Site Abbatiale d'Elan

 

 

Petit parking : 49.66392 - 4.75558


C'est dans un cadre à la fois paisible et verdoyant que se niche une ancienne abbaye cistercienne fondée au XIIe siècle.

De nos jours, le site abbatial d'Élan comprend : le manoir abbatial du XVIe siècle, flanqué de quatre tours et doté d'une superbe charpente de châtaignier en forme de coque de bateau retournée ; la manse abbatiale du XVIIe siècle, dont l'intérieur abrite aujourd'hui l'office de tourisme, ainsi qu'une exposition sur les abbayes cisterciennes de France et des maquettes sur l'abbaye d'Élan ; l'église Notre-Dame d'Élan, ancienne abbatiale remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles ; la chapelle Saint-Roger du XVIIIe siècle, dont la silhouette se reflète dans les eaux d'un bassin.

Situé au coeur de la forêt d'Élan, à l'emplacement d'une source rendue miraculeuse par saint Roger, fondateur de l'abbaye, le site de la chapelle Saint-Roger constitue un lieu de promenade tout à fait charmant, idéal pour se ressourcer, méditer ou encore pique-niquer tranquillement…

Autour, un arboretum proposé par l'ONF complète agréablement la découverte des lieux.

Mouzon

parking de la piscine Gratuit

8 Rue de l'Abreuvoir

GPS : 49.605420, E 5.081905

 

2 emplacements dans le fond du parking de la piscine à l’ombre. Nuit super calme. Poules à l’arrière. Il est demandé de ne pas prendre d’autres places.

Plaine de jeux et piscines récréatives couvertes en face


parking Gratuit

1 Avenue de la Paix

GPS : N 49.602900, E 5.088993

Sympathique parking, au calme, quasi en bord de Meuse. Je n’ai pas vu d’interdiction pour la nuit. Cependant il existe une aire de Camping Car dans la bourgade toute proche.

Nombre de place(s)10

 


Mouzon conserve un patrimoine hérité de son rôle de ville frontière et de sa vocation industrielle attachée au feutre de laine.

Située aux portes de la Lorraine, de la Belgique et du Luxembourg, la cité ardennaise tient son nom de Mosomagos, «marché sur la Meuse» en celte.

Dès le Xe siècle, une puissante abbaye bénédictine anime la cité pendant près de quatre siècles. Son église abbatiale (XIIe et XIIIe siècles) est un chef d’oeuvre du premier âge gothique. Puis, les édifices de défense se succèdent. De la première enceinte en pierre ne subsiste que la remarquable Tour Porte de Bourgogne (XIIe siècle). La cité est assiégée à plusieurs reprises avant que le Traité des Pyrénées (1659) ne déplace les défenses nationales plus au nord et que les fortifications de Mouzon ne soient démantelées (1673).

L’industrie se développe alors : tanneries et moulins, textile et métallurgie. En 1783, on transforme un premier moulin à blé en fouerie, puis Alfred Sommer fonde en 1881 la manufacture de Mouzon dont la production évolue vers le feutre. Mouzon constitue alors l’une des plus importantes fabriques de feutre en Europe.

Ce savoir-faire n’a cessé d’évoluer et se découvre aujourd’hui au Musée-atelier du Feutre. Mouzon a conservé un certain esprit, un caractère, que l’on ressent en errant dans ses ruelles, en naviguant sur la Meuse ... ou en plongeant les mains dans la laine.

L’ancienne abbaye

Les bâtiments actuels, abritant un EHPAD, sont édifiés dans les années 1660 afin de remplacer les anciens détruits lors des guerres contre les Espagnols (1648-1653). En 971, Adalbéron, évêque de Reims, fonde l’abbaye bénédictine et y dépose des reliques de Saint Arnoul. C’est la Réforme bénédictine autour d’un Saint, d’une abbaye (et ses moyens de subsistance en terres et bâtiments), des abbés et d’un évêque ! D’autres reliques attirent une foule de pèlerins : Saint Victor de Mouzon, Sainte Suzanne, Saint Bertulphe de Renty, Sainte Berlende de Thin.

L’église abbatiale Notre-Dame

La nef présente des voûtes sexpartites (6 voûtains reliant les travées deux par deux), caractéristiques du premier gothique. L’orgue Moucherel (buffet de 1725, classé) permet des concerts en saison.

Le maître-autel est de style Baroque (classé, 1728) d’après des dessins d’Hardouin Mansart au siècle précédent.

Des stalles et la chaire à prêcher sont du XVIIème siècle, issues de l’église Saint-Martin disparue après 1792.

Le mur nord abrite une cellule de recluse où Dame Mathilde de Villemontry s’est retirée du monde en 1197

La rue Porte de France

C’est la voie vers le sud, jusqu’au pont sur la Meuse. Devant l’église-abbatiale les panneaux 1 et 2 du Parcours 1910 montrent l’endroit au début du XXème siècle. Les maisons, parfois remodelées sont du XVIIIème siècle avec des linteaux de bois, souvent deux portes (l’une donnant sur la cuisine, l’autre donnant accès à une cour arrière ou sur un jardin). Les plus riches demeures ont des linteaux de pierre.

L’œil de bœuf (appelé localement « beuquette ») donnait de la lumière sur l’évier situé juste derrière.  

La Porte de France

 

 

Des éléments importants de défense protégeaient la ville, jusqu’au traité des Pyrénées (1659) quand Louis XIV repoussa les frontières du royaume vers le nord. Mouzon fut alors déclassé comme place forte et les remparts démolis.

Sur la rive gauche de la Meuse non canalisée, la villa La Gravière (Maison d’hôtes haut de gamme) est l’ancienne maison de la famille Sommer, reconstruite en 1922 après l’incendie volontaire de 1918.

A droite, au bord du fleuve, le panneau n° 3 du Parcours 1910 évoque les activités de construction d’avions par Roger Sommer (1877-1965) à l’époque de Farman et Blériot.

Au-delà du pont, s’étend le faubourg Sainte-Geneviève, avec l’église du même nom, ancien écart de Mouzon, village-rue de type lorrain.

Prendre la rue Neuve-des-Rondes, puis, sur le parking de la supérette, l’ancien chemin de ronde

Le chemin des rondes

 

Il reliait la Porte de France au château et permettait aux soldats de se déplacer à l’abri des tirs ennemis.

Des casemates sont creusées sous le chemin. Le mur surplombe des jardins au-delà desquels on peut apercevoir le fleuve.

Place Saint-Louis,

l’étape n° 10 du parcours 1910 montre l’état ancien. A partir de la rue des Bergeries, s’engager dans une ruelle à gauche. 

Mur du château.

De grosses pierres attestent de la présence du château qui se développa après 1379, lors que le roi de France Charles V veut administrer en propre la ville de Mouzon. Il échange cette terre avec l’évêché de Reims, seigneur du lieu depuis le VIème siècle.

Place Saint-Victor.

Victor de Mouzon (né à une date inconnue et mort vers 420) est selon la tradition un berger martyrisé pour avoir exhorté sa sœur (Suzanne) à résister aux avances d’un gouverneur romain.

C’est un saint laïc à la vie fort modeste, qui pouvait incarner une aspiration populaire à la sainteté, comme plusieurs saints des marches ardennaises.

Cet épisode est gravé au tympan du portail central de l’église abbatiale.

Dans le prolongement du café « Le Mooz » (ancien « café de la marine »), les bâtiments étaient des écuries où les bateliers louaient des places pour le repos de chevaux. Ils dormaient avec leurs chevaux.

La rue du Général-de-Gaulle

C’est la rue principale de Mouzon. Au n° 33, se situe le restaurant gastronomique « Les Echevins » autrefois nommé « Maison espagnole ».

Résultant de la fusion de quatre maisons en une seule, cette demeure à colombages et encorbellements a été construite sans doute au XVIème siècle, c’est-à-dire antérieurement à l’occupation espagnole

Vers 1950, les établissements Sommer achètent les deux premières maisons, les réunissent et après deux ans de travaux y installent le foyer des cadres de l’usine qui peuvent ainsi s’y restaurer le midi et y tenir des réunions.

Ce restaurant est donné à la ville de Mouzon en 1986, avec obligation d’y maintenir une activité gastronomique de qualité.

C’est depuis 2018 que le restaurant occupe l’ensemble des quatre anciennes maisons, la ville ayant acheté les habitations voisines pour permettre une extension.

Faire demi-tour et se diriger vers la Porte de Bourgogne.

Le pont du canal

Après d’important travaux de canalisation de la Meuse au milieu du XIXème siècle, le fleuve devient un axe majeur de commerce.

Sur le parapet, au milieu du pont, le panneau n° 13 du Parcours 1910 montre le passage d’un train de péniches tirées par un remorqueur.

Le pont était presque au niveau du fleuve et devait pivoter pour laisser place au trafic.

On reconnait l’échauguette (XIXème siècle) encore présente sur les vestiges des remparts.

La belle maison du gouverneur a laissé place au square Saint-Bernard après 1940.

De l’autre côté, vers l’amont, d’anciens bâtiments rappellent l’activité industrielle de Mouzon.

Le site, nommé « Moulin des écluses » est occupé depuis des siècles quand Alfred Sommer l’achète en 1880 pour développer, sur trois générations, la première industrie de feutre de France.

La chute d’eau existe toujours, derrière le Centre aquatique.

La Tour-Porte de Bourgogne

C’est la seule porte de ville restant des fortifications démantelées après le traité des Pyrènées de 1659.

Elle rappelle que depuis le traité de Verdun (843), et celui de Meersen (870), Mouzon, est une ville des marches entre l’Empire et le Royaume de France.

Les bases sont du XIIème et XIIIème siècles. C’est le passage de la voie Reims-Trèves.

Deux cavités sont visibles à gauche : en bas, c’est la cave d’une maison qui touchait le rempart, plus haut il s’agit d’une archère qui se trouve maintenant aveugle, bouchée par les flanquements de terre des XVème et XVIème siècles, destinés à assurer une meilleure défense contre l’artillerie.

Sous la porte, on distingue des éléments de gonds : traces des battants qui permettaient de fermer la ville la nuit et dès la moindre alerte.

Côté campagne, la niche de la Vierge abrite une statue du XIXème siècle mais sa forme en arc brisé montre qu’il s’agit d’une construction de la même époque que celle de l’église abbatiale (1179).

On peut atteindre le haut de la Porte. Deux archères sont encore visibles.

Au XIIIème siècle, il n’y avait que la tour seule et reliée aux murs d’enceinte de chaque côté. Après 1550, pour s’adapter à l’artillerie on renforce les défenses par un bastion à oreillons pour poser l’artillerie sur une terrasse encore visible en contrebas.

Des ponts-levis complétaient l’ensemble, avec des constructions allant jusqu’au carrefour actuel.

La rue de la Porte de Bourgogne

Le panneau n° 15 du Parcours 1910 montre une rue pavée avec des rigoles de chaque côté.

Les entrées des caves où on descendait charbon et tonneaux de vin sont bien visibles. Un dicton sans âge permet de douter de la qualité du breuvage mouzonnais : « De la justice d’Omont, du pain de Sapogne et du vin de Mouzon, Seigneur délivre-nous ! ». La partie gauche de cette rue a été fortement détruite en 1918.

Repasser le pont et venir, vers la droite, au bord du canal.

La Tour de La Couaillotte

Le port fluvial accueille bateaux et camping-cars. Une structure au sol, de plan circulaire, rappelle la présence d’une forte tour qui épaulait la tour de l’Eperon, visible de l’autre côté du canal. Au XVIème siècle, c’était une tour d’angle pour l’artillerie, de 16 mètres de diamètre, des murs de 4 mètres d’épaisseur adossés à une muraille. Plusieurs salles étaient superposées avec des chambres de tir pour petits canons.

Une ouverture est encore visible au ras de l’eau. Sur la Capitainerie, le panneau n° 21 du parcours 1910 montre des femmes de bateliers occupées à la lessive sur le lavoir flottant.

De l’autre côté du canal, les bâtiments étaient ceux de la fonderie des établissements Sommer qui ne fabriquaient donc pas que du feutre !

Par l’avenue Moulin-Lavigne, rejoindre la porte d’entrée, au-delà des grilles vertes, des jardins de l’abbaye.

Les jardins de l’abbaye

Un pont de pierre permet de traverser une pièce d’eau, vestige des fossés qui joignaient les deux bras de Meuse, entre la Tour de la Couaillotte et la Porte de France.

De cet endroit, sont visibles les éléments de l’espace lié aux moines qui occupèrent les lieux jusqu’à la Révolution : l’abbaye elle-même (bâtiments actuel du XVIIème siècle), l’église abbatiale qui devient paroissiale après 1792, à droite l’ancienne cour des communs avec ses granges et ses écuries devenues Musée du feutre et son colombier, longtemps privilège des seigneurs.

Cette marque forte dans le tissu urbain de Mouzon rappelle que la ville fut donnée par Clovis à Saint Remi après son baptême et que le « Pagus » de Mouzon resta seigneurie ecclésiastique des évêques rémois jusque 1379.

Longuyon

Le Fort de Fermont

Parking N 49.45005 E 5.66452

 

Le Fort de Fermont, situé à 8 km de Longuyon, est l'un des plus beaux fleurons de la Ligne Maginot, symbole de résistance et de force d'une place qui est restée invaincue !


Un voyage au cœur de la cité souterraine et des blocs de combat vous sera proposée, à pied ou en train électrique d'époque, à 30 m de profondeur au milieu de l'infirmerie, la caserne, l'usine et le magasin à munitions.

Un musée extérieur de plus de 1 000 m2 dressant une collection spectaculaire de matériels mis en situation, qui en fait un site de référence de la Ligne Maginot.

Visites en Avril - Mai - Samedi - dimanche - 14 h et 15 h 30

Adulte : 10 €

Fermont - Ligne Maginot

Plus de 2 heures de visite pour découvrir la Ligne Maginot

La Ligne Maginot est sans doute la plus célèbre des fortifications contemporaines mais certainement aussi la plus mal connue ; en visitant l’ouvrage de FERMONT vous pourrez mieux comprendre ce qu’elle était vraiment et découvrir toutes ses techniques, ses matériels et son organisation.

FERMONT, c’est en effet un périple de plus de 2 heures qui vous emmène tantôt à 30 mètres sous terre, au cœur de l’ouvrage, tantôt en surface, au milieu des blocs de combat dont les abords portent encore les stigmates des combats de 1940.

Un trajet d’environ 1,2 km en petit train électrique vous amènera au pied du bloc 4 qui est une casemate d’artillerie que vous visiterez et d’où vous gagnerez l’extérieur.

En surface, vous découvrirez les autres blocs de combat, dont la tourelle de 75 du bloc 1 en état de marche, et apprendrez comment l’ouvrage de FERMONT, attaqué par l’arrière le 21 Juin 1940, a, sous les ordres du Capitaine Aubert, résisté à tous les assauts allemands pour tenir jusqu’à l’armistice.

FERMONT, c’est aussi, devant l’entrée des Munitions, le MUSEE EXTERIEUR qui recèle l’essentiel des matériels utilisés sur la LIGNE MAGINOT. On y trouve notamment trois tourelles d’artillerie provenant de l’ouvrage de BREHAIN qui sont les seules en France à être ainsi présentées au public, et deux tourelles récupérées au Fort de MOLVANGE une de 75.32 et une tourelle mitrailleuse jumelée. 

FERMONT, c’est enfin le MEMORIAL élevé à la mémoire des Troupes de Forteresse « livrées à l’ennemi sans avoir été vaincues » pour rappeler à tous que la LIGNE MAGINOT tenait toujours à l’armistice de Juin 1940.

FERMONT, c’est plus de deux heures dédiées au souvenir…

Gros Ouvrage de La Ligne Maginot

L’ouvrage de Fermont, ensemble fortifié sur une longueur de 8 km, soit une emprise de 27 ha, se situe entre Beuveille et Longuyon à 50 km de Verdun, 50 km de Metz, 40 km de la ville de Luxembourg, aux portes de la Belgique.

L’ouvrage comprend 7 blocs de combat construits en partie sur les territoires de Montigny sur Chiers et Viviers sur Chiers.

L’ensemble des galeries de l’Ouvrage se trouve à un niveau moyen des 30 m sous le sol, l’accès est possible par des escaliers ou par 6 montes charges dont deux étaient prévus pour recevoir le matériel et les munitions.

La galerie principale longue de 1 km environ, est équipée d’un trolley et d’une voie de 60 cm où circulent des locotracteurs avec du courant électrique de 600 volts, produit sur place par une centrale électrique équipée de quatre groupes électrogènes de 225 cv.

Le Capitaine AUBERT et l’équipage de Fermont ont quitté le 27 Juin 1940 l’ouvrage devant un détachement militaire allemand.

Il eut été regrettable que l’ouvrage de Fermont invaincu le 8 Mai 1945, jour de l’armistice, subisse le sort commun du démantèlement par des ferrailleurs.

C’est dans cet esprit que fut créée l’Association des Amis de l’Ouvrage de Fermont et de la Ligne Maginot qui a pour but de mettre en valeur l’Ouvrage de Fermont.

Ouvert au public le 12 juin 1977, le Fort de Fermont avec son Musée de la Ligne Maginot unique en France, a reçu plus de 900 000 visiteurs, grâce, au travail d’équipe d’une cinquantaine de bénévoles (guides, caissiers, électriciens, mécaniciens, conducteurs de train).

57 - Thionville

Camping municipal de Thionville 

6 Rue du Parc

GPS : N 49.361301,  E 6.175230

 

Camping municipal de Thionville sur les berges de la Moselle près du parc Napoleon. Accueil très chaleureux de la responsable. Espace délimité par des haies. Très bel endroit sanitaire très propres attention camping très prisé pensez à réserver.

 

Accueil des touristes du lundi au dimanche de 7h à 12h et de 16h à 20h

Nombre de place(s) 30

Prix des services : 3,50€

OUVERTURE 1er MAI

Ouverture/Fermeture : 01/05 - 30/09

 


Emplacement caravane/ camping-car Nuitée 3,50 €

Personne 13 ans et plus Nuitée 4,50 €

Electricité

3 Ampères Nuitée 3,08 €

6 Ampères Nuitée 4,34 €

10 Ampères Nuitée 5,88 €

Taxe de séjour (+ de 18 ans) Nuitée 0,22 €


ÉGLISE SAINT-MAXIMIN

3 Place de l'Eglise

Place de l'Eglise. On entend les cloches sonner.

Cette silhouette rappelle vaguement Notre-Dame-de-Paris et ses deux tours. En a-t-elle également le bossu ? On dit pourtant qu'Hugo Père a défendu la cité de Thionville en 1814 et 1815. Qui a inspiré quoi ? Toute vêtue de pierre jaune de Jaumont, elle titille notre curiosité par sa sobriété extérieure. Une croix, un fronton d'où ressortent des angelots bien ronds, deux drapées, deux médaillons de saint Pierre et saint Paul. Voilà. Sa description pour les spécialistes peut s'enrichir de ses pilastres aux chapiteaux ioniques.

Vaste vocabulaire. Ses deux impressionnantes tours d'où guettaient les soldats, ponctuent la majesté de sa simplicité.

Il ne vous reste qu'à pousser la porte.

ORGUES DE SAINT-MAXIMIN

En poussant les portes de l'église Saint-Maximin, on n'imagine pas découvrir un orgue aux milles histoires. Inscrit au titre des Monuments Historiques il est le fruit de plusieurs créations.

Le premier orgue, commandé pour Thionville apparait dans l'ancienne église dès 1704. En 1791, pleine période Révolutionnaire, la paroisse acquiert celui de l'église Saint-Clément de Metz !

La magie opère entre ces deux là, c'est le coup de foudre ! De style rococo l'orgue dénote avec la sobriété générale de l'église. Ses couleurs pastels rappellent les objets luxueux des grands châteaux.

Ses petits angelots et toute la végétation qui les entourent nous transportent dans ce XVIIIème siècle en pleine effervescence philosophique et humaniste.

PARC NAPOLÉON

Avenue De Gaulle

Les petits cailloux roses s’agitent sous vos pieds. Ils adorent être chatouillés par vos pas.

Il y a les pressés qui traversent le parc sans regarder. Il y a les amoureux qui s’enlacent sur les bancs sans les atteindre. Il y a les enfants qui courent et leur donnent quelques coups de pieds. Parfois leur envol est si long qu’ils atterrissent dans un bosquet de fleurs, ou au pied d’un arbre.

Si d’un côté on peut admirer un Ginkgo Biloba centenaire, de l’autre un pacanier prend seulement racine.

La roseraie, elle, embaume et touche les sens. Leur beauté et leurs couleurs attirent le regard autant que leur odeur le nez.

Mais ça y est les visiteurs quittent ce parc, au nom de la statue qui trône, Napoléon, pour s’envoler vers d’autres horizons.

PARC WILSON

rue Castelnau

Le Parc Wilson ? Ah mais oui le parc au sanglier !

Celui où l'espace kiosque accueille des concerts l'été ! Celui où les enfants peuvent se divertir et se dégourdir les jambes dans l'aire de jeu.

Tout le monde connait le parc Wilson sans forcément en connaitre son nom. Plus naturel que ses voisins, il invite à la méditation par sa sobriété.

D'un côté le mur de l'ancien bastion, de l'autre les bâtiments militaires d'architecture allemande, l'insèrent dans un paysage propice à la poésie et la balade.

Quant à ce sanglier ? On ne saura jamais ce qui a bien pu passer par la tête de son sculpteur.

COUR DU CHÂTEAU

Passage sous l'ancienne porte fortifiée du château des Comtes de Luxembourg.

Nous y voilà, nous pénétrons dans la cour du Château. Son plus vieil édifice en est la Tour aux Puces.

Accompagnée de plusieurs bâtiments allant de la Renaissance au XVIIIème siècle, cette cour nous transporte dans le passé. Petite halte devant cet hôtel particulier Renaissance.

Sa tour et son style flamboyant lui donne une dimension que n'ont pas ses voisins.

Question de point de vue. Les décors de blasons attestent de la présence d'importants résidents. Il s'agirait des prévôts de la ville, autorisés à s'installer dans le coeur du pouvoir.

PONTS ÉCLUSES

Rue des écluses

Thionville a la particularité de posséder deux ponts écluses du XVIIIe siècle dont l'édification revient à l'ingénieur militaire Louis de Cormontaigne. Si l'un d'eux et toujours en élévation et ouvre rarement ses portes aux plus curieux, le second a perdu toute sa surface close et n'offre qu'un pont mémoriel au dessus d'un bras de la Moselle

Ces ponts écluses permettaient de maitriser le cours de la rivière, qui plutôt capricieuse provoquait de nombreuses inondations à Thionville tout en servant de passages et de casernes. Si l'un d'eux est en piteux état, la faute en revient à la Seconde Guerre mondiale, tandis que le second a été restauré. Aujourd'hui ils se font face l'un et l'autre, se jaugent, se dévoilent aux passants les plus curieux.

AUTEL DE LA PATRIE

Place Claude Arnoult

Et si vous découvriez un obélisque vieux de plusieurs siècles ?

Érigé en 1797, le monolithe est démantelé sur ordre du Premier consul en 1799. Devenu simple monument aux morts au cimetière de Thionville, il retrouve sa place au centre de la cité en 1948.

Il porte fièrement la Légion d'honneur et la croix de Guerre, deux décorations données à Thionville en 1920 et 1948 pour sa résistance et sa bravoure que l'on retrouve dans la citation de 1792 "Thionville et sa garnison ont bien mérité de la Patrie".

PORTE DE SARRELOUIS

Boulevard Robert Schuman

Rose, bleu, jaune, mais quel est ce bâtiment étrange qui prend des teintes arc-en-ciel la nuit venue ?

La porte de Sarrelouis est l'un des vestige encore visible de la ceinture fortifiée qui protégeait Thionville au XVIIIème siècle. Aujourd'hui elle offre une perspective étonnante d'entrée de ville. Esthétique, elle ne l'est pas vraiment. Sa mission est avant tout militaire. Moulures des frontons et corniches sont les seuls embellissements qu'elle se permet. Durant l'Annexion, les Allemands la condamnent, comblent sa partie inférieure et la transforment en blockhaus, au point de faire son rôle d'accès à la forteresse de Thionville.

PRESSOIR DE GUENTRANGE

Chemin du pressoir

Sur les hauteurs de Thionville, l'actuel quartier de Guentrange, ancien village, domine. Mémoire de l'activité viticole, le pressoir se mêle aux maisons d'architectes modernes. Il témoigne d'une réalité économique et sociale importante. Il s'impose par ses poutres démesurées et son mécanisme millimétré. 9,60 mètres de long pour 4 mètres de hauteur, un géant ! La première mention connue d'un pressoir date de 1468, période bourguignonne. Il est alors confié aux bourgeois et au vignerons de Thionville. Ce pressoir dit à bascule utilise un système bien rodé datant de l'époque romaine. Preuve de l'ingéniosité antique ! Sa carcasse vous impressionnera autant que la vue qu'il vous offre.

BEFFROI

rue de Paris

Planté au milieu du centre ville de Thionville, sa girouette dorée étincelle. On ne peut pas le manquer. On ne voit que lui. Triomphal, il rappelle les libertés communales octroyées par le Comte Henri de Luxembourg au XIIIème siècle.

Tour  de guet, bâtiment annexe de l'hôtel de ville, hôpital pour les pauvres, ce géant tout de jaune vêtu, est l'un des symboles de la ville.

Construit au XIVème siècle, il abrite en son sein la Grosse Suzanne, cloche de 2 tonnes dont les plus chanceux seulement peuvent en apercevoir les formes généreuses.

ÉGLISE SAINT JOSEPH DE BEAUREGARD

25 rue des Frères

Vous passez tous les jours devant en pensant que c'est une cathédrale, ou un temple, ou une église, mais qu'en est-il de cette fameuse église située au bord de l'autoroute qui nous étonne tant. Aller c'est parti on vous dit !

En 1863, les Frères des Ecoles Chrétiennes lancent la construction d'une chapelle, inspirée de la cathédrale de Metz, sur l'emplacement de l'hôpital Beauregard. De style néo-gothique, elle est achevée en 1870.

Grâce à un don de Mme Laydecker, le clocher monumental construit à la fin du siècle donne à l'église son surnom de "cathédrale de la Fensch".

A découvrir sans tarder, son intérieur gothique, sa nef de vingt mètres, son chemin de croix, son maître hôtel de pierre blanche abritant pas moins de 15 statuettes ! N'attendez pas qu'il soit trop tard !

CHÂTEAU DE VOLKRANGE

Montée du Donjon

DURÉE DE LA VISITE: 1H30

Irmengarde s'approche de la fenêtre. D'une main elle tient fermement sa bougie, de l'autre elle en protège la flamme. Voila plusieurs semaines que ce souffle lumineux lui permet de garder le contact avec son fiancé. Pourquoi est-il parti ? Pourquoi a-t-il souhaité se distinguer auprès de son père ? Probablement pour la mériter.

Parti en Croisade avec Arnoux II, conseiller de la comtesse Ermesinde de Luxembourg et bâtisseur du château de Volkrange, Guerlach ne pensait pas ne plus revoir sa belle Irmengarde. Après s'être vaillamment battu et avoir mérité la main de sa belle auprès de son beau-père, le voila qui revient lépreux. Isolé de tous, il ne communique avec Irmengarde qu'à la lueur d'une bougie. Tant que celle-ci brille de mille feux, Guerlach vit.

Au bout de 10 années, un soir, Irmengarde approche sa flamme. Mais celle de Guerlach ne brille plus.

Légende ou réalité, cette histoire, digne des contes de ménestrel et de l'amour courtois a pour décors le château de Volkrange. Aujourd'hui amputé de plusieurs parties, il reste encore des éléments dignes d'intérêt. Tour ronde, pont-levis, pigeonnier, chapelle privée... l'ambiance est là et vous transporte au début de l'histoire luxembourgeoise de Thionville.

L'association des Amis du Vieux Château de Volkrange a édité un livre relatant l'histoire de Guerlach et Irmengarde, copie d'un manuscrit médiéval créé dans son atelier d'enluminure par 4 bénévoles.

Ce livre, relatant une période de l'histoire des seigneurs de Volkrange,est disponible sur le site de l'association,

Visite uniquement pour groupes (10 à 19 personnes maxi) sur RDV d'AVRIL à fin SEPTEMBRE

www.chateaudevolkrange.com

GROUPE FORTIFIÉ DE GUENTRANGE

Chemin du Fort

57100 THIONVILLE

DURÉE DE LA VISITE: 2H00

Comment ça les soldats dormaient suspendus dans des hamacs ?

Alors ces petits crochets ce n'est pas pour y pendre les ennemis ? Ah mais en fait il est construit par les Allemands ! A

h ben oui bien sûr on est en pleine annexion allemande entre 1899 et 1906 ! Tu imagines il y a même un four à pain qui fonctionne toujours !

Et je ne te parle même pas du moteur diesel et des tourelles de canon de 10 cm.

Douche, sanitaires, on y découvre tout ! Et je peux te dire que les soldats allemands ils étaient bien lotis !

Vous souhaitez découvrir aussi le quotidien des soldats du fort de Guentrange ? Les visites sont possibles dès le mois de mai !

Tenue chaude conseillée toute l'année.

OUVERTURE DU 01/05/2022 AU 30/09/2022

Mercredi - Samedi -  Dimanche à partir de 15 h 00

Tarif Adulte plein tarif 5 €