Son père, maçon d’origine italienne avait réalisé la démolition de l’aqueduc de la Porte d’Aix et son frère Pierre a son propre atelier de sculpture décorative rue des Beaux Arts. Après le décès de son frère, il reprend l’atelier de son frère et reçoit de nombreuses commandes. Son talent est vite reconnu et il sera amené à participer entre autre aux chantiers de Notre Dame de la Garde et de la Cathédrale de la Major.

La statue de David : point de ralliement des marseillais David prend plus précisément la pose, dans le 8ème arrondissement de Marseille, sur le rond point du Prado, au carrefour entre la promenade Georges Pompidou, l’avenue Pierre Mendès France et l’avenue du Prado. Du haut de ses 4 mètres de haut, il est le point de ralliement parfait.

A Marseille, on se donne rendez-vous au David. Placée au Prado, non loin des plages, c’est le repère qui annonce la mer, la plage, la baignade mais aussi les sessions de surf…


La pointe rouge

Juste après le parc balnéaire du Prado se trouve la Pointe Rouge. A proximité du petit port du même nom qui propose de nombreuses activités nautiques comme la voile, plongée, aviron, kayak, se trouve la plage.

C’est la plus grande plage de Marseille, constituée de sable, elle est protégée des vents et reçoit un public familial populaire. En bordure se trouvent de nombreux restaurants, bars, pubs qui assurent le ravitaillement et l’ambiance. En été, la surveillance de la baignade est également assurée.

Attention en été, le lieu est très fréquenté et peut parfois se transformer en piscine noire de monde. Vous voila prévenu.

Plage de la Verrerie Plage du Colombet L'Abri Côtier Le Bain des dames Entre l’anse des Sablettes et le port de la madrague se cache la plage de la Verrerie. Une petite plage de sable avec son cortège de cabanons habituels dont certains sont même équipés avec l’eau et l’électricité ! De nombreuses familles y louent le leur pour l’été et le soir tombé, les baigneurs laissent la place aux barbecues et autres pique-niques improvisés au bord de l’eau. Attention, la plage est petite et se retrouve vite surchargée. Il est très difficile de s’y garer même si un petit parking existe.