Mardi 6 Octobre

Montaigu le Blin

Village pittoresque qui surprend et séduit les visiteurs.

Outre son château médiéval, son musée et sa magnifique place arborée de deux hectares classée depuis 1921 au titre des sites remarquables, Montaigu-le-Blin mérite le détour : nombreuses maisons de caractère (une vingtaine), pigeonniers, lavoir, croix celte, église à l'acoustique remarquable, voie romaine...

On croit parfois connaître l’Auvergne, avoir arpenté tous ses sentiers et salué tous ses villages, mais il suffit d’une brume matinale ou d’une lumière d’automne pour tout démentir. Montaigu-le-Blin, posé sur les premiers contreforts bourbonnais, en fait partie. C’est un village où les vieilles pierres ont gardé la mémoire de temps tourmentés, mais où l’on sent, au détour d’une ruelle, comme un soupçon de douceur secrète. Pour qui cherche un morceau d’histoire, du silence, et le plaisir simple de se perdre dans un coin tranquille de l’Allier, loin de tout battage, l’adresse est précieuse. Récit d’une escapade entre passé vivant et petites surprises – et tout ce qui transforme une, simple visite en vraie rencontre avec un territoire.

Un vestige de forteresse, mais bien vivant

Il y a des endroits qui ne délivrent leur secret qu’à pas lents. Montaigu-le-Blin en fait partie. Ici, rien ne rivalise avec les grandes cités du patrimoine, et pourtant on se sent tout de suite happé. Par la silhouette d’un château médiéval dressé sur sa butte, d’abord. Mais aussi par l’entrelacs de ruelles anciennes et d’histoires à chuchoter. Ce petit bourg, voisin de Jaligny ou de Varennes-sur-Allier, a gardé la grâce un peu effacée de ces villages oubliés des foules, où l’on vient chercher (et trouver) authenticité et calme

À la sortie du bourg, au bout d’une allée qui sent encore la rosée du matin, le château fort de Montaigu-le-Blin surgit, massif et troué de meurtrières. Construit au XIIIe siècle, il avait vocation à protéger les terres bourbonnaises – et, en silence, il témoigne encore. Tout ici est matière à imaginer : neuf tours, une enceinte circulaire, une basse-cour où l’herbe ondule au vent, et un logis du XVe siècle aux fenêtres nues.

Pour rendre service, quelques informations pratiques glanées sur place : les visites se tiennent chaque dimanche de fin juin à fin août à 15h.

Flâner dans un urbanisme resté médiéval

Les ruelles de Montaigu-le-Blin sont étroites, pavées parfois, sinueuses toujours. Elles se sont dessinées en s’adaptant au relief et à l’emplacement d’anciennes maisons – rien n’a été pensé pour la voiture, et c’est tant mieux. Inutile de suivre un itinéraire précis : laissez vos pas choisir, c’est la meilleure façon de croiser un pigeonnier discret, un four à pain sous auvent, ou une fontaine couverte de mousse.

Eglise de Montaigu-le-Blin

sobre, construite en pierre blonde, elle offre une acoustique exceptionnelle. Il paraît que la résonance est telle qu’un simple Ave Maria y emplit tout l’espace.

Pigeonnier, fours à pain, et anciens lavoirs

preuves d’une vie villageoise encore bien ancrée.

Maisons de caractère, ornées de linteaux sculptés : repérez les dates et initiales gravées (jeu de piste garanti pour les amateurs de détails).

Croix celtique

dans l’herbe haute, un symbole païen devenu repère pour les balades dominicales.

Rien n’est spectaculaire, tout est vrai – et c’est bien ce qui donne tout son prix à ce petit patrimoine ordinaire, fragile mais vivant.

Varennes sur Allier - Chazeuil

Le patrimoine historique

Varennes-sur-Allier est avant tout reconnue pour son riche patrimoine historique. En flânant dans les rues de la commune, il est possible d’admirer des bâtiments anciens qui témoignent de son passé florissant. L’église Saint-Rémy, un monument emblématique, est un exemple de l’architecture religieuse de la région. Construite au XIIIe siècle, elle évoque avec élégance l’histoire locale par ses vitraux colorés et son clocher unique.

Les vestiges des anciennes fortifications et des maisons à colombages sont également à ne pas manquer, offrant un aperçu fascinant de l’architecture traditionnelle de l’Allier.

Le  marché du mardi de Varennes sur Allier

Mardi matin - Marché Hebdomadaire, Place de l'Hôtel de Ville, environ 100 exposants

St Pourçain sur Sioule

C’est sur les bords de la Sioule, cet affluent sauvage et préservé de l’Allier, que se dresse Saint-Pourçain-sur-Sioule.

Jolie ville de fondation médiévale, elle compte quelques 5 000 habitants, tous garants d’une tradition de partage, de convivialité et d’accueil.

Aujourd’hui, Saint-Pourçain est surtout connu pour son vignoble, qui produit des vins rouges, blancs et rosés, labellisés AOC depuis 2009.

Les premières traces historiques de Saint-Pourçain remontent au Ve siècle, avec la fondation d’un petit monastère. À l’origine de cette communauté religieuse se trouvait un esclave affranchi nommé Porcianus : c’est lui qui a donné à la cité son nom. C’est sous Charles V (XIVe siècle) que cet établissement, devenu prieuré, a permis à la ville de se développer autour d’un atelier monétaire royal et la culture de la vigne. Le monastère a fermé ses portes lors de la Révolution Française et la ville a continué à développer son activité économique, s’étendant petit à petit en direction des villages de Louchy-Montfand et Montord.

 

- Le beffroi,

aussi appelé la « Tour de l’Horloge », domine la ville avec son horloge à cloche installée depuis le XVe siècle. Point culminant de la ville, il est souvent considéré comme l’un des emblèmes de Saint-Pourçain.

- L’église Sainte-Croix,

classée Monument Historique, qui marque les esprits par sa statue de l’Ecce homo (réalisée en pierre polychrome à la fin du XVIe siècle), son chœur désaxé ainsi que son portail occidental.

- Les bords de Sioule,

dont on peut profiter au niveau de l’île de la Ronde, là où la rivière se sépare en deux bras. Sur place, il y a une petite aire de jeux pour les enfants, des tables de pique-nique ainsi que des postes de pêche adaptés aux PMR. Le parcours des Cordeliers permet de longer la rivière sur 2,5 km.

Niché entre les collines au nord, la vallée de l’Allier et la plaine au sud, Billy vous offre de flâner au fil de ses ruelles pour découvrir le paysage typiquement bourbonnais qui l’entoure et les empreintes préservées de l’Histoire.

C’est au début du XIIIème siècle que Billy entre dans le patrimoine des Bourbons. Par sa situation géographique et son site, c’était un emplacement de défense naturel. Administré par un capitaine châtelain pour le compte des Seigneurs de Bourbon, Billy était le centre de la deuxième plus vaste châtellenie du Bourbonnais. Elle est restée puissante jusqu’à la Révolution Française.

Le château de Billy

est situé en plein cœur du bourg actuel même s’il est légèrement en retrait vers l’ouest et ainsi à proximité de la rivière Allier. Il est bâti sur un promontoire gréseux à ciment calcaire ; c’est une butte d’une cinquantaine de mètres de hauteur. Le château et sa basse-cour dominent donc la rivière et toute la vallée de l’Allier.

Il a été classé aux Monuments Historiques en 1921 et inscrits en 1929.

L’enceinte principale du château (réduit central) adopte un plan ovoïdal car sa base suit probablement le contour du promontoire rocheux sur lequel elle est érigée. Cette dernière, qui encadre une cour aujourd’hui vide, possède un diamètre d’une cinquantaine de mètres d’est en ouest et une quarantaine de mètres du nord au sud.

La porte d’entrée :

Afin de lutter contre les ennemis, la porte d’entrée de la forteresse était munie d’une herse ainsi que de plusieurs meurtrières.

La cour :

Une fois la porte franchie, la cour apparaît. Elle permet de circulait dans l’enceinte du château.

Le bien et le mal :

Avant d’arrivée à la cour du château et juste après la porte d’entrée, se trouve en opposition la chapelle (le bien) et le poste 

des gardes (le mal).

L’enceinte extérieure :

La Mairie actuelle fut le corps de garde de l’enceinte extérieure. Accolée a cette dernière on trouve la Porte Chabotin qui mène à une rue où plusieurs maison de style médiéval sont présentes.

Repères historiques :

  • A l’origine, il y avait sans doute un oppidum gaulois (donjon central et palissades en bois).
  • Fin du XIIème siècle : construction du château actuel.
  • XIIIème siècle : Archambaud VIII, sire de Bourbon, devient seul maître de la châtellenie de Billy.
  • XIVème siècle : travaux d’architecture avec la construction de la tour de guet et du passage en encorbellement, ainsi que la construction de la maison seigneuriale (capitainerie).
  • XVIème siècle : le Bourbonnais est rattaché à la couronne de France par François 1er. En 1576, attaque du château par les protestants lors des guerres de religion. Le château est alors transformé en prison royale.
  • XVIIIème siècle : en 1790, les prisonniers et le tribunal sont transférés à Cusset.
  • XIXème siècle : le château a ensuite été peu à peu utilisé par les habitants de Billy.

L’église Saint Cyr et Sainte Julitte :

 

D’origine très ancienne (soubassement du IX ème siècle), cette église contient divers objets classés à l’inventaire de monuments historiques.

Des fouilles archéologiques réalisées entre 1988 et 1990, dans le chœur et le transept mirent à jour un temple romain du III ème siècle, un sanctuaire paléochrétien du VI ème siècle comportant une façade et une nef romanes, des chapiteaux sculptés et un retable du XVII ème siècle ; un agrandissement avec adjonction d’une sacristie fut réalisé de 1636 à 1649. On peut y voir un beau vitrail représentant Sainte Julitte.

L’Allier :

 

 

 

 

La rivière Allier longe le village de Billy.

Saint Germain des fossés

Un vieux clocher dépasse des toits, la rivière paresse entre les peupliers, la lumière s’attarde sur une pierre blonde. Qu’est-ce qu’on vient chercher ici ? Peut-être un peu de l’Auvergne authentique, celle des détours, des petites adresses et du temps qui prend son temps.

Pourquoi pousser la porte de Saint-Germain-des-Fossés ?

Saint-Germain-des-Fossés n’a rien d’un décor figé. Ce n’est pas « la petite ville musée », ni juste une étape vers Vichy ou le Bourbonnais. C’est une bourgade vivante, posée là où la rivière Allier fait un grand coude – avec ses marchés, ses fêtes, et tout un patrimoine discret. Ce qui frappe d’emblée, c’est la variété : ici, le patrimoine médiéval se mêle aux randonneurs à vélo, et la base de loisirs réinvente doucement le rapport à la nature. Jamais écrasante, toujours à taille humaine.

Venir à Saint-Germain, ce n’est pas cocher des cases sur une carte postale. C’est s’offrir une parenthèse : marcher au petit matin sur la Boucle des Patrimoines, écouter le vent autour du prieuré, croiser un apiculteur qui rentre ses ruches, ou juste poser son vélo pour goûter aux terres limoneuses de la plaine

Base de Loisirs : Un souffle d’air frais pour les petits… et les grands

Quand l’Allier s’assagit, Saint-Germain lui répond avec une base de loisirs étonnamment moderne, inaugurée récemment. J’y ai vu des enfants pêcher leur premier gardon pendant que les parents attendaient, allongés sur la berge, le bruit d’une pagaie ou d’une grive musicienne. Pédalos pour rire à plusieurs, kayaks pour dompter l’étang, parcours sportif pour réveiller les muscles de randonneur engourdi.

Prieuré de Saint-Germain-des-Fossés

La façade paraît simple. Mais il suffit de pousser la porte du prieuré pour ressentir ce mélange de recueillement et d’ancienneté qui surprend, même quand on en a vu d’autres. L’église Notre-Dame – modeste, mais vibrante d’échos – précède quelques bâtiments conventuels, domestiqués par le temps et par l’usage. Depuis des siècles ici, le silence travaille autant que les moines.

Je recommande d’y venir à l’heure où le soleil fend les vitraux (en fin de matinée ou au tout début de l’après-midi). Vous serez seul, ou presque, à déambuler sous ces ogives discrètes, nez en l’air devant un chapiteau sculpté, une pierre trouée d’histoire.

  • Ouverture variable, parfois fermée pour offices privés : toujours s’informer auprès de l’office de tourisme ou du site de la mairie avant de venir.

La Basilique Notre-Dame

Un bâtiment imposant pour un village paisible

La basilique de Saint-Germain n’a pas la tour carrée des vieilles églises auvergnates. Plus jeune (construite au XXe siècle), elle en impose tout de même quand on la découvre sur la place. Son clocher, presque art-déco, tranche nettement sur le paysage. À première vue, on croit à une bâtisse sévère, un peu massive. Mais à l’intérieur – surprise – la lumière inonde l’espace. Du silence, juste ce qu’il faut pour laisser flotter un air de recueillement.

  • L’entrée est libre la plupart du temps, mais les horaires fluctuent selon les offices.
  • Si vous aimez les concerts, renseignez-vous : la basilique accueille parfois des chœurs et orchestres, l’acoustique y est remarquable.

18 h - 20 h

Salle de La Grenette à Lapalisse

France et N 7 des Trente Glorieuses à travers des cartes postales