Projet balade Mars

Lamarque- Mouthiers sur Boëme

166 km

2 h 25


Jonzac

(N° 30098)

 

Place Saint Exupéry

17500 JONZAC

Latitude : (Nord) 45.44255°  Longitude : (Ouest) -0.43259° 

Tarif : 2018

Sationnement, services : 9 €

Services : 2 € / 1h

Type de borne : URBAFLUX

Services :


Fief de la Haute-Saintonge, Jonzac, avec son château, son église et son cloître des Carmes n’est pas seulement une ravissante cité historique… C’est une station thermale reconnue dans le traitement des rhumatismes et voies respiratoires, avec ses thermes troglodytiques uniques construits sur une ancienne carrière de pierres. Les eaux de Jonzac jaillissent très chaudes des profondeurs de la terre. Chargées d’oligo-éléments, elles vous offrent tous les bienfaits d’une eau douce infiniment pure

Baignée par la Seugne qui y écoule ses eaux dans un méandre, la cité s'est développée originellement sur deux collines de la rive droite, les monts Balaguier et Montguimar, où se dressent ses deux principaux monuments : l'église Saint-Gervais-Saint-Protais et le château, dont l'une des tours qui sert de beffroi est visible de fort loin.

Patrimoine communal

Château de Jonzac

Le châtelet d'entrée du château de Jonzac date du xve siècle.

Le château de Jonzac est un des monuments emblématiques de la ville. Établi sur un éperon calcaire dominant la vallée de la Seugne, il date pour l'essentiel du xve siècle. D'importantes modifications ont été apportées à sa structure au xixe siècle (aménagement de l'hôtel de ville, de la sous-préfecture, du théâtre, percement d'une rue ayant fait disparaître le grand escalier central). La création d'une esplanade ponctuée d'arbres et d'espaces verts contribue néanmoins à mettre en valeur le bâtiment et le monumental châtelet d'entrée, doté de mâchicoulis à accolades portés par des consoles à quatre dés superposés et de trois rainures de pont-levis. Les armes et la devise de la ville y sont gravés.

Un premier château est cité dans une charte dès le xie siècle, qui mentionne la donation par Guillaume de La Rochandry de la chapelle castrale à l'abbaye de Baignes. L'emplacement de cette forteresse primitive est sujet à débats depuis les découvertes de l'historien Marc Seguin en 2009, qui envisage la présence du château médiéval aux environs de l'immeuble Dufour, un peu en contrebas de l'actuel bâtiment.

Sans doute endommagé par les combats de la guerre de Cent Ans, l'ancien château est remplacé par la bâtisse actuelle aux alentours de 1449 (date inscrite sur le châtelet d'entrée). Sa fonction reste essentiellement défensive, et reprend les canons de l'architecture militaire médiévale (forte enceinte, tours d'angles, cour centrale, fossés).

Le château a reçu la visite de personnalités illustres au cours de son histoire, tel le roi Henri IV, le roi Louis XIV et le cardinal Mazarin. L'ensemble fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 3 mai 1913.

L'esplanade du château est ornée d'une statue monumentale représentant la République, œuvre du sculpteur Gustave Michel. Haute de plus de trois mètres (piédestal compris), elle figure Marianne brandissant un flambeau, éclairant le peuple, armée d'une épée et couronnée d'un bonnet phrygien. Commandée à l'occasion du centième anniversaire de la Révolution française, elle est inaugurée en présence de nombreux notables de la région (dont le sénateur Émile Combes) au mois d'octobre 1894.

La porte de ville (xve siècle).

La porte de ville est un des rares vestiges de l'enceinte fortifiée, qui protégeait autrefois le quartier du château. Elle était appelée autrefois « porte du château » et donnait accès à une place où étaient établis le minage et les halles. Conservant créneaux et mâchicoulis, elle date du xve siècle et témoigne du sentiment d'insécurité dans la province à la fin de la guerre de Cent Ans. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 25 novembre 1926.

L'église Saint-Gervais-Saint-Protais (xiie siècle).

pourrait avoir été fondée dès le haut Moyen Âge, même si l'édifice actuel n'est pas antérieur au xiie siècle. La tradition (elle-même basée sur le « Pseudo-Turpin ») veut que Charlemagne y ait fait déposer les restes de saint Anthème (évêque de Poitiers au viiie siècle) lors d'un passage dans la région, ce qui n'a néanmoins jamais été prouvé.

La partie centrale de la façade est caractéristique de l'art roman saintongeais, avec ses superpositions d'arcatures, ses chapiteaux, ses cordons et ses modillons délicatement sculptés. Elle présente cependant un détail unique dans la région : la présence au dernier étage de huit colonnettes se terminant par de petites lanternes coniques abritant des visages humains.

L'église se voit adjoindre au xvie siècle deux bas-côtés, bordés de contreforts (l'un d'eux, au mur sud, porte encore les armes du roi Louis XII). Les traces des guerres de religion qui ont ensanglanté la région peu après sont encore bien visibles, les murs portant des traces d'arquebusades, laissant imaginer de rudes combats aux abords de l'édifice. L'église a été restaurée en profondeur entre 1847 et 1854 (clocher, voûtes, mobilier).

L'édifice fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 2 juillet 2001.

Le parvis a fait l'objet de fouilles archéologiques en 2009, qui ont révélé la présence d'un cimetière mérovingien daté des vie et viie siècles. Conduites par Léopold Maurel, archéologue départemental, elles ont notamment permis de mettre au jour des bijoux (dont une boucle d'oreille en corbeille de type « Arégonde »), des armes (lames de couteau, scramasaxes), des fibules, mais aussi des restes de tissus minéralisés.

Le centre culturel du Cloître des Carmes.

Le couvent des Carmes est fondé en 1505 à l'instigation de Jean de Sainte-Maure, seigneur de Jonzac. Ravagé au moment des guerres de religion (1568 et 1569 notamment) il est relevé dans la seconde moitié du xviie siècle. Le cloître est édifié à partir de 1657, dans un style particulièrement sobre. Les galeries sont surmontées des cellules des religieux, éclairées par des petites fenêtres.

L'église, qui sert désormais de tribunal d'instance, date de la même époque, même si elle conserve quelques éléments du sanctuaire originel (partie du chevet et du mur nord, contreforts ornés de sculptures fantaisistes). Elle conserve également des boiseries du xviiie siècle et une Crucifixion d'auteur inconnu.

Le couvent est acquis par la municipalité au moment de la révolution, qui y installe la mairie et une prison, puis un tribunal. Restauré à partir de 1976, cet ensemble monastique est aujourd'hui partiellement reconverti en centre culturel.

Le quartier environnant, sur la rive gauche de la Seugne, conserve nombre de maisons anciennes, notamment autour de la rue James-Sclafer (anciennement rue Porte-de-Ville)

Chapelle de la Maladrerie

Cet édifice est tout ce qui subsiste d'une ancienne maladrerie établie au xve siècle. Située en dehors de l'enceinte urbaine, elle abritait les lépreux, exclus de la communauté. Comme dans la plupart des établissements de ce type, elle était située aux abords d'une route fréquentée (en l'occurrence la route de Montendre) afin de pouvoir bénéficier de quelques aumônes.

La façade conserve quelques traces d'inscriptions : « par Bertrand Vilot » « Jehanne Bellonne Jehan Jasmain » « fut faicte icelle malet » « l'an de grâce mil IVc quatre vings et ung ».

Autres monuments

  • Les halles couvertes du Second Empire, de type « Eiffel ».
  • Le centre-ville abrite bien des maisons et immeubles anciens, au gré de ruelles tortueuses héritées du passé médiéval. Il garde également des constructions datant des xixe et xxe siècles, tel le théâtre (1886), le marché couvert, à la structure métallique de type « Eiffel », construit aux abords de l'église (1889), l'immeuble de la caisse d'épargne, à la façade monumentale aux armes de la ville (1905) et l'immeuble du Coq d'Or, doté d'un balcon monumental destiné à accueillir les personnalités en visite dans la ville.

La campagne environnante conserve un patrimoine rural constitué notamment de moulins, ponts et églises.

  • Le moulin à eau "Chez Bret", remis en service par la municipalité, abrite aujourd'hui une maison du meunier retraçant l'histoire de la vallée de la Seugne.
  • Le moulin à vent du Cluzelet est parfois en activité.

Mouthiers sur Boëme

(N° 9854)


Accès/adresse :

Rue de la Chauvelerie

16440 MOUTHIERS SUR BOËME

 

Latitude : (Nord) 45.55431° Longitude : (Est) 0.12491° 

Tarif : Gratuit

Type de borne : Artisanale

Services :

Proche des commerces

Autres informations :

Derrière l'église

A voir La Chaire à Calvin


L'un des monuments historiques du village est l'église de Saint Hilaire, une attractif église de style romaine qui date du 12ème siècle et est remarquable par sa tour hexagonale avec des ouvertures en pierre voûtée

Le deuxième bâtiment imposant est le château de la Rochandry, un château pittoresque de construction assez récente: il date en grande partie du 19ème siècle, date à laquelle il a été construit sur le site d'un château beaucoup plus ancien.

D'autres monuments remarquables de Mouthiers-sur-Boëme inclure le Logis de Forge avec ses tourelles du 16ème siècle, et la grande maison du 16ème siècle appelé le Logis des Gagniers.

Les lavoirs traditionnels peut également être vus sur la rivière. Les lavoirs étaient déplacés à leur emplacement actuel au 19ème siècle, lorsque le cours du fleuve Boëme a été perturbé par la construction du viaduc de chemin de fer en 1840-1850).

Un ajout plus récent au patrimoine du village est le rond-point appelé 'peuplier major', avec une statue en bronze récente de trois chevaux sur un rocher. Sur le côté du rocher il y a une copie de la gravure de la grotte à Chaire de Calvin*.

* Il y a une grotte préhistorique dans une falaise à Mouthiers-sur-Boëme appelée Chaire un Calvin avec une gravure d'une vache et des chevaux datant environ 20.000 ans.

Jardin Remarquable

Le Logis de Forge du 15ème siècle et son hameau du 18ème siècle a été autrefois un moulin à farine, un moulin à fer et un moulin à huile de noix. Autour d'un grand étang, le logis est aujourd'hui entouré par un jardin contemporain qui a été classé «jardin remarquable» de la France. L'eau a une grande influence dans le jardin et il y a plusieurs étangs et canaux d'eau au centre de la plantation


Mouthiers sur Boëme - Angoulême

44 km

0 h 50


Magnac-lavalette-Villars

Visiter le Château de la Mercerie

Lorsque les frères Raymond et Alphonse Réthoré sont arrivés en 1925 au manoir de la Mercerie à Magnac-Lavalette ils avaient l'intention de réaliser un château et un musée attenant au manoir du 19ième siècle déjà sur le site.

La construction du château commencé en 1939 par la salle des Azulejos, juste en parrallèle à l’arrière du Manoir et séparé par un couloir. La construction a été suspendue pendant la guerre mais a répris et continué jusqu'à 1975, pour finir par la seule façade de France longue de 220 mètres et classé du 20ième siècle, appelée également le petit Versailles Charentais.

Alphonse sera l’architecte autodidacte et il a dessiné les plans et dirigé la construction. Raymond financera avec l’argent de la vente des machines à laver industrielles de blanchisserie . Raymond lui sera Maire de Magnac-Lavalette , et député sur six mandats, et traducteur en russe de Charles de Gaulle.

Après un abandon de presque trente ans, en 2011 le Château a commencé un programme de restauration grâce au courage de Didier Jobit, Maire de Magnac-Lavalette-Villars, et de l’Association du Château de la Mercerie sous Georges Mesnard.

Informations pour les visiteurs

Avec la visite guidée vous découvrirez ce lieu atypique: 12 pièces se visitent actuellement et vous allez de surprises en surprises jusqu’à la pièce finale de Béruges et son surprenant secret.

Puis ce sont les extérieurs, le parc, dont la roseraie reconstituée, l’arborétum aux multiples essences noble, et la tombe des frères Réthoré.

Les visites au Chateau de la Mercerie ont lieu d’Avril à Novembre, en Français tous les après midi, en Anglais les mardis am, et en Néerlandais les jeudis am. 

Accès handicapés sauf les deux chambres à l’étage. Parking gratuit, voiture et tourisme véhicules léger, camping car possible de stationner de nuit .

Villebois-Lavalette

Le village de Villebois-Lavalette est dominé par son château assis au-dessus du village avec quelques maisons et une église.

Les rues calmes du village sont bordées de maisons typiques Charentais, et il y a beaucoup à apprécier tout simplement en flânant autour du village en admirant les façades et de petits détails architecturaux.

Le village est surtout connu pour l'imposant château de Villebois qui se dresse sur un promontoire au-dessus du village. Avant il y avait les structures encore plus anciennes au même endroit construit à la fois par les Gaulois et les Romains, et une version antérieure du château.

Les murs défensifs vaste et six tours été construits dans le 12ème-13ème siècle en utilisant la pierre blanche attrayante de la région, entourent la colline, donnant accès l'intérieur du château en passant par une porte entre deux importantes tours rondes.

A l'intérieur des murs du Château de Villebois un logis a été construit au 17ème siècle pour fournir un logement plus confortable, même si une partie importante a été détruite plus tard par un incendie du 19ème siècle.

Vous pouvez voir aussi une chapelle du 12ème siècle incorporés dans les murs du château, accessible depuis l'intérieur du château et de l'extérieur, avec la partie inférieure pour l'utilisation de pèlerins passant par Villebois-Lafayette et l'étage supérieur pour une utilisation par les seigneurs du château.

Les visites du château peuvent être organisées dans l'office de tourisme de Villebois-Lavalette. Les visites sont toujours accompagnées par les guides.

Autres points saillants de Villebois-Lavalette comprennent la traditionnelle halle du marché de 17ème siècle dans le centre ville, soutenue par une combinaison de colonnes sculptées en pierre ronde et la menuiserie traditionnelle, et l'église de Saint-Romain du 13ème qui domine le centre ville.

Vous pouvez voir également une fontaine du 19ème siècle à côté d'un puits (en face de la salle de marché) et un cadran solaire du 17ème siècle.

Torsac

Bien qu'un petit village, Torsac contient plusieurs bâtiments d'intérêt historique.

Le premier est l'église de Saint-Aignant, construit au 12ème siècle (modifié au 16ème siècle) et avec un clocher octogonal inhabituelle. A l'intérieur de l'église on peut voir quelques décoratifs chapiteaux, une fresque du 15e siècle représentant le Christ entouré des évangélistes, et une statue en bois de la Vierge.

Le second monument majeur que vous verrez dans Torsac est le château. Beaucoup changé au fil des ans, le château d'origine médiévale a été substantiellement modifiée au 17ème siècle (et l'apparence 'médiévale' des tours rondes a été ajouté au 19ème siècle).

Enfin, le presbytère du village à côté de l'église est une jolie maison avec jardin en terrasses. Il y a également un lavoir traditionnel dans Torsac.

Angoulême

(N° 30281)

à 8 km d'Angoulême

Chemin de l'Ecluse

La Coulee Douce

16170 SAINT YRIEIX SUR CHARENTE

Latitude : (Nord) 45.66883°  Longitude : (Est) 0.11327° 

Tarif : Gratuit

Produits frais et locaux

Possibilité de faire des petits déjeuners

Restauration

Autres informations :

Aire fermée du dimanche soir au mardi matin

6 emplacements


Établie sur un éperon dominant un méandre de la Charente et les confluents de celle-ci avec la Touvre et l'Anguienne, la ville est surnommée le balcon du Sud-Ouest. 

Ancienne capitale de l'Angoumois sous l'Ancien Régime, Angoulême a longtemps été une place forte convoitée, en raison de sa position de carrefour de voies de communication importantes, et a subi de nombreux sièges. De son passé tumultueux, la cité, juchée sur son éperon rocheux et reconnue ville d'art et d'histoire, a hérité d'un patrimoine historique, religieux et urbain remarquable qui attire de nombreux visiteurs et touristes de passage.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Les abords de l'hôtel de ville avec ses espaces verts élégants.

Angoulême et le pays Angoumois sont classés Ville et Pays d'Art et d'Histoire.

Patrimoine religieux

  • La cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême, remarquable exemple de l'art roman régional tant pour son architecture que pour ses sculptures ;
  • Les vestiges de l'abbaye Saint-Cybard, rue de Bordeaux à l'emplacement du CNBDI
  • Les vestiges de l'abbaye Saint-Ausone ;
  • L'église Saint-André, rue Taillefer, est du xiie siècle et a été remaniée à plusieurs reprises. Dans son ancien cimetière se trouve ce que l'on a coutume d'appeler « lanterne des morts » : en réalité, une cheminée du xiie siècle, vestige de l'ancien palais Taillefer ;
  • L'évêché de la fin du xve siècle, visible rue de Friedland. Il abrite aujourd'hui le musée des Beaux-Arts d'Angoulême ;
  • La chapelle du couvent des Cordeliers dite chapelle de l'hôpital, rue de Beaulieu là où repose Guez de Balzac comprise dans l'Hôtel Dieu ;
  • L'Hôtel Dieu, rue de Beaulieu est essentiellement une construction du milieu du XIXe siècle réalisée par l'architecte Paul Abadie (père) englobant des constructions plus anciennes comme l'ancien Hôtel Dieu du XVIIe siècle, place du Petit Beaulieu, et l'ancienne chapelle des Cordeliers du XIIIe siècle
  • L'église Saint-Jacques de l'Houmeau datant de la fin du xixe siècle ;
  • L'église Saint-Martial, de style néo-roman faite par Paul Abadie ;
  • L'église Saint-Ausone, mêmes architecte et époque ;
  • L'église Notre-Dame d'Obézine, également de la fin du xixe siècle ;
  • Ancienne église Saint-Martin d'Angoulême, rue Jules Ferry transformée en habitations.
  • L'ancien couvent des carmélites, rue Turenne ;
  • La chapelle Saint-Aptone, rue de Périgueux ;
  • La chapelle du collège Sainte-Marthe Chavagnes, rue de Paris ;
  • La chapelle de l'ancien doyenné rue Minage ;
  • La chapelle du lycée Guez de Balzac, rue de Beaulieu ;
  • La chapelle de la maison diocésaine, rue de Bordeaux ;
  • La petite chapelle, rue Minage, dans une cour d'habitation ;
  • La chapelle Saint-Roch, place de la Chapelle Saint-Roch face au lycée Marguerite-de-Valois, dans l'ancien quartier Saint-Roch, est l'unique vestige d'un second hôpital Saint-Roch fondé en 1623, qui accueillait lépreux et pestiférésNote 7. L'hôpital était à l'origine entouré de deux cimetières. L'église est reconstruite en partie en 1759, et elle était rattachée au couvent des capucins installé à l'actuel Champ de Mars en 161154. Après la Révolution et la destruction de l'hôpital au xixe siècle, la chapelle a été rattachée à la paroisse Saint-Martial en 189355,56.
  • La cathédrale Saint-Pierre. 
  • « Lanterne des morts » près de l'église Saint-André.

Patrimoine civil

Les remparts

Depuis l'époque romaine, des remparts ceinturent le Plateau d'Angoulême. Maintes fois détruits et reconstruits, leur couronnement a été définitivement supprimé au xixe siècle. Les parties subsistantes datent des ive, xiiie et xvie siècles (remparts du duc d’Épernon), qui sont propriété de la commune. Les remparts d'Angoulême forment un balcon sur la Charente, et ils sont classés monuments historiques. Le tour des remparts est, avec la cathédrale, l'un des principaux attraits touristiques de la ville.

Les remparts d'Angoulême

  • Rempart nord.
  • Près du marché couvert.
  • Tour Léchelle.
  • Rempart du midi.
  • Échauguette de l'ancienne enceinte d'Épernon.

Autres lieux

  • L’hôtel de ville a été construit à l'emplacement de l'ancien château dont il ne reste que le donjon des Lusignan et la tour des Valois par Paul Abadie ;
  • Les halles, d'architecture de verre et fer, sont de type Baltard ;
  • Le palais de justice a été construit sur un ancien couvent à la fin du xixe siècle par Paul Abadie père ;
  • Le théâtre municipal fut inauguré le 14 mai 1870 après trois années de travaux d'après les plans de l'architecte Antoine Sousée. Sa façade, conservée lors de la réhabilitation de 1994, montre La Comédie et Le Drame, sculptures de Jules Blanchard, juste au-dessus de la devise Castigat ridendo mores (« La comédie châtie les mœurs en riant »). Enfin, en dessous de celle-ci, deux enfants représentent La Danse et La Musique ;
  • Le collège Jules-Verne, ancien doyenné, en a conservé l'ancienne chapelle au superbe vitrail et à la charpente sculptée comme salle de musique et une chapelle voûtée en pierre de taille avec clés de voûtes et vitraux — visibles depuis la rue de Beaulieu — devenue le CDI ;
  • Le lycée Guez-de-Balzac a été construit par les architectes Paul Abadie père et fils ;
  • La prison a été élevée entre 1855 et 1858 par l'architecte départemental Edmond Brazier.

Il y a de très nombreuses maisons anciennes :

  • L’hôtel Saint-Simon (rue de la Cloche verte) construit au xvie siècle dans le style Renaissance57 ;
  • L’hôtel de Bardines (rue de Beaulieu), attribué à l'architecte angoumoisin Jean-Baptiste Michel Vallin de La Mothe. Ce bâtiment impressionne par ses dimensions ;
  • L’hôtel Montalembert ;
  • La maison dite des Archers ;
  • L’hôtel Mousnier-Longpré, rue Friedland, du xiie siècle et remanié au xve siècle, dont les façades rue de l’Évêché, rue de Friedland et sur cour sont remarquables ;
  • Un hôtel particulier décrit dans Illusions perdues d'Honoré de Balzac comme étant celui de Madame de Bargeton ;
  • Sont aussi inscrites des portes : au 61, rue du Minage, une porte du xvie siècle et au 59 une du xviie siècle.

Places du Vieil Angoulême :

  • La place du Palet.
  • La place du Minage avec sa fontaine du Second Empire, ses bancs, a un petit air méditerranéen au cœur de la vieille ville. Elle connut du xive siècle au xixe siècle une intense activité commerciale ;
  • La place Henri-Dunant. Portant le nom du fondateur de la Croix-Rouge, elle borde aujourd'hui le conservatoire Gabriel Fauré, autrefois collège Saint-Louis, ainsi qu'une ancienne gendarmerie ;
  • La place New York. Cette place, dite autrefois du Parc, a été aménagée au xviiie siècle dans le cadre du premier véritable projet d'urbanisme de la ville. Elle est restée depuis un lieu de promenade et de manifestations diverses. En 1956, la place change une nouvelle fois de nom. En effet le Conseil municipal décide de l'appeler désormais place New York, en souvenir du voyage de Giovanni da Verrazano au service de François Ier, qui en 1524 baptisa le site de l'actuelle New York Nouvelle-Angoulême ;
  • La place Beaulieu. Située à l'extrémité ouest du plateau et de la vieille ville, elle offre un vaste panorama au regard des passants et constitue depuis longtemps un agréable lieu de promenade. Elle borde l'imposant lycée Guez-de-Balzac, à l'emplacement d'une ancienne abbaye ;
  • La place Bouillaud et la place de l'Hôtel de ville. Outre l'hôtel de ville, on peut y admirer (en face de l'entrée de ce dernier) une superbe façade Art nouveau particulièrement riche ;
  • La place Francis-Louvel. Autrefois dite du Mûrier, elle fut et reste un des lieux les plus animés de la vieille ville. Ancien jardin d'un couvent jusqu'au xvie siècle, elle a été embellie aux xviiie et xixe siècles de nouveaux édifices et d'une fontaine. S'y trouve le palais de justice. La place a changé de nom en 1946, pour prendre celui de Francis Louvel, résistant fusillé par les Allemands en 1944 ;
  • La place du Palet. Cette place occupe un vaste espace qui, dans le passé, précédait la principale porte de la vieille ville et abrita durant trois siècles une imposante halle. Le site a été réaménagé dans les années 1980 ;
  • La place du Général-Resnier.

Angoulême à Chauvigny

159 km

2 h 25


Marthon

Il y a plusieurs bâtiments intéressants à voir ici dans le village que vous explorez Marthon, y compris ceux mentionnés ci-dessous et de petits détails architecturaux comme une fontaine, un puits, une voûte en pierre ancienne, et quelques belles maisons.

Tour de Breuil

Le monument le plus important ici, et celui qui domine les toits de Marthon, est le donjon du château - le Donjon de Marthon (aussi appelée la Tour du Breuil).

Datant du 12ème siècle, il est désormais seule la partie inférieure de la tour carrée originale et une petite section du mur qui reste (à l'origine le donjon avait trois tours) du château d'origine, mais le donjon domine encore du village de Marthon.

Chapelle-Porte

Vous pouvez rejoindre le château par le porte-chapelle, de style romain dessous le donjon - il s'agit d'un grand bâtiment qui combine une chapelle à l'étage supérieur et de la passerelle du château ci-dessous et est intégré dans les murs défensifs autour du château.

Châteaux en Marthon

Deux autres (plus récente) châteaux peuvent aussi être vus à Marthon: le Château-Neuf et le Château du Colombier, avec les deux châteaux incorporant plusieurs styles architecturaux différents. Le Château Neuf date du 16ème siècle, bien qu'il ait été beaucoup modifié et agrandi dans le 20ème siècle, et le Château du Colombier est aujourd'hui un hôtel.

Eglise de Saint-Martin

Un autre point d'intérêt est l'église de Saint-Martin de style roman - notez en particulier le clocher avec des ouvertures cintrées et la statue dans une niche au-dessus de l'entrée. Voir aussi les arches encastrée dans le partie inférieure du mur - on les appelle les 'enfeu' et ils sont les tombes de dignitaires locaux qui ont été enterrés dans les murs des églises.

La Rochefoucauld

Le Château de la Rochefoucauld

Le château est dans une position impressionnante, sur un éperon rocheux au-dessus des rives de la Tardoire et surplombant la ville et la campagne.

le Château de La Rochefoucauld est probablement le château le plus attrayant du département de la Charente et dans un endroit attrayant, donc bien qu'il n'ait pas tout à fait la beauté des châteaux que vous pouvez visiter dans la vallée de la Loire, vous voudrez le visiter si vous explorez cette partie de la France

Très inhabituel pour un château historique, le Château de La Rochefoucauld a appartenu à la même famille pendant toute son histoire (depuis le 10ème siècle). À l'origine, le château était un bâtiment fortifié du XIe siècle - le donjon est la principale caractéristique de cette période.

Suite à des agrandissements au 15ème siècle, il fut ensuite transformé en une impressionnante demeure Renaissance en 1520. C'est notamment à cette époque que le grand escalier fut ajouté ainsi que les tours, l'aile sud et les splendides galeries ouvertes à trois niveaux. Il est possible mais pas certain que l'escalier ait été conçu par Léonard de Vinci.

Le château de La Rochefoucauld a été transformé au cours des 17ème et 18ème siècles avec la démolition de la majeure partie du château médiéval pour créer la vue depuis la cour et l'ajout de l'aile ouest. L'aile ouest d'origine, construite au 17ème siècle, a été détruite par un incendie et reconstruite au 18ème siècle.

En conséquence de cette longue période de développement vous verrez que le château a plusieurs différents styles architecturaux: le donjon de style romain, la forteresse du 15ème siècle, les éléments de la renaissance du 16ème siècle et les ajouts du 18ème siècle, autour d'une cour centrale qui surplombe la ville de La Rochefoucauld et la rivière Tardoire.

Ces différentes parties du bâtiment vont très bien ensemble pour créer l'impressionnant château que nous voyons aujourd'hui: l'ensemble est à la fois attrayant et intéressant, et il y a beaucoup de détails à admirer. Les points forts incluent les balcons extérieurs autour de la cour, l'escalier en colimaçon et le plafond de la chapelle.

À l'intérieur du château votre visite comprend plusieurs salons, chambres et cuisines, avec ces chambres meublées simplement, mais comprenant divers objets d'intérêt tels que des peintures, des miroirs et des murs décorés.

Les jardins autour du château de La Rochefoucauld sont également soigneusement entretenus dans le style français traditionnel et tenus en presque autant d'estime que le château lui-même.

La visite coûte environ 10 euros. Le Château de La Rochefoucauld est ouvert toute l'année sauf janvier et février, mais est fermé le mardi.

 

La ville autour du château est agréable à explorer: voir le guide de La Rochefoucauld. 

Autres points forts à La Rochefoucauld

Le pont en arc à travers la Tardoire rivière au-dessous le château datant du 15ème siècle - l'une des meilleures vues sur le château est de l'autre côté du pont.

Il y a plusieurs autres bâtiments intéressants à découvrir dans La Rochefoucauld lui-même, comme la Collégiale Notre-Dame de l'Assomption de style gothique. L'église date du 13ème siècle, bien qu'une partie importante de l'église que nous voyons aujourd'hui est une reconstruction de la fin du 16ème siècle après le bâtiment a subi des dommages pendant la guerre de Cent Ans et puis encore pendant les guerres de religion.

Les cloîtres et autres bâtiments à la 'Couvent des Carmes' ont été au centre de la communauté religieuse des Carmes qui ont été établis ici au cours du 14ème siècle avec les points forts comprennent les cloîtres bien rénovées.

Vous pouvez aussi voir

  • quelques médiévale maisons à colombages,
  • la halle aux grains du 19ème siècle qui détient maintenant l'Office de Tourisme de Rochefoucauld 
  • la petite Eglise d'Olerat avec sa façade comprennent des sculptures d'animaux et datant du 12ème siècle.

Chauvigny

(N° 18117)

 

Rue de Bretagne / Rue de la Porte Chevreau

86300 CHAUVIGNY

Latitude : (Nord) 46.57266° Longitude : (Est) 0.6466° 

Tarif : Gratuit

Services : WC public

Autres informations :

6 emplacements non matérialisés

Parking utilisé par les cars et les voitures.

Très proche de la cité médiévale


(N° 3030)

 

Rue de la Fontaine

Camping municipal La Fontaine ***

86300 CHAUVIGNY

Latitude : (Nord) 46.57075° Longitude : (Est) 0.65399° 

Tarif : 2019

Stop-accueil C-C, 2 personnes : 9 €

Électricité : 4 €

Taxe de séjour : 0,55 €

Type de borne : Plateforme

Services :

Accès handicapés

Autres informations :

Ouvert du 06/04 au 30/09

100 emplacements

Tél : +33 5 49 46 31 94

camping-chauvigny@cg86.fr

https://www.chauvigny.fr/index.php/tourisme-patrimoine/chauvigny-vous-accueille/211-camping-la-fontaine


Situé à l'est du département de la Vienne, traversée par la rivière du même nom, Chauvigny est historiquement, géographiquement et économiquement un lieu de passage et d'enracinement depuis des années. La ville est labellisée Plus Beaux Détours de France.

Chauvigny est née au croisement de deux axes de communication : une route reliant l’océan Atlantique aux régions du centre de la France et une autre qui relie le nord au Midi. Nous vous conseillons de faire un arrêt dans cette ville, elle vaut le détour pour son colossal patrimoine médiéval et ses activités liées à ce patrimoine extraordinaire. Visitez ses nombreux vestiges du passé : le château Baronnial, le château d’Harcourt, le château de Mauléon, le donjon de Gouzon, la Tour de Flin, sans oublier l’Eglise collégiale Saint-Pierre du XIIème siècle, populaire par le décor de son chevet et ses chapiteaux.

Découvrez une autre facette de Chauvigny en empruntant le Vélo Rail : un parcours de 17 km pour une balade de 2 heures le long de l'ancienne voie ferrée qui servait de transport des pierres extraites des carrières locales.

Poursuivez votre visite avec le spectacle des Géants du Ciel : émotion garantie ! Un spectacle de haut vol par des oiseaux venus du monde entier au cœur des magnifiques murailles du château baronnial.

Lieux et monuments

Patrimoine religieux

La collégiale Saint-Pierre (xie siècle-xiie siècle) est une église-halle à trois vaisseaux. Elle fut commencée par l'abside et terminée cent ans plus tard par la nef. À l'extérieur, clocher carré à double étage de baies, superbe chevet richement sculpté. L'intérieur de l'église a malheureusement été batiolé au xixe siècle, mais les chapiteaux du chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes présentent un riche décor sculpté (monstres, allégories de Babylone...) et dédicacé : Gofridus me fecit. La collégiale Saint-Pierre (débutée au xie siècle) est représentative de l'art roman
L'église Notre-Dame a été construite au début du xie siècle par l'évêque de Poitiers, Isembert 1er, seigneur de Chauvigny. Elle est placée sous le patronage du Saint-Sépulcre en référence au tombeau du Christ à Jérusalem. Vers 1020, elle est donnée au monastère Saint-Cyprien de Poitiers ainsi que quelques terres environnantes afin que les moines puissent y établir un prieuré et un bourg libre de droit. À la fin du xie siècle, l'église prieurale est sous le vocable de Saint-Just. Ce nom lui reste jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. En 1823, à la suite d'une décision municipale, elle devient, en ville basse, la seule église paroissiale et prend alors son nom actuel d'église Notre-Dame.
Elle a subi plusieurs restaurations au cours du xixe siècle. Les travaux ont concerné la façade et la nef. La nef en plein cintre est encadrée de collatéraux à voûtes d'arêtes. Les grands arcs surhaussés de la croisée du transept et la coupole sur trompes forment un ensemble aux belles proportions. À l'intérieur, le bras sud du transept conserve une fresque représentant la Chrétienté aidant le Christ à porter sa croix. Cette scène a été découverte en 1849 puis restaurée la même année par H. Hivonnait. Cette œuvre est exceptionnelle par l'originalité de son thème dont aucun autre exemple n'est connu dans le département de la Vienne. Cette figuration du portement de croix est à rapprocher des peintures murales de l'Anjou de la cour du roi René36,37. Le thème et le style indiquent une œuvre de transition entre le Moyen Âge et la Renaissance. Elle date de la fin du xve siècle. Au-dessus, se trouve une inscription rappelant certains travaux faits dans l'église par le prieur François Morin en 1504.
Un tableau du xviiie siècle a été restauré récemment. Il représente le martyr de saint Léger. Le tableau fait 210x145 centimètres. Il est de Giovanni Baptista Lenardi.
La croisée du transept a conservé un décor roman qui puise son iconographie dans un répertoire ornemental très varié.
Près du chœur, deux chapiteaux remarquables représentent la tentation d'Adam et d'Ève et des griffons affrontés.
Le chevet de l'église Notre-Dame à abside et absidioles possède un décor sculpté plus sobre que celui de Saint-Pierre mais qui n'est pas de moindre qualité. Il est de style roman. Il présente des modillons sur la corniche et des colonnes aux chapiteaux intéressants.

L'église est un monument historique classé depuis 1840 (première liste de monuments).

 

L'église de Saint-Pierre-les-Églises est située à deux kilomètres de la ville, tout près de la Vienne. C'est une église de proportion modeste. Elle est située au cœur d'un cimetière d'origine mérovingienne dont il ne subsiste que quelques sarcophages. L'édifice est très ancien comme en témoigne le petit appareil qui a été utilisé pour sa construction. Celui-ci est en effet de tradition antique et a été réemployé. La voie romaine qui reliait Lemonum (Poitiers) à Avaricum (Bourges) et franchissait ici la Vienne à gué avait favorisé le développement d'une petite agglomération. Cette dernière a été abandonnée au cours du Haut Moyen Âge.

L'église érigée dès l'époque carolingienne présente un plan simple avec une large nef charpentée sans division interne. Elle s'ouvre à l'est vers l'abside semi-circulaire qui abrité le sanctuaire. L'abside a été voutée au xie siècle. Elle possède un cycle de fresques qui évoquent des épisodes du Nouveau Testament :

sur le côté gauche : la Visitation, la Chevauchée et l'Adoration des mages, la Crucifixion

sur le côté droit : le Bain de l'enfant Jésus après la Nativité, le Combat entre l'archange Saint Michel et la bête de l'Apocalypse.

Il a été réalisé récemment une étude au carbone 14 qui a pu montrer que les fresques ont été peintes entre 780 et 980. Elle a pu ainsi prouver que les fresques font partie des plus anciennes encore conservées en Europe occidentale pour l'époque médiévale. L'ancienneté de la peinture avait déjà été suggérée par son analyse technique et stylistique : choix et traitement des scènes, forme archaïque de quelques lettres.

La nef et la voûte ont été repeintes en 1628. Cette date est mentionnée à deux endroits dans l'église.

Patrimoine civil

Le château baronnial ou château des évêques fut construit au xie siècle par les évêques de Poitiers, donjon 

quadrangulaire du milieu du xie siècle, alors seigneurs de Chauvigny. À partir de 1397, Ithier de Marreuil, évêque de Poitiers, ajoute un second donjon à son château. De nos jours on peut y voir un spectacle de fauconnerie38,39.

C'est un édifice complexe d'une longueur de 80 mètres et d'une largeur de 50 mètres. Il fut souvent endommagé et remanié. À la fin du xviie siècle, il est déjà presque à l'abandon.

On reconnait une première enceinte avec l'entrée primitive du xie siècle, un puissant donjon du xiie siècle, les ruines du château neuf datant des années 1400 dont subsiste un impressionnant pan de muraille montrant deux étages d'appartements et la chapelle Saint-Michel avec sa salle capitulaire au-dessus. L'accès aux cours et bâtiments de la deuxième enceinte des xiie-xvie siècles (cuisines, fournils, écuries, puits, souterrain) se faisait par un pont levis.

L'état de ruine actuel du château résulte de sa vente comme bien national pendant la Révolution, l'acquéreur ayant fait de cette forteresse une carrière de pierres.

Il a été classé monument historique dans la liste de 1840 et a reçu en 2003, 42 000 visiteurs[réf. nécessaire].

Le château d'Harcourt fut construit entre le xiiie et xve siècle, c'est le mieux conservé des châteaux chauvinois.

L'un des membres de l'illustre famille normande des Harcourt épousa, au xiiie siècle, la vicomtesse de Châtellerault qui possédait le fief. Il est resté deux siècles en possession de cette famille avant de devenir la propriété des évêques de Poitiers en 1447.

L'enceinte est à peu près rectangulaire. Elle se compose de hautes courtines, autrefois crénelées, flanquées de tourelles cylindriques pleines. Elle mesure 38 mètres par 25 mètres et elle date du xiiie siècle.

L'entrée est défendue par un châtelet possédant un assommoir et une herse. Il est dépourvu de pont-levis.

Le donjon est rectangulaire à contreforts plats. Il fut réaménagé au xive siècle.

Au rez-de-chaussée, on trouve une prison voutée, encore utilisée au xixe siècle, dont la portée extérieure permet en position ouverte de bloquer celle du cachot.

Attenant au donjon, le logis a été très remanié. Il abrite maintenant des salles d'expositions.

Le château a été classé Monument Historique en 1840.

Le donjon de Gouzon est un vestige du château de Gouzon. Un premier bâtiment, soigné avec des contreforts rectangulaires du xiie siècle a été étendu par la suite, au xiiie siècle, vers l'ouest et surélevé. Les travaux sont de médiocre qualité. La partie supérieure du donjon est pourvue d'archères d'un type rare, à traverses décalées, datant du xive siècle. À l'est, un logis, détruit, joint la rue Saint-Pierre. On y reconnait les tours, portes et cheminées.

Le château a, d'abord, appartenu à la famille poitevine de Beaumont, puis à celle de Gouzon, originaire du Bourbonnais. Le château a été ensuite, acquis par l'évêque de Poitiers, Fort d'aux au xive siècle.

Il abrite de nos jours un musée, l'Espace d'archéologie industrielle ouvert depuis 1991.

Ce musée a pour vocation la mise en valeur et la présentation des industries en Pays Chauvinois :

Les activités liées au travail de la pierre de Chauvigny : carriers et tailleurs de pierre, du Néolithique au xxie siècle.

Les arts du feu : le travail de la porcelaine, des grès flammés de 1180 à 1930, des faïences au cours du xixe siècle et de la faïence Saintongeaise des xvie, xviie et xviiie siècles ; présentation de l'artisanat lié au feu : tuilerie, verrerie et métallurgie.

La production des énergies : moteur à vapeur de 1907, maquette d'une centrale thermonucléaire de 1990.

La terrasse panoramique, accessible en ascenseur, permet une découverte exceptionnelle de la cité médiévale et de la vallée de la Vienne.

Il a reçu la visite de 9 100 personnes en 2003.

Le château a été classé Monument Historique en 1889.

En 1984, des fouilles ont permis de découvrir, sur ce site, des objets datant de Néolithique (6 000 ans av. J.-C.). Un vase est exposé dans une vitrine du musée et quelques objets le sont au musée des traditions populaires de Chauvigny.

Château de Montléon

En remontant la rue Saint-Pierre, sur la gauche, il est possible de voir des vestiges du château de Montléon. Dans le pâté de maisons, on distingue çà et là des morceaux de murailles et de contreforts. Partagé, défiguré, le château de Montléon est le moins bien conservé des cinq châteaux de Chauvigny.

Encore occupé en 1372, le château semble avoir été abandonné dès le milieu du xve siècle.

Les défenses de la ville

La Tour de Flins date des xiie-xve siècles. C'est un château de petite taille qui complétait la défense de la ville de Chauvigny. Il s'agit d'un petit donjon rectangulaire qui a été crénelé et dont les angles sont renforcés par des contreforts plats, selon l'usage du xiie siècle. Au xve siècle, des fenêtres ont été percées et une cheminée a été construite pour le rendre plus habitable.

La Porte de Gouzon date du xiie siècle. C'est l'une des douze portes de la ville.

La Porte des Piliers fait partie des ouvrages fortifiés qui se sont multipliés à partir du début du xie siècle sur l'éperon.

La Porte des Rampes est protégée par des bouches à feu des xve et xvie siècles. Ils tiraient le long d'un fossé aujourd'hui comblé.

Le musée des traditions populaires et d'archéologie

Le musée est installé dans une maison du xvie siècle. Il restitue un intérieur poitevin. Des coiffes, des vêtements et des objets de la vie quotidienne en Poitou au xixe siècle sont présentés.

On y trouve aussi une salle sur les métiers, une collection d'objets archéologiques gallo-romains et médiévaux provenant des sites voisins et une exposition permanente de maquettes: Chauvigny, de l'ère Néolithique à l'ère industrielle.

Le musée présente quelques objets remarquables comme sa collection de coiffes, un mortier à broyer en bronze du xve siècle, un chauffe-plat en céramique des xve-xvie siècles, un sanglier gallo-romain.

La Maison dite « des Templiers » (route de Châtellerault) est éclairée au premier étage par une série d'ouvertures géminées surmontées d'arcs polylobés caractéristiques du xive siècle. Sous le bâtiment, sont conservées des caves voutées avec des arceaux en pierre de taille.

La Maison a été classée comme Monument Historique depuis 1915.

La maison dite à tort du Roi Jean est une hôtellerie du début du xviie siècle. Elle se trouve au bout de la rue du Moulin-Saint-Just. C'est une maison à deux étages. Elle présente une façade avec une porte en plein cintre encadrée de deux pilastres et surmontée d'une corniche moulurée saillante. À gauche de la porte, une grande arcade murée constitue les vestiges d'une ancienne boutique. À la verticale de la porte, le mur est percé de trois grandes fenêtres à meneau superposées.

Louis XIV y a couché en 1651.

Hôtel de Ville

Il a été bâti sur les vestiges de l'ancienne église Saint-Léger. Il date du xixe siècle.

Rue Faideau

C'était l'axe principal de la ville. Les maisons sont anciennes. Au bout, vestiges du pont médiéval.

La grotte de Jioux

Elle est située à Saint-Pierre-lès-Églises. Elle est classée comme Monument Historique depuis 1910.

La gentilhommière de la Rivière-aux-Chirets

Elle est inscrite comme Monument Historique depuis 1986 pour la cour, le puits, les communs, la tour, le porche, l'élévation, la toiture et le bâtiment.