La Réserve Naturelle de l’Étang de Biguglia est la plus vaste lagune côtière (1450 ha : il s’étend sur 11 km de long et 2,5 km dans sa plus grande largeur) de Corse et abrite près de 240 espèces d’oiseaux et de 350 spécimens de faune. Le parc de Fornacina, le sentier de découverte de Tombulu Biancu, l’embouchure (ou grau) de l’étang, mais aussi l’écomusée du fortin vous permettent de découvrir les richesses de ces milieux et de profiter au mieux de cet environnement remarquable !
San Michele est une petite église d'architecture romane, l'une des plus belles de Corse.
Datée du milieu du xiie siècle sans doute vers 1140, elle a été consacrée vers 1280. Elle fut édifiée alors que la Corse était sous l'imperium de Pise. Son style est typiquement roman pisan, polychrome (bicolore), reconnaissable par l'alternance de pierres de couleurs verte (serpentinite verte) et blanche (calcaire), assemblées en dessinant irrégulièrement des damiers et des zébrures[2].
Elle est semblable aux prestigieux édifices de Pise (tour, cathédrale et baptistère) et à de nombreuses églises de Toscane. Mais elle en diffère, notamment par sa taille beaucoup plus petite, comme la plupart des édifices insulaires pisans de l'époque.
le village est bâti à plus de 200 mètres d'altitude, et la mer, se trouve la « plaine » de Furiani.
Les habitants vivaient autrefois dans des maisons groupés dans le petit village bâti sur un éperon rocheux, en place forte autour du château de Furiani. De cette forteresse, il ne reste qu'une tour qui fut restaurée jadis par Pascal Paoli.
La commune de Furiani est surtout connue pour la tragédie du stade Armand-Cesari. Le 5 mai 1992, une tribune s'est effondrée lors de la demi-finale de la Coupe de France, rencontre opposant l'équipe du SC Bastia à Olympique de Marseille. Cette catastrophe aura fait 18 morts et plus de 2 200 blessés. La finale opposant l'AS Monaco face à Bastia ou Marseille n'a donc jamais eu lieu.
Parmi les sites les plus emblématiques, la cathédrale de la Canonica occupe une place centrale. Édifiée au XIIe siècle, elle illustre l’architecture romane pisane et constitue l’un des monuments religieux les plus anciens de Corse. Son apparence sobre et majestueuse attire aussi bien les amateurs d’histoire que les passionnés d’art. À proximité, les vestiges de l’ancienne cité romaine d’Aléria rappellent l’importance stratégique de la région dans l’Antiquité. En flânant dans les environs, on ressent la force du passé et la beauté intemporelle du lieu.
La Cathédrale Sainte-Marie-de-l’Assomption de la Canonica
Située à Lucciana, la Cathédrale Sainte-Marie-de-l’Assomption de la Canonica est l’un des joyaux romans les mieux conservés de Corse. Ce monument millénaire, témoin d’un passé foisonnant, attire chaque année curieux, fidèles et passionnés d’histoire. Dressée dans la plaine orientale, non loin de l’ancien site romain de Mariana, elle incarne la puissance religieuse et politique de l’île au Moyen Âge. Visiter cet édifice, c’est plonger dans un univers où la pierre raconte la foi, la culture et la mémoire d’un territoire unique.
Pourquoi le visiter ?
La Canonica fascine par sa sobriété élégante et son authenticité. Construite au XIIe siècle, elle illustre l’influence pisane dans l’architecture insulaire. Son plan en croix latine, ses arcs en plein cintre et ses façades sobres révèlent un art roman pur, rare en Méditerranée. Les amateurs d’architecture y reconnaîtront la maîtrise des tailleurs de pierre, capables d’allier simplicité et majesté. L’intérieur, baigné d’une lumière douce, invite au recueillement. Les murs nus, presque austères, renforcent la puissance spirituelle du lieu.
Au-delà de l’édifice religieux, la cathédrale de la Canonica évoque aussi une histoire plus vaste : celle de la cité antique de Mariana, fondée par les Romains. Autour de la cathédrale, les fouilles archéologiques ont révélé des vestiges de thermes, de maisons et d’une basilique paléochrétienne. Le site constitue ainsi un ensemble patrimonial d’une rare cohérence, où chaque pierre témoigne de quinze siècles d’occupation humaine. Pour les familles, les passionnés d’histoire ou les photographes, la visite combine beauté architecturale et découverte culturelle.
À ne pas manquer
Lors de votre passage à la Canonica, plusieurs éléments méritent une attention particulière. Commencez par la façade principale : ses blocs de calcaire parfaitement ajustés créent un jeu d’ombres au fil de la journée. Observez les chapiteaux sculptés représentant des motifs végétaux et animaux typiques de l’art roman méditerranéen. À l’intérieur, le chœur conserve des traces d’aménagements anciens, notamment les fondations du maître-autel d’origine.
Le site archéologique attenant offre une plongée dans la ville romaine de Mariana. On y découvre les restes d’une basilique chrétienne primitive et d’un baptistère circulaire du Ve siècle. Un peu plus loin, le musée archéologique, inauguré récemment, expose les objets trouvés sur place : mosaïques, monnaies, fragments de céramique. Ce parcours complet permet de relier la cathédrale à son contexte historique et spirituel.