Lors de nos vacances, un petit tour du côté du Cap est plus que recommandé ! On dit que cette étroite péninsule est un condensé de l’Ile de Beauté, car elle rassemble tous les attraits de la Corse. Tours génoises, maisons d’Américains, sentiers « maquis et mer », plages sauvages, criques improbables et villages exceptionnels…
Et si nous découvrions les incontournables du Cap Corse dès notre arrivée à Bastia ?
Qui viendrait visiter la Haute-Corse sans prendre le temps de découvrir le Cap Corse ? Péninsule du nord de la Corse, le Cap-Corse est unique en son genre. D’abord, en plus d’être le théâtre d’une nature plus sauvage encore, il abrite du vent de magnifiques villages comme Erbalunga, Nonza ou Centuri.
Ensuite, c’est aussi un lieu très ancien dont la trace des hommes remonte à 6 000 ans avant J.-C.. Vous verrez d’ailleurs de nombreuses tours génoises encore résistantes maintenir leur surveillance des eaux méditerranéennes.
Faire le Sentier des Douaniers
Le Sentier des Douaniers est emprunté par plus de 40 000 marcheurs chaque année. C’est un moyen original de découvrir la péninsule corse. Sur 26 kilomètres et pendant près de 8 heures, partez à la conquête du littoral nord, et admirez les nombreuses espèces végétales et animales qui y sont protégées.
Vous aurez aussi la possibilité de voir la côte orientale de la Corse, sa pointe nord (dont l’Île de la Giraglia) et son versant ouest, plus montagneux. Préparez-vous donc à observer de remarquables paysages, mais gare au retour, prévoyez un moyen de locomotion ! Petite astuce estivale : en été, vous pouvez rejoindre votre point de départ en bateau !
La plage de Minelli de Ville-di-Pietrabugno (également appelée plage de Toga car à proximité du port du même nom) est la première plage au nord de Bastia. Elle est située dans le lieudit de Minelli à hauteur de la Villa Ker Maria (visible depuis la route avec sa façade saumon et ses palmiers qui l’entourent). On trouve deux plages de galets et une petite crique. Elles sont surtout connues par les Bastiais qui viennent ici pour trouver un peu de calme (fréquentation très familiale, on y vient souvent pour y apprendre à nager) à seulement 2 km du centre de Bastia.
Pour vous rendre sur cette plage depuis le centre de Bastia, prendre la direction du Cap Corse sur la D80A. Passez devant le port de Toga, la plage est située à 150 mètres après ce dernier (panneau indiquant l’accès à la mer sur la droite avant la station-service). Par contre, il est très difficile de stationner (parking sur la port de Toga).
Les hameaux
Anciennement nommée Pieve du Lota, la commune de San Martinu di Lota se compose de onze hameaux. Pietranera est le plus important, Grisgione et Licciola se trouvent sur la façade maritime, Canale, Castagneto, Casanova, Acqualta, Oratoggio, Aneto, Mola et Mucchiete sont des hameaux de l’intérieur.
La faune
Les milieux naturels de la commune de San Martinu di Lota abritent la faune caractéristique de Corse dont :
La flore
Sur la commune de San Martino di Lota, s’étend un épais maquis ainsi qu’une chênaie verte.
Au nord, elle ondule le long du ruisseau de « Poggiolo » (ruisseau limitrophe à la commune de Santa Maria di Lota). Elle s’accompagne ainsi dans ce paysage vallonné d’une ripisylve (végétation bordant les milieux aquatiques) a frênes ornes, aulnes, charmes, houblons et de châtaigniers.
Un sol schisteux y est recouvert de pillow-lavas et para sinités où demeurent de nombreuses terrasses jadis soigneusement cultivées.
La plage de Grigione se situe à 3 km au nord de Bastia sur la route du Cap Corse entre Pietranera et Miomo. Cette petite plage de galets (60 mètres de long) est très appréciée en été par les familles bastiaises car elle est surveillée et des jeux pour enfants sont organisés dans l’eau (centre aquatique gratuit dans la mer). En bordure de plage, on trouve un petit snack et il est possible de louer des paddle.
On trouve des places de parking le long de la route.
de Brando est l’une des plus belles plages de galets du Cap Corse. Environ 200 mètres de galets en contrebas d’un petit village du Cap Corse, on est loin des plages hyper touristiques du sud !
Fréquentation locale, petit restaurant les pieds dans l’eau, location de pédalos, on est sur une plage fréquentée par les Bastiais le week-end. Même si la D80 est proche, la plage est très agréable à condition d’aimer les galets.
Pour vous rendre sur cette plage depuis Bastia, prendre la D80 en direction d’Erbalunga sur environ 7 km. Passez Miomo puis 2 km après, on a un grand virage (après l’intersection avec la D54), la plage se trouve sur la droite (belle vue en arrivant). On trouve quelques places de parking le long de la route sur la gauche.
A l'intérieur du village d'ERBALUNGA (ancienne tour ronde illuminée la nuit) il y a ici deux options : A) asphalté sur une pente au-dessus de la route D80, mais accès au quartier résidentiel ; B) gravier plat au niveau de la route D80, avec quelques ombres (choix bas de zone après écopoint, pour laisser des places aux usagers du restaurant ; il n'y a pas de panneau indiquant un parking réservé au restaurant). Accès : en voiture S-N, tourner à gauche 200m après supermarché.
Prix du stationnement : Gratuit
Nombre de places : 2
GPS 42.7766, 9.4757
Parking sur le bord de route, face à la mer, idéal pour faire une pause ou passer quelques heures à la plage qui se trouve à 10 mètres en contre bas.
Je recommande en tant que parking de jour, de nuit je ne sais pas au niveau bruit .. Mais il est situé à quelques mètres à peine de la ville donc très agréable
Nombre de places / 10
GPS 42.7774, 9.4780
Les conseils d’une amie Corse
Faites une halte a erbalunga le parking est accessible au camping car le port est petit mais magnifique avec sa tour et plein de petite ruelle.
Parking municipal payant 42.775060, 9.474631
Erbalunga est un ancien village de Corse situé dans la commune de Brando, dans le département de la Haute-Corse, au Cap Corse plus exactement. La ville est occupée depuis la préhistoire. Si vous venez visiter Erbalunga, vous ne devez pas manquer le charmant petit port et la Tour d’Erbalunga, une tour génoise du 16ème siècle.
L’église Saint-Érasme (protecteur des marins) a une façade baroque. Un environnement charmant avec en arrière plan l’église Saint-Érasme (saint patron des marins) à la façade baroque, qui s’élève à l’entrée du village et abrite les croix portées par les pénitents de la semaine sainte. La procession se tient chaque année le 2 ou le 3 juin lors de la fête de la Saint-Érasme avec une bénédiction de la mer et des bateaux qui longe les maisons anciennes jusqu’au petit port de pêche.
Pour en savoir un peu plus : histoire du village d’Erbalunga
Avant la construction de la jetée en 1911, Erbalunga était autrefois un simple scalu, c’est-à-dire un endroit où un bateau pouvait faire escale, comme l’était aussi Lavasina et la quasi-totalité des marines de Corse. Cela n’empêcha pas les habitants des deux vallées de Brando de s’adonner au commerce maritime qui leur assura une certaine prospérité pendant de nombreux siècles. Brando comptait au début du 17ème siècle la première flotte insulaire avec une vingtaine de bateaux de faible tonnage. Longs de 8 à 15 m pour les plus gros (ces derniers n’étaient généralement pas tirés à terre mais ancrés), ils permettaient la navigation sur les côtes de l’île mais aussi la traversée vers la Sardaigne, Gênes, Livourne et Rome où leur faible tirant d’eau leur permettait la navigation fluviale en remontant le Tibre. Des difficultés économiques, les guerres du milieu du 18ème siècle et la concurrence du port voisin de Bastia entraînèrent la fin progressive de la marine de commerce basée à Brando. Au début du 19ème siècle, on ne comptait plus que quelques petites embarcations assurant le cabotage vers Bastia et ses environs.
Les barques de pêche, jusqu’alors en minorité, prirent possession des lieux, et les patrons pêcheurs furent particulièrement nombreux jusqu’au début du 20ème siècle.
En plus des métiers liés à la marine et à la pêche, les habitants du village d’Erbalunga exercent dans la deuxième moitié du 19ème siècle et au début du 20ème siècle une multitude d’autres activités : ils sont meuniers, cordonniers, menuisiers, charpentiers de marine, forgerons, tailleurs de pierre, maçons, terrassiers, charretiers, voituriers, chauffeurs, cochers, mécaniciens, bûcherons, boulangers, bouchers, épiciers et épicières, buvetiers, cabaretiers, fabricants de pâtes, jardiniers et bien évidemment cultivateurs (on cultive par exemple le géranium rosat ou Pelargonium graveolens dont est extraite une essence expédiée aux parfumeries de Grasse). Ils sont aussi tailleurs, employés de commerce, journaliers, domestiques, médecins, architectes, juges de paix, notaires, huissiers, greffiers, percepteurs, employés des postes et des douanes, gendarmes, instituteurs et institutrices, cantonniers, guetteurs au sémaphore de Sagro (après sa construction vers 1870). On compte même un publiciste en 1921 !
Avec les premiers visiteurs et touristes, un restaurant ouvre ses portes vers 1860. Les bergers sont peu nombreux à résider au village ; ils y passent parfois avec leurs troupeaux. Les femmes exercent souvent les professions de couturières et surtout de blanchisseuses ; de nombreux notables de la ville de Bastia et de plusieurs villages du Cap Corse envoient leur linge à Erbalunga, longtemps transporté par barque.
à Brando se situe au nord de Bastia sur le Cap Corse. Cette longue plage de galets (assez étroite) commence 150 mètres après le village en contrebas de la D80 (accès par des escaliers). Peu protégée, la mer est en général agitée (prudence par temps de vent). La vue sur la droite sur le village est magnifique, on y voit sa tour génoise (sommet détruit) qui trône sur la pointe de la marine.
L’accès depuis Bastia se fait par la D80 en suivant le bord de mer. Traversez le village d’Erbalunga. La plage se situe à la sortie après le grand virage. On trouve des places de parking sur la droite le long de la route.
C'est dans un village pittoresque que se situe la Tour d'Erbalunga , à proximité du petit port de pêche.
Elle est la porte d'entrée pour découvrir le Cap Corse.
Les Tours
Edifiées du 15° au 18° siècle, les Tours du Cap Corse avaient pour rôle principal la surveillance de la mer et la défenses des côtes des grandes razzias barbaresques.
C'est sous l'impulsion de la république de Gênes que les tours côtières, de plan circulaire, ont été édifiées sur le littoral.
Ces tours de guet servaient également de postes douaniers et de repères terrestres aux bateaux.
Ces édifices étaient financés par des taxes sur le vin (Gabelle) ou par des emprunts (ex : avec l'office de Saint George).
Dans le Cap Corse, les villageois prenaient en charge eux-mêmes leur construction.
Des tours fortifiées, carrées, apparaissent à la même période. Construites par des familles de seigneurs et symbole de prestige social, elles servent également de refuge à la population en cas de péril.
Aujourd'hui, ces hauts lieux de mémoire, protégés et restaurés, font partie intégrante du patrimoine architectural insulaire et caractérisent le paysage Cap corsin.
un joyau naturel en Haute-Corse
Située dans la charmante commune de Sisco, la plage Marine De Sisco est une plage sauvage qui séduit les amateurs de nature préservée et de tranquillité. Nichée sur la côte orientale de la Corse, cette plage offre un cadre idyllique loin de l'agitation urbaine, typique des plages de Haute-Corse.
Un cadre naturel exceptionnel
Avec ses eaux cristallines et son sable fin ou ses galets, Marine De Sisco est idéale pour une escapade relaxante au cœur de la région Corse. Les amateurs de randonnée apprécieront également les sentiers aux alentours qui dévoilent des panoramas spectaculaires sur la Méditerranée.
Activités et accessibilité
Cette plage sauvage est parfaite pour ceux qui recherchent un lieu paisible, propice à la baignade, au snorkeling ou simplement à la contemplation. L'accès reste simple mais préservé, permettant de profiter pleinement d'un environnement naturel authentique sans infrastructures envahissantes.
En résumé, Marine De Sisco est un véritable havre de paix, idéal pour les amoureux de la nature désireux de découvrir une facette intimiste de la Corse.
A la sortie de Pietracorbara en allant vers le nord du Cap Corse, on trouve une petite crique au pied de la tour génoise de l’Osse (à la limite de Cagnano) entourée de rochers lisses. Cette plage est peu connue et fréquentée en grande partie par des locaux. Entourée par une végétation dense, on y trouve de l’ombre et quelques bancs de sable. L’eau est très claire, idéal pour admirer les fonds sous-marin.
Pour vous rendre dans cette crique, rendez-vous à la marine de Pietracorbara (au nord de Bastia à environ 30 minutes en voiture) puis continuez sur 3.5 km en direction du nord. Lorsque vous apercevez une tour génoise à la sortie d’un virage, garez-vous sur le bord de la route. La crique se situe en contrebas.
garde l'entrée sud de la marine de Porticciolo
amer remarquable qui surplombe la D80, route côtière de la côte Est du Cap Corse.
La parfaite conservation de cette tour facilite sa description. Il s'agit d'un édifice à trois niveaux, de 14,20 m de hauteur, côté porte. La base, du sol au cordon, renferme la citerne. La pièce du premier niveau dispose d'une seule ouverture, c'est la porte d'entrée. Le sol est en terre battue.
Au deuxième niveau (14 m2 environ de surface), se trouvait la pièce d'habitation des "torregiani". Le plancher a disparu.
On y trouve deux fenêtres, une niche et une cheminée. De là on accède à la terrasse qui dispose d'une couronne dans laquelle s'ouvrent 25 mâchicoulis et sur laquelle repose un merlon de 1 m 10 de hauteur, percé de meurtrières.
Les TOURS :
Edifiées du 15° au 18° siècle, les Tours du Cap Corse avaient pour rôle principal la surveillance de la mer et la défense des côtes des grandes razzias barbaresques.
C’est sous l'impulsion de la République de Gênes que les tours côtières, de plan circulaire, ont été édifiées sur le littoral. Ces tours de gué servaient également de postes douaniers et de repaires terrestres aux bateaux. Ces édifices sont financés par des taxes sur le sel ou par des emprunts. Dans le Cap Corse, les villageois en prennent en charge eux-mêmes la construction.
Des tours fortifiées, carrées, apparaissent à la même période. Construites par les familles de notables et symbole de prestige social, elles servent également de refuge à la population en cas de péril.
Aujourd'hui ces hauts lieux de mémoire, protégés et restaurés, font partie intégrante du patrimoine architectural insulaire et caractérisent le paysage cap corsin.
Description historique
Les premières traces connues de l'occupation du territoire de Cagnano remontent à une période de l'Age du Fer, située aux environs de 500-400 avant J. C. C'est en 1900 qu'une nécropole de cette époque fut découverte au lieu-dit Cavera, avec la mise au jour d'un mobilier abondant composé de bracelets, fibules, boucles de ceinturons, plaques décoratives, anneaux, perles de verre et notamment un plat en bronze à rebord perlé, de type étrusque, destiné probablement au rite de la vigne et du vin. La plus grande partie de ce mobilier est actuellement la propriété d'un musée de Lyon. Quelques pièces à l'effigie de l'empereur Constantin ainsi que des fragments de céramique et de tuiles prouvent aussi une occupation romaine du territoire de Cagnano. Le chroniqueur Giovanni della Grossa fait état d'une présence à Cagnano de la famille des gentilshommes delle Suvere, qui dominèrent une partie de la côte Est du Cap Corse dans une période du Haut Moyen-Age. Aucun document ou vestiges ne viennent cependant confirmer cette relation. En revanche, de nombreux documents, issus pour la plupart des archives de la Chartreuse de Calci (Pise), révèlent l'existence du Castello d'Oveglia, sur les hauteurs de Cagnano et à la périphérie du territoire de Luri, dès 1155. Une grande famille feudataire occupe le site, sur au moins trois générations, avec les seigneurs Anselmo, Alberto et Guglielmo ; jusqu'à l'arrivée d'Ansaldo da Mare en 1246 qui, par achats successifs, récupéra l'ensemble de la partie Nord du Cap Corse. La famille des seigneurs d'Oveglia est issue d'une branche de la famille des Obertenghi et des marquis de Massa, vraisemblablement liée par mariage aux Pinaschi qui sont les membres d'une autre famille dominante de seigneurs feudataires de la côte Ouest du Cap Corse. Ce groupe familial est aussi la souche d'autres branches divisoires, telles que les Pevere et les Avogari.