Marine de Meria - Tour génoise
Perchée sur la côte du Cap Corse, la tour de l'Osse est un lieu incontournable pour les passionnés d’histoire et de paysages. Cette tour génoise, témoin silencieux de siècles de défense, offre une vue imprenable sur la mer et les montagnes environnantes. En vous rendant sur ce site historique, vous plongez dans l’âme de la Corse, entre patrimoine militaire et beauté naturelle. C’est une étape parfaite pour allier découverte culturelle et randonnée
Où se situe la tour de l’Osse ?
La tour de l'Osse est située sur la commune de Cagnano, en Haute-Corse. Plus précisément, la tour de l’Osse ou encore la tour de Losso, se trouve dans le Cap Corse, une péninsule emblématique de l'île, qui se distingue sur la carte de la Corse par sa forme unique, ressemblant à un doigt s'avançant vers la mer Méditerranée.
Le Cap Corse, souvent surnommé le « doigt de la Corse », est un territoire réputé pour ses villages perchés, ses côtes escarpées et ses panoramas à couper le souffle. La tour de l'Osse, construite à un emplacement stratégique, surplombe la mer et permettait autrefois de protéger cette région face aux invasions. Cette ancienne tour génoise fait partie de l'arrondissement de Bastia, l'un des principaux centres urbains de la Corse, et bénéficie ainsi d'un cadre géographique particulièrement intéressant entre mer et montagne. Cette position géographique privilégiée explique en partie l'importance historique de la tour de l'Osse dans la défense du Cap Corse.
Les périodes clefs de l’histoire de la tour de l’Osse
La tour de l’Osse, témoin de l’histoire complexe du Cap Corse, est un monument incontournable pour comprendre le patrimoine de cette région. Construite en 1599, cette tour génoise fut édifiée avec le soutien des communautés locales du Cap Corse, soucieuses de se protéger dans une époque marquée par les incursions maritimes. Sa fonction défensive reste symbolique, en 1667, lorsqu’elle se trouve sans aucun armement. Ce contraste souligne la tranquillité relative de la région ou peut-être des difficultés logistiques rencontrées à l’époque.
La tour connaît ensuite des changements significatifs avec la conquête française du 12 octobre 1896. Elle passe sous la gestion du Service des Ponts et Chaussées, marquant le début de son intégration aux infrastructures nationales. Quelques années plus tard, en 1913, elle est cédée à un habitant de Porticciolo avant d’être achetée par le Professeur Ambroise Ambrosi. Passionné par le patrimoine corse, ce dernier fait inscrire la tour aux monuments historiques en 1927, garantissant ainsi sa protection.
Les années 1978 à 1980 marquent une période décisive pour la tour de l’Osse, la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse entreprend sa restauration complète. Ces travaux lui redonnent sa splendeur d'origine, assurant sa conservation pour les générations futures.
Luri est une commune constituée de 17 hameaux, située à mi chemin entre les deux côtes du cap Corse. On y trouve une église paroissiale du XVIIe siècle qui abrite derrière l’autel une peinture sur bois du XVIe siècle représentant la vie de saint Pierre.
Vous prévoyez un magnifique séjour sur la côte est du Cap Corse ? Parmi tous les lieux idylliques que l’île de Beauté a à nous offrir, Barcaggio et Tollare méritent de faire partie de votre itinéraire. Situés non loin de Bastia, ils font face à l’île de la Giraglia, véritable symbole du Cap Corse. Un petit port de plaisance, des dunes et des lagunes, sans oublier le phare et le sentier des douaniers… C’est un séjour de dépaysement et de découverte qui vous attend.
Lors de votre exploration jusqu’à la pointe de la Corse, Barcaggio et Tollare sont deux hameaux en site classé, faisant partie de la commune d’Ersa, à ne surtout pas manquer. Barcaggio rassemble des maisons de pêcheurs et un minuscule mais très charmant port de pêche, ce qui en fait un lieu de rêve pour les plaisanciers. Pendant la saison estivale, le petit hameau s’anime : sa plage de sable fin est une des plus belles du Cap Corse et séduit les visiteurs, venus profiter de l’incroyable vue de l’île de la Giraglia et son phare. Vous apprécierez son atmosphère tranquille, loin du chaos des villes. Vous y retrouverez tout ce qui fait le charme de la Corse : la chaleur humaine, un patrimoine riche et la beauté d’une nature parfaitement préservée.
Le Conservatoire du littoral protège les dunes à genévriers de Barcaggio, patrimoine naturel fragile qui mérite une attention particulière. Le cordon dunaire est maintenu par des clôtures en châtaignier, afin de lutter contre des vents violents comme le Libecciu. Les deux petites lagunes de Barcaggio sont régulièrement recouvertes et asséchées par le sable des dunes.
A Tollare, la tour génoise est située au premier plan, les maisons s’avancent derrière elle. Ces logements de vacances fonctionnels étaient autrefois des anciens magazzini, c’est-à-dire des entrepôts. L’île de la Giraglia, c’est la dernière terre corse : elle peut s’admirer juste en face. C’est en 1573 que la tour génoise est construite ; le phare, pour sa part, est mis en service en 1848. En 1992, les derniers gardiens quittent le phare, qui est aujourd’hui automatisé. Le phare de la Giraglia reste l’un des phares les plus importants de la mer Méditerranée. De plus, n’en déplaise pas aux vacanciers, l’île de la Giraglia est classée Réserve naturelle depuis 2017, il est donc prohibé d’y débarquer.
Pour une randonnée dépaysante, rendez-vous sur le sentier des douaniers. Cette belle promenade longe la côte en allant de Macinaggio à Centuri.
Le sentier passe par les hameaux de Barcaggio et de Tollare. La durée de la randonnée prend au total 7h45, mais rassurez-vous, vous pouvez n’en suivre qu’une partie : en effet l’itinéraire de Barcaggio à Tollare ne prend que 45 minutes. Le guide d’observation publié par le Conservatoire du littoral permet de partir en randonnée et de faire de magnifiques découvertes sur l’histoire naturelle du lieu.
Tout au bout du cap, face à la mer et au continent, il est une partie de la Corse qu’on ne découvre qu’en s'y plongeant.... Deux marines auxquelles on accède par une route, qui seule, sinueuse, serpente dans le maquis, telle une rivière, depuis le sommet de la montagne jusqu’à la mer Barcaggio et Tollare.
Une pointe que la route départementale contourne comme pour mieux l’écarter de la folie du monde moderne.
Autrefois pourtant, on connaissait ici la prospérité. La micro-région a en effet été un lieu d'échanges commerciaux avec l’extérieur. Comme beaucoup de Cap-Corsins, les habitants d'Ersa étaient en effet des marins, vivant dans la crainte des invasions barbaresques.
En atteste, à Tollare, cette tour génoise circulaire, reflet d’une époque où l’on veillait au grain.
Vraisemblablement construite au 16è siècle, elle devait protéger les opérations de négoces et notamment l’embarquement des marchandises.
La marine n'était pas habitée en permanence : c'est l'impression que laissent en tout cas les registres d’état civil ou paroissiaux. Nulle trace d’événement prouvant une résidence permanente: pas de naissance, ni mariage ou décès.
Les habitants des hameaux de l’intérieur devaient y descendre pour pêcher puis remontaient travailler leurs terres en dehors des périodes de navigation.
Plus que des habitations, les maisons adossées les unes aux autres de Tollare devaient servir d’entrepôt à grains dans l’attente de leur expédition par voie maritime vers la Toscane, la Ligurie, la Provence.
Barcaggio est en revanche connue pour avoir été habitée depuis les temps les plus anciens.
Mais le XX ° siècle semble avoir eu raison de cette vie. De 1860 à 1918, c’est de là que partait le minerai brut extrait de la mine d’antimoine de Granaggiolo (autre hameau de la commune), apporté à dos de mulet.
Si le charme de ce petit port attire en saison des flux de touristes, d'octobre à avril, le calme qui règne ici donne une impression d'être au bout du monde!
Des points de vue juste incroyables!! depuis ce moulin corse .
À Ersa , dans le Cap Corse , partez découvrir le magnifique moulin Mattei .
Un ancien moulin à vent dont le conservatoire du littoral est devenu propriétaire il y a 20 ans .
Un point de vue à 360° sur, entre autre, le port de Centuri , l’île de la Giraglia et l’archipel toscan ainsi qu'une très belle balade vous y attendent.
Aujourd'hui utilisé en tant que guichet d’information touristique , il fut en 1930 acheté par François Mattei qui le restaura pour en faire une vitrine publicitaire pour un apéritif très connu chez nous
POINT GPS > 42.974723 - 9.364723
Il faut aller d’aller voir le moulin Mattei. Il est facile à trouver et est visible de la D80 (dans un virage). Cet emblème de la Corse est un incontournable lorsque vous venez visiter cette région. C’était l’un des rares moulins à vent que la Corse ait connu. Mais surtout il faut savoir que le nom de Mattei est plus souvent associé à la marque d’un apéritif. En effet, c’est en 1872 que Louis-Napoléon Mattei commercialise son produit à Bastia, le Cap Corse Mattei. D’ici, vous aurez également une vue
magnifique sur la mer des deux côtés du Cap Corse et sur Centuri !
Le Moulin Mattei, propriété du Conservatoire du littoral depuis 2004, offre un vaste panorama d’ouest en est des côtes corses et italiennes. Comme dessinées à l’aquarelle, les montagnes du désert des Agriates s’enchaînent avec une vue plongeante sur le port de Centuri, suivies par l’île de la Giraglia pour enfin finir par l’archipel toscan.
La statue de Sainte-Dévote, patronne de la Corse, complète l’ensemble en donnant un caractère presque sacré au lieu :
Le moulin est situé sur la commune d’Ersa, pour y accéder suivre la D80 et se garer sur un parking en terre surplombé par l’édifice aux ailes prédominantes.
Après 10 mn de marche sur un sentier au départ du parking, c’est à 365 m d’altitude que la plateforme du moulin dévoile un point de vue exceptionnel.
A noter que le moulin abrite une permanence de l’Office de Tourisme du Cap Corse en saison estivale.
Un peu d'histoire :
L’entreprise L.N. Mattei :
Fondée au XIXème siècle, l’entreprise Cap Mattei est devenue par l’audace de son créateur, l’une des plus belles réussites industrielles de la Corse.
Louis Napoléon Mattei ouvre son premier négoce en 1872 à Bastia. La vente de cigares, café, vin et liqueurs va vite laisser place aux créations originales du commerçant. En 1874, il expérimente la distillation du Cédrat, fruit importé d’Asie et cultivé dans le Cap Corse. Naît alors la Cédratine, liqueur emblématique de la marque. En 1875, c’est l’Amaro qui voit le jour avec sa particularité de vin médicinal réalisé avec du quinquina, arbuste dont les écorces soulagent la fièvre. La consécration de l’entrepreneur viendra de la création du vin apéritif Cap Mattei, élaboré à base de mistelle de raisin Vermentinu du Cap Corse, de quinquina et d’aromatiques locaux. En 1932, François Mattei, cousin et beau-fils de L.N. Mattei, achète le moulin « Franceschi », ancien moulin à vent produisant de la farine, pour en faire un objet de promotion publicitaire de la marque.
A quelques pas du Moulin Mattei se trouve la statue de Sainte Devote, patronne de la Corse.
Vous pourrez ainsi admirer le port de Centuri en contre-bas et sur l’île de la Giraglia, à votre droite.
Un peu d'histoire…
Jeune fille Corse martyrisée sur l'île en raison de sa foi, Dévote (fin du IIIe , début du IVe siècle) mourut sans la renier.
Les villageois placent son corps dans une embarcation, espérant qu'elle dérive vers l'Afrique où une sépulture lui serait donnée, chose que l'autorité romaine interdisait.
Cependant une colombe miraculeuse sortit de la bouche de la sainte et guida l'embarcation jusqu'au Vallon des Gaumates, à l'emplacement approximatif de l'actuelle Chapelle Sainte-Dévote (Principauté de Monaco)
Centuri est un petit port de pêche situé sur la côte nord-ouest du Cap Corse.
La commune est bordée au Nord et à l'Est par la crête de Mandrioni, une ligne de hauteur culminant à 544 m à la Pointe de Torricella (ancien radar) la sépare d'Ersa et Rogliano.
Au sud, elle est séparée de Morsiglia par le torrent Fiume-Majo.
Sa côte s'étend du Capo Bianco (Capi Biancu) au Nord, à la plage de galets de Mute au Sud, avec face à elle, l'îlot de Capense (réserve ornithologique).
La végétation de maquis qui couvre la commune inclut des chênes verts, des arbousiers, des lentisques, des épineux, des bruyères des cistes, quelques câpriers.
Pittoresque et colorée à souhait, Centuri se savoure avec les yeux…
Prenez le temps de vous promener dans les petites rues qui épousent le relief accidenté de ce village bucolique.
Attardez vous à la terrasse de l'un des quelques cafés ou restaurants qui, nonchalamment installés sur le port, offre le spectacle toujours sympathique des bateaux entrant ou sortant.
POINT GPS > 42.928164 - 9.358003
Avec 2753 hectares (27,5 km²) la commune de Luri possède le plus vaste territoire des communes capcorsines et la troisième population par ordre d’importance : 844 habitants (2020). Elle retrouve, ce faisant, sa population de 1963 qui était, elle, en retrait par rapport aux années florissantes : 1021 habitants en 1772, 1807 en 1862, 1886 en 1891. A cette date, comme ailleurs dans le Cap, l’exode massif est enclenché : plus que 1536 habitants en 1922 et 652 un demi-siècle plus tard, en 1972.
Pour les auteurs du Plan Terrier (1771), Luri est à classer parmi les communautés avantagées par la nature : « elle est celle du Cap Corse qui est la mieux pourvue d’eau. Quatorze moulins tournent en hiver et dix en été » Cette richesse est d’ailleurs bien partagée entre les dix-sept hameaux qui s’étagent du bord de mer avec la marine de Santa Severa jusqu’à Fienu, hameau perché à 400 m d’altitude.
De 1030 à 1249, Luri est le fief des Da Campo di Luri. Acquis en 1249 par le Génois Ansaldo da Mare, il est intégré au fief Da Mare de San Colombano di Rogliano jusqu’à la conquête génoise de 1592. En 1762 les notables décident de se rallier à Pascal Paoli. La période française qui débute en 1768 va favoriser le développement de l’agriculture, notamment de la vigne, de l’élevage mais aussi du ver à soie. Le phylloxéra (1880) qui provoque l’effondrement de la viticulture locale accélère le départ des habitants vers les centres urbains insulaires ou continentaux, voire une émigration à l’étranger. L’étiage démographique se situe en 1975 (652 habitants). Puis une lente remontée s’opère avec l’installation de jeunes couples et la création d’activités économiques pérennes. La dernière décennie est celle de la stabilisation démographique.
Luri, qui disputait à Rogliano, à la fin du XVIIIe siècle, le titre de capitale du Cap Corse, a su diversifier ses activités économiques. Un vignoble, de l’élevage maintiennent une activité agricole significative. Le secteur tertiaire est aussi bien représenté. Un hôtel de quinze chambres à Santa Severa, des chambres chez l’habitant, sept bars, trois restaurants, une menuiserie, une boulangerie, une boucherie, une poste, une gendarmerie, médecin, une pharmacie, un collège de plus de 100 élèves et une école primaire. Luri s’impose comme une commune de poids dans l’ensemble capcorsin. Sa situation géographique en fait aussi une commune charnière entre l’est et l’ouest, le nord et le sud.
Son développement reste diversifié avec la réalisation de deux lotissements au hameau de Campu, qui comptent, au total, une cinquantaine d’appartements. Un cabinet médical pluridisciplinaire a vu le jour. Le port de pêche de Santa Severa (150 anneaux) est largement ouvert à la plaisance et connaît une fréquentation soutenue dès l’arrivée des beaux jours. La richesse patrimoniale de la commune est aussi à mettre en valeur. L’église Saint-Pierre (XVIIe siècle) avec son retable sur bois (XVe), ses fresques, son autel baroque en marbre polychrome et sa chapelle de Confrérie, constitue un ensemble de grande qualité historique.Le sentier du Patrimoine, unique dans le Cap, relie les hameaux de Piana à Spergame puis à la tour dite de Sénèque.
L’ancien couvent des capucins datant du XVIe siècle (les habitants l’appellent « le préventorium » en référence à une de ses nombreuses affectations qui a défrayé la chronique locale dans les années 80, situé en contrebas de la tour, a été aménagé par une entreprise privée en gîtes d’accueil pour randonneurs.
Luri concentre deux atouts dans son jeu : la commune a su fixer une population permanente qui vit et travaille dans le Cap et elle attire, par ailleurs, un flux touristique de passage qui est loin d’être négligeable.
Luri, du fait de son histoire, de son développement et de sa position-clé dans le Cap, est un village stratégique de la micro-région : son avenir déterminera pour une part l’avenir du Cap Corse tout entier.